L’accès à la conduite qui nécessite des travaux de réhabilitation est assuré par des puits d’exploration, aménagés à différents endroits stratégiques du secteur visé.

Nouvelle vie pour des conduites d'eau potable à Granby

Des conduites d’eau potable auront droit à une nouvelle vie, sans qu’il soit nécessaire de creuser une tranchée dans la chaussée pour les remplacer. La technique de réhabilitation des conduites par alésage et chemisage est mise de l’avant dans le secteur des rues Saint-Hubert et Lafontaine, à Granby.

Lancés au début du mois de juillet, les travaux se poursuivront jusqu’à la mi-septembre, précise l’ingénieur de projets, circulation et mobilité durable, au service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville, Martin Cloutier.

Les rues Saint-Viateur et Bégin sont également touchées par cette opération qui entrave de façon partielle la circulation dans le secteur.

L’intervention est réalisée sur environ un kilomètre de conduites d’eau potable, note M. Cloutier.

Un contrat de 621 000 $ a été confié à la firme Foraction de Mont-Saint-Hilaire, au terme d’un appel d’offres.

La technique d’alésage et de chemisage est simple à résumer, dit l’ingénieur de projets. L’accès à la conduite qui nécessite des travaux de réhabilitation est d’abord assuré par des puits d’exploration aménagés à différents endroits stratégiques du secteur visé.

« On nettoie par la suite la conduite d’eau potable et on insère un chemisage à l’intérieur. C’est comme une gaine. On gonfle la gaine avec une résine, ce qui lui redonne une rigidité structurale. C’est comme si on faisait une nouvelle conduite à l’intérieur de la conduite existante », souligne Martin Cloutier.


« À terme, on a une conduite d’eau potable considérée comme neuve dans une rue existante, tout en limitant les réfections qui peuvent venir avec. »
Martin Cloutier, ingénieur de projets, circulation et mobilité durable à la Ville de Granby

Fin des fuites

Si la technique semble simple, une flopée d’opérations est par la suite nécessaire pour remettre en état le réseau. Les branchements de service de chacune des propriétés doivent entre autres être percés dans la conduite. Les vannes et bornes d’incendies doivent aussi être remises en place, affirme l’ingénieur.

Durant les travaux, un réseau d’eau potable temporaire doit aussi être mis en place. En témoignent les conduites temporaires qui s’étirent à l’avant de chacun des commerces et résidences visées par le chantier.

« À terme, on a une conduite d’eau potable considérée comme neuve dans une rue existante, tout en limitant les réfections qui peuvent venir avec », dit-il.

Martin Cloutier précise que cette technique est privilégiée entre autres dans les secteurs où la conduite d’égout est encore en très bon état, mais où une problématique de fuites a été identifiée.

« Plutôt que d’ouvrir une tranchée complète et de refaire la rue au complet, on s’attaque seulement à la conduite d’eau potable. Par la suite, on peut quand même revenir quelques années plus tard pour refaire la voirie au besoin », fait-il valoir.

Ce n’est pas la première fois que des travaux de ce type sont réalisés à Granby. Le scénario s’est aussi répété au cours des dernières années dans certains secteurs des rues Saint-Gabriel et Moreau ainsi que Dufferin et Saint-André, de même que du boulevard Fortin, notamment.