Le directeur général de la Ville, Michel Pinault, et le maire Pascal Bonin, ont annoncé de nouvelles mises à pied temporaires, cette fois-ci du côté des employés permanents de la Ville.
Le directeur général de la Ville, Michel Pinault, et le maire Pascal Bonin, ont annoncé de nouvelles mises à pied temporaires, cette fois-ci du côté des employés permanents de la Ville.

Nouvelle vague de mises à pied à la Ville de Granby

La Ville de Granby procède à une nouvelle vague de mises à pied temporaires, mais cette fois-ci auprès de son personnel permanent. En excluant les policiers et les pompiers, près de la moitié des employés municipaux sera privée de travail, en raison de la pandémie de COVID-19.

« Cette mesure exceptionnelle, qui s’appliquera à partir du 3 avril, implique la mise à pied de 62 membres du personnel permanent. Cette mesure s’ajoute aux mises à pied précédentes de 137 membres du personnel, tous statuts confondus », a annoncé le maire Pascal Bonin vendredi après-midi, à l’occasion d’un point de presse à l’hôtel de ville.

Selon le directeur général de la Ville, Michel Pinault, tous les départements sont touchés, à l’exclusion des policiers et des pompiers. Cela permet à l’administration municipale de mettre en œuvre son plan de maintien des services essentiels.

La Ville compte 598 employés au total. En excluant les policiers et les pompiers, ce nombre s’établit à 429. Les 199 mises à pied temporaires et sans solde représentent ainsi 46 % du personnel, relève M. Pinault.

Cette décision s’est imposée « pour tenir compte des directives du premier ministre Legault, ainsi que de la baisse drastique des activités municipales », ajoute le directeur général de la Ville.

« Dès qu’elle anticipera la reprise normale des activités, la Ville rappellera ses employées et employés selon le service concerné et en fonction des besoins de la population », dit le maire Bonin.

Entretien réalisé

Selon Michel Pinault, la réduction du personnel ne devrait pas empêcher la réalisation de certains travaux municipaux. « La Ville a fait le choix de maintenir des services essentiels dits élargis. L’entretien des parcs et l’entretien du réseau routier vont continuer à se faire. Il y a certaines activités qu’on ne fera pas, mais ça n’affectera pas la qualité du service d’entretien de nos infrastructures », dit-il.

Les balais de rue étaient d’ailleurs à l’œuvre vendredi, souligne-t-il.

Le réseau cyclable est aussi entretenu par les employés municipaux.

À l’écoute

Par ailleurs, le téléphone de la ligne d’écoute de la Ville de Granby, mise en place vendredi matin, n’a pas tardé à sonner. Selon Pascal Bonin, plusieurs appels avaient été recensés entre 9 h et 13 h, soit dans les heures précédant le point de presse.

Cette ligne, accessible sept jours sur sept au numéro 450-361-6111, a pour objectif de répondre aux questions des Granbyens, mais aussi de les soutenir, les informer sur les services mis à leur disposition et briser l’isolement.

Alors que l’Estrie est toujours l’une des régions les plus touchées par la COVID-19, avec Montréal, cette ligne téléphonique permet à Granby d’avoir une longueur d’avance si la région devait éventuellement être « fermée », estime Pascal Bonin.

« On a la malheureuse expérience du verglas chez nous. On a appris de ça. C’est le genre de mesure qui ferait que s’il y a confinement ou isolement de notre population, on est déjà en mesure de briser cet isolement-là et d’entrer en contact avec eux [les citoyens] », dit-il.

Cela dit, le maire affirme ne pas avoir les compétences nécessaires pour se prononcer sur la nécessité ou non de «fermer» la région, dans les circonstances. «Je ne suis pas un professionnel de la santé ni un épidémiologiste. Je me fie aux professionnels qui sont à Sherbrooke et à Québec», dit-il.

Granby respectera les décisions qui seront prises par les autorités en la matière, assure Pascal Bonin.

« Je vais suivre les recommandations et on va être, dans la mesure du possible, le plus rapide et efficace. Les canaux de communication sont toujours ouverts. Je parle à mon député, François Bonnardel, pratiquement chaque jour. Honnêtement, on serait prêt à être dans l’action, si on nous le demande », déclare le maire.