Le nouvel alligator exerce un grand pouvoir d’attraction sur les enfants.

Nouvelle oeuvre ludique à Granby: place à l'alligator géant

Une nouvelle œuvre animalière ludique a fait son apparition dans le décor à Granby. Un alligator rouge orangé a été dévoilé vendredi au parc Daniel-Johnson. Il s’agit de l’avant-dernière œuvre de la campagne Granby est zoo, a confirmé le maire Pascal Bonin.

« Ça va être la fin de la campagne. On veut se permettre de rêver et d’imaginer encore des choses. Rien de pire qu’une fin triste. Il vaut mieux finir au top. Et on finit au top. On a mis l’œuvre et ça a le même effet que les autres avec les jeunes », affirme-t-il. 

« Il faut se permettre d’être créatif. Oui, Granby est zoo, mais Granby est aussi bien d’autres choses, avec le Challenger de tennis, les Voitures anciennes, les Couleurs urbaines. Il y a plein d’autres événements qui sont très importants et matures, dont le Festival international de la chanson. Je pense qu’il faut aller jouer là. On ne réinvente pas une image. Mais on va prendre ce qu’on a déjà et on va le remonter à la surface », ajoute Pascal Bonin. 

Selon lui, une dernière œuvre animalière sera dévoilée d’ici la fin de l’année, à un endroit qui n’a pas encore été précisé. 

Le maire reconnaît que la campagne Granby est zoo, lancée en 2017, n’a pas toujours fait l’unanimité. « Quand ça a parti, ce n’était pas évident. On était à côté de ce qu’il se faisait. Mais je pense que la réception des citoyens aujourd’hui est excellente. Et ce dont on est le plus content, ce sont les sourires des enfants. À chaque fois qu’on inaugure une œuvre, on a juste à regarder les sourires des enfants et des parents pour voir si ça marche », lance le maire Bonin. 

Celui-ci a aussi lancé à la blague que l’alligator a mangé le canard géant qui avait été envisagé sur le lac, au tout début de la campagne. La médiatisation de ce projet avait soulevé plusieurs critiques.

Engouement

Assailli par une dizaine d’enfants au moment de son dévoilement, l’alligator, d’une longueur de 6,25 mètres, a été réalisé par les artistes granbyens Jean-Yves Rhéaume et Marco de Muri. Le duo est aussi à l’origine de l’éléphant rose, de la girafe rouge, du chameau turquoise, du lion orange, de l’hippopotame vert lime, du gorille bleu et du suricate jaune, qui ont été disposés aux quatre coins de la ville au cours des deux dernières années.

« Ça a été une belle aventure et on est contents de voir qu’elles [les œuvres] sont si bien utilisées. À chaque fois qu’on passe près d’une œuvre, il y a quelqu’un qui se fait photographier. Ça veut dire qu’il y a plein de monde qui ramène un peu des sculptures chez eux, dans leur ville », se réjouit Jean-Yves Rhéaume. 

La campagne Granby est zoo bénéficiait d’un budget annuel de 155 000 $. Cette année, une partie de cette somme a aussi été utilisée pour bonifier l’application mobile de réalité augmentée, alors que les animaux virtuels s’invitent dans le décor, et en faire la promotion. 

Et l’opération est couronnée de succès, selon la codirectrice de Granby Tourisme Granby Région (CTGR), Hélène Plante. « Depuis trois semaines, il y a plus de 600 nouveaux téléchargements de l’application [Granby est zoo]. On voit qu’elle correspond à un intérêt des citoyens et des visiteurs », dit-elle en soulignant que le napperon à colorier, avec un sceau interactif pour tester l’app, est aussi populaire. Une réimpression est même nécessaire, note-t-elle. 

Le maire Bonin précise par ailleurs que si la campagne Granby est zoo tire à sa fin, des discussions sont encore en cours avec des entreprises privées, intéressées à avoir leur propre œuvre, à l’instar de La Voix de l’Est avec son suricate jaune. Mais le temps commence à être compté, glisse-t-il.