Le Fonds Brigitte-Perreault de la Fondation du CHUS a remis 62 572 $ à six projets en 2018. Ils sont représentés par Mélanie Gilbert, pharmacienne, Geneviève Pinard, conseillère-cadre en qualité et sécurité des soins et des services, Émilie Frenette-Bergeron, psychoéducatrice, Nathalie Léonard, directrice adjointe à la qualité et sécurité des soins et services et Julie Nadeau, partenaire et conseillère en gouvernance de la sécurité. Un projet de la néphrologue Mélanie Godin, absente au moment de la photo, complète la sélection.

Nouvelle cuvée de projets pour humaniser les soins au CHUS

Le Fonds Brigitte-Perreault de la Fondation du CHUS a dévoilé mercredi six nouveaux projets menés par des employés et des médecins pour améliorer la qualité des soins et des services à l’Hôpital Fleurimont et à l’Hôtel-Dieu.

Ces projets se partagent la somme de 62 572 $ remise par le fonds qui porte le nom de cette jeune gastroentérologue du CHUS décédée du cancer en 2004.

Le projet majeur retenu en 2018 consiste à optimiser le transfert d’informations au moment où les patients changent d’équipe soignante, de service ou d’établissement pour recevoir des soins.

« C’est un défi majeur dans nos organisations, avec toute l’information qui est véhiculée, de faire un bon transfert chaque fois qu’on change d’équipe ou de soins et services », explique la responsable du projet, Geneviève Pinard, conseillère-cadre à la qualité et à la sécurité des soins et des services au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Ces moments-là sont propices à des bris de continuité et à des problèmes de communication. On veut donc s’assurer que l’information est bien acheminée, d’une transition à l’autre, pour assurer la continuité des soins et des services et la sécurité des usagers. »

Mme Pinard amène en exemple le cas d’un homme qui vit en résidence et qui doit recevoir des soins pendant quelques jours à l’hôpital. « Si les informations sur sa médication ou sur les soins qui sont à poursuivre ne sont pas bien transférées, ça peut nuire à la continuité des soins qu’il doit recevoir et à son retour dans sa résidence. »

Le projet, qui reçoit 25 000 $, comporte plusieurs volets, dont des focus groups avec les usagers pour bien comprendre les failles, l’identification des bonnes pratiques existantes et la préparation de capsules de formation et d’outils pour s’approprier et mettre en place les mesures retenues.

Chiens-guides

Un autre projet vise à démystifier la présence de chiens-guides et d’assistance dans les établissements. « L’élément déclencheur, c’est qu’on a eu deux plaintes de discrimination de la commission des droits de la personne et de la jeunesse pour deux situations où on n’a pas donné de mesures d’accommodement à des personnes qui étaient accompagnées d’un chien d’assistance », relate Nathalie Léonard, directrice adjointe à la qualité et à la sécurité des soins et services.

« La direction générale nous a donc mandaté pour mettre en place un groupe de travail et élaborer une politique qui vise toutes les installations du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. » Cette politique doit être adoptée par le conseil d’administration en mai et s’ensuivra une tournée des unités de soins pour discuter avec les employés et favoriser la réflexion sur l’accès des chiens-guides et d’assistance et l’accommodement des personnes qui y ont recours.

« Le projet (10 000 $) va nous donner des leviers supplémentaires pour aller plus loin qu’un document institutionnel, qui a quand même ses limites dans toute la complexité du CIUSSS de l’Estrie-CHUS », ajoute Mme Léonard.

En Estrie, précise-t-elle, au moins 59 personnes sont susceptibles de se présenter à une installation du CIUSSS avec un chien-guide ou d’assistance. « C’est sûr que c’est un faible volume, mais quand ces personnes-là ont besoin de soins et qu’on leur refuse l’accès, on brime leurs droits. Il y a beaucoup de sensibilisation à faire. »

Les responsables du Fonds Brigitte-Perreault ont profité de la conférence de presse pour présenter les résultats de deux projets retenus en 2016 et 2017, soit un programme pour diminuer le recours à la sédation quand de jeunes enfants doivent subir une imagerie par résonnance magnétique (IRM) et des capsules vidéo pour rappeler l’importance de respecter la confidentialité à laquelle les patients ont droit.

Ce deuxième projet bénéficie d’ailleurs d’une deuxième bourse de 7500 $ en 2018 pour développer quatre nouvelles capsules.

À la mémoire du Dr René Beaudry

Enfin, le Fonds Brigitte-Perreault a aussi remis mercredi quatre Bourses Dre Rachel Bujold de 2500 $ à des résidents de la FMSS pour des projets d’amélioration de la qualité de l’acte dans le cadre de leur programme d’initiation à la recherche clinique.

On a par ailleurs pris quelques minutes pour rendre hommage et dévoiler une plaque à la mémoire du Dr René Beaudry, qui est décédé l’été dernier. L’homme de l’ombre qui a été décrit comme le premier gastroentérologue à s’établir à Sherbrooke et un pionnier du Fonds Brigitte-Perreault verra son nom apposé à côté de celui de Brigitte Perreault à l’unité de gastroentérologie du CHUS.