Plus de 93% des trois cents salariés d’Agromex se sont entendus sur l’entente de principe prise avec la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

Nouvelle convention collective de cinq ans chez Agromex

Les représentants syndicaux et patronaux d’Agromex ont signé une nouvelle convention collective entièrement réformée et d’une durée de cinq ans. Plus de 93 % des membres présents lors de l’assemblée se sont entendus sur l’entente de principe prise avec la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le 21 octobre dernier.

Cette nouvelle convention de l'usine d'abbatage et de découpe touchera plus de 300 salariés.

« On est très satisfaits du résultat. Dans une assemblée précédente, on ne s’entendait pas avec l’employeur. On avait donc pris un vote de moyen de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Mais avec la motivation et la participation des gens de l’usine, on a réussi à faire passer le message à l’employeur qui a fini par faire un bout de chemin. Les gens étaient très contents de l’entente qu’on leur a présentée », a dit Jean Cusson, conseiller syndical à la CSD.

Les salariés bénéficieront ainsi d’une cinquième semaine de vacances, d’une majoration des primes en vigueur, d’un congé férié supplémentaire, d’un important boni à la signature et d’un programme de financement, peut-on lire dans le communiqué de presse de la CSD.

Une convention collective de huit ans avait été signée en 2010. Celle-ci est tombée à échéance le 1er avril 2018. Seulement trois articles de l’ancienne convention sont restés tels quels. « Elle a donc été modifiée de fond en comble », a précisé M. Cusson.

Santé et sécurité

En plus de l’amélioration des conditions de travail et de vie des employés, la santé et la sécurité au travail ont été bonifiées considérablement. « Les lésions professionnelles font malheureusement partie de la réalité du travail dans les abattoirs et nous en avons fait notre cheval de bataille. Il était essentiel de mettre en place des outils pour accompagner et outiller les salariés en matière de prévention et pour leur permettre de conserver plus longtemps leur lien d’emploi en cas d’absence pour lésion » a précisé le président du syndicat, Marc Desmarais dans un communiqué de presse.

M. Cusson relève qu’il n’y avait pas vraiment de comité de sécurité au sein de l’entreprise. C’est pourquoi des points de textes ont été ajoutés au sujet des responsabilités du comité et de ses buts.

« La plus grande victoire est d’avoir amené la santé et la sécurité au cœur de la nouvelle convention collective », a souligné M. Cusson.