La nouvelle caserne de Bromont devrait être érigée en face de la garderie et du commerce Les Z’enfantillages, rue Shefford.

Nouvelle caserne: Bromont opte pour la rue Shefford

La municipalité de Bromont a officialisé lors de la séance du conseil, lundi, l’offre d’achat de trois lots rue Shefford pour y construire la nouvelle caserne. Étant donné les nombreuses étapes à franchir, la Ville prévoit que le bâtiment pourrait être opérationnel en 2020.

La nouvelle caserne remplacera celle du boulevard de Bromont (près du poste de police), jugée désuète. Idem pour celle de la rue du Ciel, située à côté de l’aéroport Roland-Désourdy, qui fermera ses portes. Le choix du site pour ériger l’immeuble était donc crucial. « L’emplacement de la nouvelle caserne nous permettra de centraliser nos opérations et d’être beaucoup plus efficaces », a indiqué Luc Couture, directeur par intérim du service de sécurité incendie de Bromont, qui dessert également les municipalités de Brigham et Saint-Alphonse-de-Granby.

De plus, l’accessibilité des sapeurs, pour la plupart à temps partiel, à leur quartier général sera grandement améliorée. « C’est souvent difficile pour nos pompiers de se rendre à la caserne 1 (poste de police) lorsqu’il y a du trafic. Ça allonge alors les délais d’intervention. D’où notre volonté de regrouper les deux casernes », a précisé
M. Couture.

Les élus ont donc autorisé l’acquisition des trois lots (5 034 288, 5 034 287 et 4 874 811) situés en face de la garderie et du commerce les Z’enfantillages, rue Shefford. Si la transaction est conclue, la Ville devra débourser 399 000 $ (plus taxes). L’achat est toutefois conditionnel à la faisabilité du projet. En ce sens, la municipalité devra préalablement effectuer au cours des semaines à venir des tests géotechniques et évaluer la capacité portante du sol pour y implanter l’imposant bâtiment, a souligné le directeur général de Bromont, Éric Sévigny.

Subvention

Afin d’évaluer des projets de casernes récentes, le directeur du service de sécurité incendie de Bromont, Hugo Brière, avait visité il y a près d’un an celle de Dolbeau-Mistassini. Un projet dont le coût avoisine 3,8 millions. Bromont garde le cap avec un budget similaire. « Les projets comparables au Québec tournent autour de quatre millions », a spécifié Éric Sévigny. 

D’ailleurs, Bromont souhaite acheter les plans de la caserne érigée au nord du lac Saint-Jean. Pour ce faire, la municipalité devra modifier sa « politique de gestion contractuelle » afin de permettre une telle transaction de gré à gré, a mentionné le DG.

L’implantation du nouvel immeuble, rue Shefford, ne pourra néanmoins pas voir le jour sans l’apport financier de Québec. « C’est un prérequis. Et pour ça, il faudra être patient », a fait valoir Éric Sévigny. La Ville mise sur une subvention de la moitié de la facture par le ministère de la Sécurité publique, via le Programme d’infrastructures Québec-­Municipalités (PIQM). « Il y a une bonne année de planification, a dit le représentant de la Ville. À cela, on ajoute l’attente de la confirmation de l’aide financière du gouvernement. Ensuite viendront l’appel d’offres et la construction. Je verrais un horizon de deux à trois ans pour l’ouverture de la caserne. »

Le directeur par intérim du services des incendies de Bromont, Luc Couture.