« J'étais toujours inquiète de partir de ma maison. J'avais peur de revenir et de voir qu'ils avaient changé mon vieux compteur pour un compteur intelligent. Maintenant, je peux partir sans m'inquiéter. Ils ne peuvent pas enlever la plaque. Ils n'ont pas le droit » , a dit Kathya Heppell.

Nouvelle arme des opposants aux compteurs intelligents : les compteurs barricadés

Les opposants aux compteurs intelligents d'Hydro-Québec déploient une nouvelle arme dans leur lutte : ils barricadent leur vieux compteur pour empêcher qu'il soit remplacé par de nouveaux appareils numériques.
Des citoyens ont commencé à poser des plaques de métal par-dessus leur compteur. La plaque recouvre tout l'appareil, à l'exception d'un orifice devant la soucoupe de verre pour permettre aux employés d'Hydro-Québec de relever le compteur. La plaque est fixée par des rivets sur le boîtier électrique de la maison. C'est le moyen qu'a retenu Kathya Heppell pour manifester son opposition. La résidante de Sutton se dit électrosensible. Depuis des années, elle souffre de migraines et de maux de tête.
Elle associe ses problèmes de santé aux radiofréquences émises par toutes les technologies sans fil. D'où son refus qu'Hydro-Québec remplace son compteur traditionnel par un numérique. Elle refuse par ailleurs l'offre de la société d'État de lui installer un compteur non communicant. Depuis qu'elle a fait installer une plaque par dessus son compteur, elle est moins stressée. « J'étais toujours inquiète de partir de ma maison. J'avais peur de revenir et de voir qu'ils avaient changé mon vieux compteur pour un compteur intelligent. Maintenant, je peux partir sans m'inquiéter. Ils ne peuvent pas enlever la plaque. Ils n'ont pas le droit. »
La maison de Mme Heppell est dépourvue de tout appareil émettant des ondes. On n'y trouve aucun micro-ondes, aucun cellulaire, aucune tablette numérique. Elle a accès à l'internet par câble. Il ne fait aucun doute, selon elle, que les radiofréquences émises par ces appareils ont des effets nocifs sur la santé humaine. « Les gens qui sont électrosensibles, ce n'est pas dans leur imaginaire; c'est très réel. Ça cause des maladies neurologiques, des cancers », assure-t-elle. Pour Jean-Pierre Boisvert, Hydro-Québec n'a pas fait la démonstration que ses compteurs intelligents sont inoffensifs.
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