Le directeur général du centre de thérapie de l’alcoolisme et des toxicomanies l’Envolée, Nicolas Bédard

Nouvel outil pour les proches de toxicomanes

À l’aube de la légalisation de la marijuana, le centre l’Envolée de Shefford s’apprête à lancer un nouveau programme pour soutenir les proches de personnes toxicomanes. Idem pour l’entourage d’alcooliques.

Outre la détresse de leurs pensionnaires, l’équipe de l’Envolée est bien consciente du ressac engendré dans leur entourage. « On a une forte demande de soutien des proches [de personnes] qui ont des dépendances. On reçoit énormément de courriels et c’est la même chose via les réseaux sociaux. Les gens veulent des conseils. Dans les faits, notre but n’est pas de dire aux gens quoi faire. On veut plutôt leur donner des outils pour faire face aux situations qui se dressent devant eux », a indiqué le directeur général du centre de thérapie, Nicolas Bédard.

Du soutien était déjà offert « à l’externe » individuellement pour les proches de toxicomanes et d’alcooliques. Or, l’idée de lancer un programme de groupe destiné à épauler un plus grand nombre de personnes dans la région a germé il y a quelques mois. « Selon notre information, ce genre [d’initiative] n’existe pas », a mentionné M. Bédard.

Légalisation
La légalisation prochaine du cannabis à l’échelle provinciale a également pesé dans la balance pour lancer une telle initiative, a concédé le DG de l’Envolée. « Disons qu’on est assez bien placés pour constater les dommages que peut causer la drogue, autant pour ceux qui en deviennent [accro] que pour l’entourage, a-t-il dit. En sachant ce qui s’en vient, on se prépare adéquatement. »

Ainsi, le programme « Aide et soutien à l’entourage » sera lancé dès la première semaine de mai, à raison d’une séance hebdomadaire. Les gens pourront s’y inscrire gratuitement à partir du 3 avril. Il s‘adresse principalement aux parents, conjoints et amis de personnes dépendantes de substances intoxicantes. Les rencontres, qui se dérouleront de soir, devraient avoir lieu à Granby. L’endroit n’a toutefois pas encore été arrêté.

Une intervenante animera les entretiens, qui s’articuleront autour d’une dizaine de thématiques.

Thématiques
« On veut des groupes de 15 à 20 personnes, car on sait pertinemment que parler devant une foule peut être intimidant pour certaines personnes. On veut éliminer le plus de barrières possible. On fonctionnera donc par thématiques, entre autres en misant sur des exemples de cas, a fait valoir Nicolas Bédard. On s’adaptera au fil des semaines et selon la demande. »