Les élus de Granby ont déposé un avis de motion pour modifier la réglementation dans le but de permettre la construction d’hôtels d’une hauteur de six étages dans deux zones commerciales.

Nouvel hôtel à Granby: «Les discussions se précisent»

Un nouvel hôtel pourrait-il s’implanter à Granby ? Les pourparlers se poursuivent, confirme le maire, Pascal Bonin. Un avis de motion a même été récemment déposé pour modifier la réglementation afin d’accueillir un tel projet.

L’avis de motion et l’adoption d’un premier projet de règlement visent à permettre les hôtels d’une hauteur maximale de six étages dans deux zones commerciales. L’une d’elles se déploie au sud de la rue Principale, entre le boulevard David-Bouchard et la rue Martin, tandis que l’autre est située au sud de la rue Principale et au nord de la piste cyclable La Route des champs, entre les rues Irwin et Saint-Jude Sud.

« J’ai toujours dit que je travaille pour attirer un hôtel et tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est que si une résolution de ce type-là passe, c’est qu’on n’est pas si loin que ça », fait valoir le maire Bonin.

Selon lui, les « discussions se précisent et la localisation aussi ».

Pascal Bonin tait toutefois l’identité des promoteurs qui pourraient avoir un intérêt à s’implanter à Granby.

En février dernier, il avait affirmé que des pourparlers étaient en cours avec deux chaînes hôtelières. « Mais on travaille plus fort avec une des deux », avait-il précisé.

Un frein

Question de se faire plus attrayante, la Ville de Granby a adopté l’an dernier un programme qui prévoit l’octroi d’un crédit de taxes de cinq ans aux projets qui entraîneront la construction d’un hôtel de trois étages et plus et d’un centre des congrès.

Les rénovations de bâtiments existants qui entraînent une augmentation de la valeur de l’évaluation d’au moins 100 000 $, à l’instar de celles réalisées à l’Hôtel Castel, sont aussi admissibles à ce programme.

Pascal Bonin a souligné que ce programme vise à combler une « faiblesse » de la ville de Granby en matière d’offre hôtelière. « On a 2,2 millions de touristes et 176 chambres », avait-il fait valoir.

L’absence d’un crédit de taxes était par ailleurs un frein, selon lui. « Partout au Québec, les hôtels ont droit à ça. On est peut-être la seule ville au Québec où on n’en a pas », a-t-il relevé.

La démarche semble toutefois avoir porté ses fruits. « C’est un dossier à suivre de près dans les prochains mois », dit-il.

Les démarches pour modifier la réglementation se poursuivront au cours des prochaines séances du conseil municipal, souligne le maire.