Les hippopotames se laisseront voir sous un nouveau jour grâce à leurs nouveaux quartiers au Zoo de Granby.
Les hippopotames se laisseront voir sous un nouveau jour grâce à leurs nouveaux quartiers au Zoo de Granby.

Nouvel éclairage sur les hippopotames au Zoo de Granby [GALERIE PHOTOS]

Les visiteurs du Zoo de Granby pourront jeter un oeil nouveau sur les hippopotames. Leur bassin est le même, mais leur espace total a pratiquement triplé. Une nouvelle expérience immersive est aussi proposée aux visiteurs.

Pour l’heure, seuls les quartiers intérieurs sont complétés. Ils seront accessibles aux visiteurs à compter de samedi. Retardé par la pandémie, le chantier bat encore son plein à l’extérieur. Les médias ont néanmoins eu droit à une visite guidée des lieux jeudi. 

«C’est vraiment un projet dont nous sommes très fiers. Non seulement on améliore le bien-être des animaux, mais on va aussi amener nos visiteurs dans une autre expérience avec les aspects technologique, d’immersion et de proximité avec les animaux», fait valoir le directeur des soins animaliers, Karl Fournier.

Le bâtiment actuel a été agrandi. La section de plage qui se trouvait à l’extérieur a été recouverte et est désormais à l’intérieur. Un nouveau point de vue a été ajouté pour permettre aux visiteurs de mieux voir les hippos lorsqu’ils sont hors de l’eau. L’habitat extérieur est en cours d’aménagement. Chose certaine, les dimensions des nouveaux quartiers permettront aux animaux de faire davantage d’exercice, souligne Karl Fournier.  

Le bassin des hippopotames est demeuré le même, mais leur espace total a pratiquement triplé.

Si la rivière aux hippopotames, soit le corridor qui permet d’observer les mammifères sous l’eau, n’a pas tellement changé, la perspective est toutefois différente, note la directrice éducation et développement durable, Julie Hébert. 

L’ajout de plusieurs puits de lumière au toit du pavillon permet un apport important de lumière naturelle. Une nouvelle expérience visuelle et sonore est en outre proposée dans le corridor avec la projection d’images d’hippos en nature sur les murs. Des écrans tactiles ludiques et éducatifs ont été ajoutés. Mais, dans le contexte de la COVID, ils ne sont pas en fonction. 

Des pintades vulturines cohabiteront éventuellement avec le trio d’hippopotames du Zoo de Granby, note Karl Fournier. 

Des écrans tactiles et ludiques ont été ajoutés à la rivière des hippopotames. Mais ils ne seront pas en fonction à court terme, COVID oblige.

Rhinocéros

La touche finale à l’autre nouveauté 2020, les quartiers des rhinocéros, a par ailleurs été récemment apportée avec l’agrandissement des espaces extérieurs, à un jet de pierre de la savane africaine.

L’hiver dernier, les visiteurs ont déjà pu découvrir leur habitat intérieur, où ils partagent leur espace avec des marabouts et des potamochères. Une première, car les rhinocéros n’étaient pas visibles durant la saison froide auparavant. Leurs installations précédentes ne le permettaient pas. 

Sous son nouveau toit, le bien-être de l’espèce, en danger critique d’extinction, s’en trouve bonifié. Les soins sont aussi grandement facilités, souligne Karl Fournier.

Des cobes à croissant pourront aussi être épiés avec les rhinocéros, marabouts et potamochères. Des travaux sont en cours pour permettre leur venue au Zoo de Granby, souligne le directeur des soins animaliers.

Les rhinocéros ont aussi vu leurs quartiers intérieurs et extérieurs revus et améliorés en 2020.

Ces deux projets prévus en 2020 ont entraîné un investissement total de 5,6 millions $, relève le directeur général du jardin zoologique, Paul Gosselin. 

Les travaux étaient déjà lancés avant la pandémie. «Dès qu’on a eu la permission de reprendre la construction, on a repris les chantiers en cours. Mais pour les autres chantiers de notre plan directeur prévu sur cinq ans, on regarde pour reporter certains travaux dans une fenêtre de un à trois ans, question de se sortir la tête de l’eau au niveau financier», dit-il.

Tir rajusté

Les visiteurs se font par ailleurs un peu plus rares que prévu au Zoo, qui a été fermé durant un peu plus de trois mois, reconnaît Paul Gosselin. «Nos attentes étaient plus grandes que ça en terme de visites», dit-il.

La direction a aussi dû réajuster le tir afin de revoir à la baisse le nombre de visiteurs permis sur le site à la fois. 

Au départ, 5000 personnes étaient admises au Zoo et à Amazoo. «Les 5000 personnes pouvaient aller partout, mais on s’est aperçu qu’on avait 5000 personnes en fin de journée au parc aquatique», explique Paul Gosselin. 

Les mesures de distanciation physique devenaient plus difficiles à faire respecter dans les circonstances. Le nombre de baigneurs à Amazoo a ainsi été limité à 2800 personnes et le Zoo peut en accueillir 1450.

«Le nouveau maximum est de 4250 personnes. (...) Il est encore possible d’acheter le produit d’origine qui est un billet pour le parc aquatique et le Zoo. Mais on a créé un produit juste pour le Zoo. On voit que certains ont des craintes pour le parc aquatique avec la proximité», explique M. Gosselin en soulignant que les billets d’accès doivent être achetés en ligne.

Selon lui, la situation du Zoo n’est pas isolée. L’industrie touristique peine à retrouver son élan. «Budgétairement parlant, ce n’est pas les chiffres qu’on aimerait avoir. Mais j’aime mieux être ouvert avec 4000 visiteurs que d’être fermé et avoir zéro», laisse tomber le directeur général.   

Comme ailleurs, le masque sera par ailleurs nécessaire à partir de samedi pour entrer au Zoo, mais il ne sera pas nécessaire de le porter dans les sentiers extérieurs du Zoo et les installations extérieures d’Amazoo.