Le fait de devoir payer à l’arrivée plutôt qu’à la sortie de l’hôpital amène les usagers à devoir estimer la durée de leur visite. « On invite les gens à se baser sur leur expérience passée pour évaluer le temps qu’ils passeront à l’hôpital », a mentionné Jean Ferland, directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

Nouveaux horodateurs au CHG

Après avoir été implantés dans d’autres établissements du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie — CHUS, voilà que les nouveaux horodateurs ont fait leur apparition dans le stationnement de l’Hôpital de Granby.

Les nouveaux appareils ont été installés à côté des systèmes de paiement actuels, mercredi. Il faudra les utiliser dès le vendredi 15 décembre. D’ici là, des agents de la Société Parc-Auto du Québec (SPAQ), à qui la gestion des quelque 80 stationnements que compte le CIUSSS de l’Estrie — CHUS a été confiée pour 10 ans, seront sur place pour accompagner les usagers et pour leur apprendre à utiliser les bornes de paiement — les mêmes qu’on retrouve à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins de Cowansville.

De plus, les usagers pourront obtenir de l’aide en tout temps en appuyant sur un bouton prévu à cet effet sur la machine.

« C’est un changement important pour la population, reconnaît Jean Ferland, directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie — CHUS. Mais nous sommes convaincus qu’avec l’usage, ce sera un changement positif. »

Transférabilité

Pour payer son stationnement, il faut entrer le numéro de sa plaque d’immatriculation après avoir indiqué la durée de stationnement souhaitée. Une fois le paiement effectué, l’horodateur imprime un reçu qu’il n’est pas nécessaire d’apposer sur son tableau de bord. 

Ce faisant, si un usager a besoin de se rendre dans deux établissements du CIUSSS pendant une même période payée de stationnement, son paiement sera valide tout au long de ses visites et il n’aura pas à passer une seconde fois devant l’horodateur.

Le CIUSSS de l’Estrie — CHUS offre une première demi-heure gratuite par tranche de douze heures, après quoi il en coûtera graduellement plus selon la durée de la visite, jusqu’à un maximum de 7,50 $ pour vingt-quatre heures. Il sera aussi possible d’acheter un permis journalier, hebdomadaire ou mensuel, de même que des blocs de minutes, sur l’horodateur, a-t-on indiqué.

Fait à noter, l’appareil accepte seulement les paiements par carte de crédit ou par monnaie exacte. Une distributrice de monnaie est disponible à côté de l’horodateur, à l’entrée principale de l’hôpital, où se trouve également un guichet automatique payant. Les représentants du CIUSSS n’ont toutefois pas été en mesure d’indiquer les frais encourus pour un retrait, lorsque questionnés par La Voix de l’Est.

Une application mobile

Le fait de devoir payer à l’arrivée plutôt qu’à la sortie de l’hôpital amène les usagers à devoir estimer la durée de leur visite. « On invite les gens à se baser sur leur expérience passée pour évaluer le temps qu’ils passeront à l’hôpital », a mentionné M. Ferland.

Certains craignent par ailleurs de devoir sortir du bureau du médecin afin d’ajouter du temps à l’horodateur si leur visite se prolonge.

Pour pallier cette inquiétude, des bornes de paiement ont été installées près de certaines salles d’attente. Les usagers pourront également payer leur stationnement par le biais d’une application mobile gratuite dénommée Passport Canada. 

Dans celle-ci, il est possible d’enregistrer plusieurs plaques d’immatriculation et numéros de carte de crédit. Il suffira de sélectionner la zone 901, qui couvre tout le territoire du CIUSSS, afin que le paiement soit valide d’un établissement à l’autre. 

Des agents du SPAQ sillonneront les allées des stationnements pour valider les droits payés. Si une voiture est stationnée de reculons, sa plaque d’immatriculation n’étant pas visible, l’agent devra mener une inspection visuelle pour s’assurer que tout est conforme, a confirmé M. Ferland.

Un défaut de paiement vaudra au propriétaire du véhicule un constat d’infraction. « On est quand même conscients qu’il peut y avoir des situations particulières », reconnaît M. Ferland.

Corriger le tir

L’arrivée des nouveaux horodateurs avait connu plusieurs ratés dans d’autres établissements du CIUSSS de l’Estrie — CHUS. Implantés à l’hôpital Fleurimont de Sherbrooke à la mi-octobre, les appareils ont été la cible de nombreuses critiques de la part d’usagers. Au cours des premiers jours d’exploitation, le paiement aux nouvelles bornes avait occasionné des temps d’attente pouvant atteindre 20 minutes. Dans d’autres cas, les usagers n’arrivaient pas à entrer leur paiement dans l’horodateur.

Plusieurs mesures ont été mises en place pour corriger le tir afin d’éviter la frustration des usagers, à Granby, a mentionné M. Ferland. « Tous les efforts ont été déployés », affirme-t-il.

Entre autres, l’affichage extérieur a été revu. La programmation de l’horodateur a aussi été modifiée afin que son utilisation soit plus intuitive. 

Les employés n’auront pas à utiliser ces bornes, nuance-t-on. La gestion du renouvellement de leurs vignettes de stationnement — 20 000 sont vendues aux employés du CIUSSS annuellement — s’effectuera tout de même avec la SPAQ.