L’espace vert aménagé au sud du parc canin, à l’angle des rues Maisonneuve et Saint-Urbain, portera le nom de parc Jean-Jacques-Gemme, tel que proposé par le comité de toponymie de la Ville.
L’espace vert aménagé au sud du parc canin, à l’angle des rues Maisonneuve et Saint-Urbain, portera le nom de parc Jean-Jacques-Gemme, tel que proposé par le comité de toponymie de la Ville.

Nouveautés toponymiques à Granby

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le parc Jean-Jacques-Gemme et le barrage des Abénakis font désormais partie de la toponymie de la ville de Granby. Les élus municipaux ont donné le feu vert à la nouvelle nomination de ces endroits. Une autre appellation a aussi été officialisée... avec 22 ans de retard.

Cet oubli — ou cette «immense coquille», comme l’a qualifiée le maire Pascal Bonin — s’est produit pour la bibliothèque Paul-O.-Trépanier.

Bien que la nomination de l’édifice en l’honneur de l’ex-maire de Granby ait été confirmée à la Ville de Granby avec l’adoption d’une résolution en 1998, le nom n’a toutefois jamais été officialisé à la Commission de toponymie du Québec.

C’est d’ailleurs cette dernière qui a noté cette omission et qui a avisé l’administration municipale. Celle-ci a été invitée à confirmer l’appellation de l’endroit afin que la Commission puisse l’inclure dans la Banque de noms de lieux du Québec, selon les informations du sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie.

«La Ville s’est reprise. Il n’était pas question de changer le nom de la bibliothèque», a déclaré le maire, lors d’une mêlée de presse au terme de la récente séance du conseil municipal.

Nouveau parc

L’espace vert aménagé au sud du parc canin, à l’angle des rues Maisonneuve et Saint-Urbain, portera par ailleurs le nom de parc Jean-Jacques-Gemme, tel que proposé par le comité de toponymie de la Ville.

Le conseiller municipal Robert Riel, qui a bien connu Jean-Jacques Gemme, fondateur de la fruiterie qui a porté son nom et qu’il a opéré rue Principale jusqu’en 2010, a salué cette nomination. «On va pouvoir immortaliser son nom dans un parc de Granby et j’en suis très fier», a-t-il lancé.

M. Riel a rappelé que l’engagement de M. Gemme, décédé en 2013, s’est manifesté à différents niveaux. Il a notamment été membre des Petits Chanteurs de Granby, mais il a aussi agi comme fidèle donateur et collaborateur pour SOS Dépannage Moisson Granby et en tant que commanditaire pour plusieurs équipes sportives de la ville.

«Il fait partie de la dizaine d’actionnaires granbyens à se porter acquéreur, en 1981, des Éperviers de Sorel, qui deviendront les Bisons de Granby. Il est aussi le seul propriétaire à conserver ce titre jusqu’en 1993, alors que l’équipe est vendue à des intérêts montréalais. Il sera président de l’équipe de 1986 à 1988, période où il est d’ailleurs le seul actionnaire propriétaire de l’équipe», est-il relevé dans le sommaire décisionnel remis aux élus.

La nomination d’un parc en son honneur dans le quartier des sports, où se trouve entre autres le Centre sportif Léonard-Grondin, fait ainsi tout son sens.

Abénakis

Le barrage de la rivière Yamaska, qui a fait l’objet d’une reconstruction au cours des dernières années et qui est situé à la sortie du lac Boivin, portera d’ailleurs désormais le nom de barrage des Abénakis, ont consenti les élus, suite à la recommandation du comité de toponymie.

«Les membres (du comité) souhaitent rendre hommage à la présence autochtone et plus spécifiquement au passage des Abénakis sur le territoire de la ville de Granby», a-t-il été précisé.

Le nom de la rivière Yamaska serait d’origine abénakise, selon les documents du conseil municipal.

La présence du peuple abénakis ne serait pas significative sur le territoire, selon la division des archives de la Ville. Mais Granby se trouvait néanmoins sur le territoire de chasse de ce peuple nomade.