Le nouveau puits, installé l'hiver dernier, pourra être branché à l'école primaire Saint-Jean-Baptiste de Roxton Falls en 2015.

Nouveau puits à l'école primaire de Roxton Falls : un branchement au printemps?

Selon les pronostics, élèves et employés de l'école primaire Saint-Jean-Baptiste de Roxton Falls verront bientôt la lumière au bout du... tuyau.
Depuis trois ans, l'usure du puits artésien de l'établissement de la rue de l'Église oblige ses occupants à boire de l'eau embouteillée à titre préventif. Quelques pannes sèches ont aussi causé des interruptions temporaires de toute entrée d'eau, incluant les toilettes.
Ces problèmes sont en voie d'être réglés. Le nouveau puits, installé l'hiver dernier, pourrait être branché à l'école d'ici la semaine de relâche, en 2015. L'eau potable embouteillée sera toutefois livrée jusqu'à la fin de l'année scolaire.
Québec «ne veut pas prendre de chance» avec la santé des gens, explique Louis Melançon, régisseur aux ressources matérielles à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.
Tests
Depuis son installation, le nouveau puits a dû subir une batterie de tests et d'analyses, et le ministère de l'Environnement vient tout juste d'en commander d'autres, question d'être certain que l'appareil fournira une eau de qualité.
«Les derniers tests n'étaient pas concluants pour eux», dit M. Melançon, sans en connaître la raison précise.
Dans ces eaux troubles, une bonne nouvelle: l'arrivée de l'hiver permettra aux ouvriers d'entamer le raccordement du puits à l'école afin de prélever des échantillons de l'intérieur. «On n'a pas encore l'autorisation de le brancher, mais on peut prendre de l'avance!», dit M. Melançon.
Les derniers tests exigés ne pourront être analysés qu'après les Fêtes. Les résultats seront ensuite soumis au gouvernement, et la commission scolaire s'attend, dans l'idéal, à une réponse en février ou en mars.
Réservoirs
Les mésaventures de l'école Saint-Jean-Baptiste ont aussi nécessité l'installation de cinq réservoirs d'eau supplémentaires, de 250 gallons chacun, qui restent et pourront dépanner en cas de besoin. Quant au vieux réservoir, qui a vu le jour en même temps que l'école, en 1966, il sera condamné.
La détection de coliformes totaux avait incité les autorités à recommander de ne plus boire son eau, en 2011. Louis Melançon indique que la source exacte de la contamination n'a jamais été précisée, mais la corrosion d'une conduite d'amenée est montrée du doigt.
Le coût des travaux depuis trois ans, incluant études, analyses et ouvrages, se chiffre à 110 000 $, dit M. Melançon.