Véronique Dumont a mis sur pied un programme de recrutement hors de l’ordinaire.

Nouveau programme de recrutement chez Mont Sutton: un emploi et une nouvelle langue

La station de ski Mont Sutton a trouvé une solution innovatrice pour recruter de la main-d’œuvre. Elle offrira des cours de français payés ainsi qu’un emploi à l’année.

Le problème du recrutement est une montagne à surmonter chaque automne, à la station de ski.

« On voulait trouver une solution au manque de main-d’œuvre, explique Véronique Dumont, responsable des ressources humaines. On s’est demandé dans quel bassin on pouvait aller recruter, alors on s’est dit que ça serait intéressant d’aller recruter de la main-d’œuvre qui a de la difficulté en français puis de faire un partenariat avec la commission scolaire. »

Un programme de francisation en milieu de travail, en projet pilote, est donc lancé en collaboration avec la commission scolaire Eastern Townships et la Corporation d’employabilité et de développement économique communautaire (CEDEC).

Plus d’une quinzaine de résidents de la région ayant un niveau de français débutant ou intermédiaire peuvent y participer. Mont Sutton leur assure un emploi de préposé aux télésièges après 10 semaines de cours, puis un emploi estival à la station ou chez un partenaire touristique de Sutton après une deuxième période de cours, cette fois de six semaines.

Un minimum de 15 places est à pourvoir. Mercredi midi, il manquait un candidat pour assurer le démarrage du programme, dès le 9 septembre.

« On a poussé un peu plus loin avec SERY (Solidarité ethnique régionale de la Yamaska), qui nous donne un grand coup de pouce, évoque Mme Dumont. C’est tellement beau comme composition du groupe ! J’ai des personnes immigrantes et des demandeurs d’asile. J’ai des gens qui sont déjà à l’emploi de Mont Sutton, des jeunes dont le français leur bloque des entrées. J’ai des personnes retraitées qui veulent retourner sur le marché du travail et qui se font dire que leur niveau de français n’est pas suffisant. Ça va être de super employés pour nous et nos futurs partenaires. L’important était d’avoir des gens motivés qui avaient envie de venir travailler avec nous, qui avaient envie d’apprendre le français. Puis les gens ont vraiment bien répondu. Je suis très fière de ça. »