Le logement social et abordable fait partie des priorités qu’elle s’était fixées pour son premier mandat, a rappelé la députée Andréanne Larouche.
Le logement social et abordable fait partie des priorités qu’elle s’était fixées pour son premier mandat, a rappelé la députée Andréanne Larouche.

Nouveau plaidoyer pour le logement social

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Au terme d’une rencontre virtuelle, la députée fédérale de Shefford et son collègue de Longueuil-Saint-Hubert et porte-parole en matière de Solidarité sociale Denis Trudel, ont souligné le «besoin criant» en logements sociaux, aussi bien dans la région qu’ailleurs dans la province.

Tenue à l’initiative de l’élue bloquiste, des représentants de la municipalité de Valcourt et de plusieurs organismes sociocommunautaires de la circonscription ont fait part aux députés de leurs préoccupations et de leurs besoins en la matière.

Il a été soulevé que la pandémie de la COVID-19 a accru le besoin en logements sociaux et mis en lumière le manque à gagner qui était déjà bien documenté avant la crise sanitaire.

« Le logement social et abordable fait partie des priorités que je m’étais fixées pour mon premier mandat, a rappelé en entrevue Mme Larouche, qui célébrera mercredi le premier anniversaire de son élection à la Chambre des communes. Que ce soit pour les jeunes familles, pour les aînés ou pour les travailleurs, la crise de la COVID-19 n’a fait qu’exacerber la situation et le manque de logements sociaux, abordables ou communautaires. Déjà que le taux d’inoccupation des logements à Granby était très bas; rien n’indique que la situation va s’améliorer à court terme.»

L’annonce du gouvernement fédéral de construire quelque 400 logements sociaux dans la province, et ce, par année sur une décennie, a laissé la députée et son collègue sur leur faim. «Il manque 15 000 logements sociaux au Québec, a calculé M. Trudel. Selon nos estimations, il serait possible de mettre en place un grand chantier qui permettrait de mettre le parc immobilier québécois à jour de 50 000 logements sur une décennie. Le plan du gouvernement Trudeau est clairement insuffisant.»

L’annonce du gouvernement fédéral de construire quelque 400 logements sociaux dans la province, et ce, par année sur une décennie, a laissé sur sa faim Denis Trudel, député de Longueuil-Saint-Hubert et porte-parole en matière de Solidarité sociale pour le Bloc québécois.

«Ça correspond à ce qui devrait être construit sur une seule année, renchérit Mme Larouche à propos de l’entente entre Ottawa et le Québec. Seulement à Granby, il faudrait construire un minimum de 300 logements sociaux de plus.»

Mieux cibler

De plus, le plan du fédéral ne tiendrait pas compte des besoins qui varient grandement d’une région à l’autre, déplorent les députés bloquistes.

«À Valcourt, le maire nous a appris qu’il y avait trop de logements sociaux, mais pas assez de logements pour travailleurs, illustre Denis Trudel. C’est le contraire de ce qui se passe dans les municipalités voisines. Les stratégies sont donc à la fois mal adaptées pour les régions et mal financées.»

C’est sans compter le besoin de logements abordables pour les familles et la nécessité de rénover des logements existants pour les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite ou vivant avec un handicap. «Selon la Dynamique des handicapés, il faudrait 300 logements adaptés uniquement à Granby et Bromont», mentionne Mme Larouche. Tout en saluant la construction de 90 logements sociaux à Granby, elle dénote toutefois que seuls six de ces unités d’habitation seront adaptées.

«Tout ça est aussi intimement lié au vieillissement de la population», souligne-t-elle.

Enjeu connexe à celui du logement, la problématique du transport collectif interurbain en région a aussi été abordée lors de cette rencontre virtuelle. «Les gens qui ont besoin de logements sociaux s’établissent là où ils peuvent être près des services, car ils n’ont pas nécessairement accès à une voiture, rappelle Mme Larouche. Pour les municipalités mal desservies par le transport en commun, c’est un autre dossier à travailler en parallèle pour offrir des services à leur population plus vulnérable.»