« Je suis déçu, surtout que c'était un montage financier unique au Canada », dit le maire Richard Burcombe.

Non au projet de piscine municipale à Lac-Brome

Avec le refus de Québec de participer au montage financier, le projet de piscine municipale est définitivement arrêté, affirme le maire de Lac-Brome.
« Je ne suis pas optimiste que le projet va continuer, dit Richard Burcombe en entrevue à La Voix de l'Est. Pour nous, c'est mort. On ne voit pas d'avenir pour ça. »
La Ville a appris le 25 juillet que le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur n'investirait pas dans l'installation qui devait côtoyer le centre communautaire et une clinique médicale, rue Victoria dans le secteur Knowlton. Il n'a pas été possible, vendredi, de connaître les raisons de ce refus auprès du Ministère.
Une douche froide pour la municipalité de 5600 habitants qui avait ce projet dans les cartons depuis quatre ans. Il aurait inclus un bassin de taille semi-olympique et des jeux d'eau. « Je suis déçu, surtout que c'était un montage financier unique au Canada », dit M. Burcombe.
La moitié des coûts de construction évalués à 4 M $ devait être amassée par un organisme à but non lucratif, la Fondation Carke, et le reste aurait été défrayé par les instances gouvernementales. La fondation Carke a aussi participé à la construction du centre communautaire.
Hormis les frais d'opération, estimés à 300 000 $ par année, « il n'y avait aucun argent des contribuables impliqué », précise le maire, ajoutant que « c'était un excellent projet pour tous les citoyens ».
Décision
La Fondation Carke, qui a déjà amassé « une grande partie de l'argent », devra prendre une décision quant à la suite des choses, dit Richard Burcombe. Soit attendre pour une éventuelle autre subvention ou investir l'argent amassé dans un autre projet de loisirs. Le maire pressent que c'est cette deuxième option qui sera privilégiée puisque la fondation « ne peut rester assise sur cet argent pendant deux, trois ans ».
« Mais c'est à eux et c'est donc leur décision, dit-il. Quand ils l'auront prise, ils vont m'appeler. » Claire Kerrigan, une membre de la Fondation Carke, n'a pas rappelé La Voix de l'Est, vendredi.
À la suite d'un sondage mené en 2015, les citoyens de Lac-Brome s'étaient prononcés à 59 % en faveur du projet de centre aquatique, alors que 31 % étaient en désaccord. Grâce à une entente avec la ville voisine de Cowansville, ils peuvent toujours utiliser la piscine de cette municipalité.