Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin

Non à la discrimination en Haute-Yamaska

Faire une place à tous, peu importe leurs différences, semble acquis. Mais une telle volonté, surtout politique, mérite d’être réitérée. C’est dans cette optique que mercredi, les élus de la MRC de la Haute-Yamaska ont unanimement adopté la Déclaration pour l’inclusion et l’ouverture à la diversité.

Ladite déclaration émane de la Fédération québécoise des municipalités. Elle vise à reconnaître comme primordiales les valeurs d’égalité entre les personnes, le respect, l’ouverture et l’inclusion, et ce, peu importe la race, la couleur, le sexe, l’identité et l’expression de genre, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge, la religion, les convictions politiques, la langue, la condition sociale ou un handicap.

Pour le préfet nouvellement reconduit dans ses fonctions, Paul Sarrazin, l’adoption de la déclaration n’était qu’une formalité, réaffirmant publiquement une pratique qui avait déjà cours tant dans la MRC que ses municipalités membres.

« C’était déjà très clair, tant pour moi que l’ensemble de mes collègues à la MRC et dans les municipalités, que [l’égalité et l’inclusion] envers tous les membres de la société, ça va de soi. Ce qu’on a adopté mardi, c’est symbolique, mais c’est aussi une manière de se rappeler à nous, et de rappeler à la population, nos valeurs comme organisation », a-t-il mentionné lors d’un bref échange avec La Voix de l’Est.

Concrètement, cet esprit d’ouverture et d’inclusion doit se manifester dans chaque geste posé par un élu ou un employé de chacune des municipalités. « Le milieu municipal est le palier de gouvernance le plus près des citoyennes et des citoyens et il doit agir de façon exemplaire en tant qu’employeur et en tant qu’autorité locale », a renchéri le préfet, qui mentionne notamment avoir été happé par les insultes proférées à l’endroit de députées provinciales et rapportées en Chambre par la députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie, plus tôt dans la journée.

« Dans une collectivité, la différence est omniprésente, a reconnu l’élu. Il faut prendre le temps d’écouter les gens et de s’ouvrir à cette différence. Personnellement, qu’une personne soit d’une autre race, qu’elle soit trans ou homosexuelle, ça n’est pas ce qui est important au moment de pourvoir un poste. La seule question à laquelle on doit répondre au moment d’embaucher une personne, c’est : est-ce qu’elle est capable de répondre aux exigences du poste ? Si oui, le reste ne doit pas avoir d’impact. »

L’adoption de la déclaration ne mènera pas, pour l’instant du moins, à la mise en place de nouvelles politiques ou de mesures, mentionne le préfet. « On réfléchit, mais concrètement, on applique déjà l’esprit de la déclaration dans nos opérations de tous les jours, a ajouté M. Sarrazin, qui, en quinze ans d’implication au palier municipal, dit n’avoir jamais été avisé d’une situation discriminatoire sous sa gouverne. L’égalité des chances et le savoir-être sont quelque chose d’intrinsèque chez nous. »