Le petit Nolan a fait vivre toute une aventure à ses parents, Anick Roy et Nicolas Chouinard, en naissant... dans la voiture!

Nolan naît dans la voiture

Chaque accouchement représente un souvenir inoubliable pour les parents. Pour certains, il y a un petit quelque chose qui rend ce moment encore plus mémorable. Parlez-en à Anick Roy et Nicolas Chouinard. Leur troisième enfant, Nolan, avait si hâte de faire leur connaissance que c’est en bordure du rang Magenta à Brigham qu’il s’est pointé le bout du nez dans la voiture.

Après un court séjour à l’hôpital, le couple d’Ange-Gardien et leur fiston sont de retour dans le nid familial. Les parents étaient tout sourire lors du passage de La Voix de l’Est, vendredi matin. Non seulement se réjouissent-ils de l’arrivée de leur troisième enfant, mais ils ont toute une histoire à raconter.

L’arrivée de Nolan était prévue le 25 avril. Quelques contractions ont débuté mardi soir, mais rien d’alarmant, résume la maman. « C’était une, deux aux demi-heures, aux heures », raconte-t-elle. Pendant la nuit, elles sont même passées à une seule par heure.

Course contre la montre
Après quelques heures de repos mercredi matin, Anick Roy s’est rendue à la cuisine pour luncher. Et c’est là que la course contre la montre a commencé. « Les contractions étaient quand même intenses », décrit-elle. Pendant 30 minutes, elles se sont succédé aux cinq minutes. Puis elle a perdu ses eaux.


«  J’ai poussé trois fois et il était là. La tête est sortie et le 911 venait de répondre.  »
Anick Roy, la maman de Nolan

Elle a avisé son conjoint qui est arrivé rapidement à la maison. « Je voyais que le travail était commencé », raconte calmement le papa. La maman a réussi, avec son aide, à se rendre au véhicule. Les contractions ont toutefois nécessité quelques arrêts entre la maison et la voiture. « J’ai dit à Anick : “Non, je veux pas que tu accouches dans l’auto” », se rappelle M. Chouinard, en souriant.

Il a ensuite avisé l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins de Cowansville de leur arrivée, puis son père pour lui demander d’aller chercher les deux enfants à la garderie.

« Je voyais les cheveux »
En route vers l’hôpital, à environ 10 kilomètres de leur maison, le bébé a décidé qu’il était temps de faire la connaissance de ses parents. Nicolas Chouinard a rangé le véhicule en bordure du rang Magenta et s’est précipité aux côtés de sa conjointe qu’il a aidée à se dévêtir. « Je voyais les cheveux », raconte le papa.

Il a aussitôt composé le 911. « J’ai poussé trois fois et il était là, raconte la maman, les yeux brillants. La tête est sortie et le 911 venait de répondre. » « Ils doivent avoir une feuille qui prévoit quoi faire pour un accouchement dans une voiture, enchaîne le papa. Elle disait des phrases, mais je lui expliquais que c’était déjà passé, qu’on était plus que ça et qu’il était sorti. »

Sous les consignes de la préposée au 911, Nicolas Chouinard a trouvé un lacet sur un pyjama de sa conjointe en fouillant dans la valise, puis il l’a attaché autour du cordon ombilical. Son manteau est devenu la première couverture pour le nouveau-né. « C’était à la bonne franquette », raconte le papa.

Lieu de naissance : rang Magenta !
Le petit Nolan est donc né dans le rang Magenta à Brigham le 18 avril à 13 h 40. Il pèse six livres et six onces. La maman couvre d’éloges son conjoint qui l’a assisté dans l’accouchement. « Nicolas a été parfait. Il a été excellent », dit-elle, visiblement fière de lui.

À l’arrivée des paramédics, l’accouchement était terminé. « Quand le paramédic est arrivé, il est allé du côté à Anick et il a dit à l’autre ambulancier : elle a déjà accouché ! Il avait l’air surpris lui aussi. Nous, on était bien tranquilles », raconte le papa.

La maman, une infirmière au CLSC, a été transportée avec son petit dernier par ambulance à l’hôpital. Les deux se portent à merveille. Le grand frère de Nolan, Thomas, quatre ans et demi et sa sœur Rosalie, deux ans et demi, sont ravis de son arrivée dans la famille.

« Une naissance, c’est toujours exceptionnel. C’est beau », affirme Anick Roy. « Ça ne s’oublie pas », ajoute du même souffle son conjoint. Mais disons que celle de Nolan est « plus marquante, plus surprenante », conclut la maman.