Instigateur de la lutte au nerprun bourdaine au CINLB depuis 2014, René Marois est fier du chemin parcouru. « On voit que les résultats sont bons parce que les autres espèces végétales, celles qu’on devrait normalement retrouver dans des milieux forestiers comme ici, recommencent à pousser. (...) C’est encourageant. »

Nerprun bourdaine: la lutte se poursuit au CINLB

L’éradication du nerprun bourdaine se poursuit au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB). La lutte sera encore menée bénévolement par des citoyens et des groupes d’employés d’entreprises de la région cet été.

Depuis 2014, plusieurs corvées sont organisées pour arracher ce plant, une espèce végétale envahissante qui a la vie dure, fait remarquer René Marois, instigateur de cette croisade. «On en voit qui sont vraiment gros, vraiment impressionnants, très difficiles à arracher. Mais, il faut le faire parce que ce plan finit par prendre toute la place, tue tous les autres plants aux alentours», explique-t-il.

Cette année, M. Marois concentrera une grande partie des travaux d’arrachage dans le secteur nord-ouest du CINLB, près des rues Drummond et de l’Estrie. Des travaux ont été effectués l’an dernier dans ce secteur. Ils ont permis de retirer une grande quantité de nerpruns, dit-il. Leur présence était si importante, a-t-il ajouté, qu’ils voilaient complètement la vue sur le marécage du CINLB.

«On a beaucoup travaillé. Maintenant, les gens qui passent sur la piste cyclable peuvent voir le marécage. Ça fait tout un changement.»

Les efforts consacrés depuis cinq ans sont payants, insiste M. Marois. «On a couvert une bonne partie des autres secteurs du Centre. On voit que les résultats sont bons parce que les autres espèces végétales, celles qu’on devrait normalement retrouver dans des milieux forestiers comme ici, recommencent à pousser. On voit beaucoup de fougères. C’est encourageant.»

En plus des travaux pour enlever des nerpruns matures, des efforts seront aussi concentrés dans les secteurs déjà visités pour arracher les repousses, a indiqué M. Marois. Ils sont facilement identifiables par leurs feuilles et en plus faciles à arracher, contrairement aux arbres plus vieux, souligne-t-il. «Dès qu’une racine reste, tu peux être certain que le plant va repousser. C’est une espèce très résiliente. Il faut les enlever si on veut garder le contrôle et éviter qu’ils ne reviennent.»

En plus des gros travaux d’arrachage de nerpruns, des efforts seront investis pour enlever les repousses. Un travail moins difficile que de s’attaquer aux arbres plus vieux, signale M. Marois.

Reboisement

Des travaux de reboisement dans les secteurs où le nerprun occupait de grandes superficies sont également prévus cette année, a dit M. Marois. L’Organisme de bassin versant de la Yamaska va s’occuper de cet aspect, a-t-il précisé. Il est prévu que l’OBV plante des arbres d’au moins 1,5 mètre de haut et non pas de boutures. «On veut qu’ils s’implantent rapidement, qu’ils occupent la place», image-t-il.

Encore cette année, les corvées d’arrachage auront lieu les premiers et troisièmes mardis de chaque mois, de 9h à 12h. M. Marois sera sur place pour accueillir les bénévoles. Il s’attend par ailleurs à recevoir encore cette année des membres des scouts de Granby et des employés d’IBM.

La semaine dernière, 106 élèves et six membres du personnel de l’école Joseph-Hermas-Leclerc se sont rendus la semaine dernière pour prendre part à une corvée organisée par la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska.

L’an dernier, 482 bénévoles ont participé aux différentes corvées d’arrachage. Ils ont investi au total 1226 heures, selon M. Marois.

Le calendrier des corvées est disponible à www.cinlb.org/benevolat.