Andréanne Larouche, candidate du Bloc québécois dans Shefford, a présenté l’engagement de son parti en matière de nationalisme économique qui vise à protéger nos fleurons d’ici.

Nationalisme économique du Bloc québécois: protéger les fleurons d’ici

Au lendemain du débat sur l’environnement, qui s’est tenu au Cégep de Granby jeudi soir, Andréanne Larouche, candidate au Bloc québécois, a tenu à présenter le nationalisme économique de son parti qui vise à protéger nos fleurons d’ici, rejoignant son slogan « Le Québec, c’est nous ».

« Le Québec n’est jamais mieux servi que par lui-même », a lancé d’entrée de jeu l’aspirante députée. Elle déplore notamment le passage aux mains américaines de compagnies québécoises telles que RONA, « avalé » par Lowe’s, et les restaurants St-Hubert qui sont devenus ontariens.

« Et voilà qu’Air Transat pourrait être achetée par Air Canada, une entreprise qui opère depuis Toronto et qui se moque des francophones », ajoute-t-elle.

Ainsi, la candidate désire aider les entreprises d’ici à obtenir le financement qui leur revient.

« Nous proposons d’apporter une modification à la Loi sur Investissement Canada, qui donne au gouvernement le pouvoir de bloquer la prise de contrôle par des acheteurs étrangers pour des entreprises valant plus de 1 milliard $. Nous proposons d’abaisser ce seuil à
300 millions $. »

Mme Larouche, dont le père travaille chez G.E. Bromont, réitère qu’elle « croit profondément au talent et à la créativité des entrepreneurs de notre région », et spécifie par le fait même sa motivation à les aider.

« La démonstration que j’ai voulu faire cette semaine, c’est que ce n’est pas les libéraux qui ont encouragé les petites et moyennes entreprises (PME), mais ce sont les PME d’ici qui ont entendu parler des programmes », affirme la candidate.

« Peu importe le député élu, c’est la volonté du député de faire avancer les dossiers plus loin qui compte. Peu importe le député au pouvoir, il peut aller chercher autant sinon plus d’argent qu’un député libéral au pouvoir. Alors, je reviens sur l’argument qu’il faut absolument être du côté du pouvoir pour aller chercher de l’argent pour nos PME d’ici : c’est faux. »

Sortir de l’industrie du pétrole

Par ailleurs, la candidate du Bloc québécois réaffirme son désir d’aider les entreprises à muter vers les technologies vertes.

« Ottawa doit arrêter de subventionner les pétrolières et plutôt créer un fonds d’investissement pour les secteurs de pointe tels que le multimédia et le jeu vidéo, les technologies vertes, le transport avancé, les nouveaux matériaux, l’aérospatiale et la pharmaceutique », enchaîne Mme Larouche.

Le Bloc québécois veut donc remettre la recherche au centre du développement économique pour permettre aux entreprises de sortir de l’industrie du pétrole. Cela passe par l’appui manifeste du fédéral, notamment par un programme clair et prévisible de soutien à la recherche et au développement. Bref, une stratégie d’appui à long terme, estime-t-elle.

Questionnée à savoir si, dans la région, elle avait un plan de nationalisme économique,
Mme Larouche a indiqué qu’elle compte bien user des institutions d’études supérieures comme le Cégep de Granby comme moteur de recherche en matière d’innovation et de technologies vertes, ce qui profitera assurément aux entreprises et « startups » de la région.

Sur la question du pipeline, Andréanne Larouche est ferme : elle n’en veut pas.

« C’est prouvé que ce n’est pas nous qui allons bénéficier de ce pétrole-là, ce n’est pas pour nos économies. Les décisions prises à Ottawa ne seront pas à l’avantage des gens du Québec. »

D’ailleurs, Andréanne Larouche suit le projet de train Montréal-Sherbrooke de près.

« Ce projet de train devient intéressant si on peut développer ou accompagner un entrepreneur qui a un projet de navettes, par exemple, qui pourraient emmener les gens au Zoo de Granby ou au centre-ville, pour diminuer la congestion automobile. »

Bref, Andréanne Larouche veut assurer les citoyens de son engagement profond envers le Québec et envers la région.

« Les études le démontrent, les bloquistes font beaucoup dans leur circonscription. »

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