Comme sa mère ne produit pas de lait, le bébé est nourri à la bouteille par les employés du zoo.

Naissance d'un macaque japonais au Zoo de Granby

Un macaque japonais a récemment vu le jour au Zoo de Granby. La petite femelle, qui pesait à peine 386 grammes à sa naissance le 11 avril dernier, et sa maman Zoé, se portent bien.
Le nom de la petite bête, qui est alimentée au biberon par les gardiens du Zoo, n'a pas encore été choisi, a indiqué le directeur des soins animaliers­, Karl Fournier.
Il s'agit du deuxième bébé macaque japonais à voir le jour au Zoo en tout autant d'années. La gestation de cette espèce de primate varie de cinq à six mois, pour une durée moyenne de 173 jours.
Fait particulier, le bébé est né par voie de césarienne. Cette intervention n'a été pratiquée que rarement par les vétérinaires du Zoo, la dernière ayant permis de mettre au monde deux jeunes léopards de l'Amour en septembre 2015, une première nord-américaine.
Chez les pensionnaires du Zoo, la césarienne n'est pas une pratique courante, indique M. Fournier­. « C'est toujours quelque chose de stressant pour des vétérinaires. Ce n'est pas ce qu'on souhaite, mais ce sont des choses qui arrivent. Ça faisait quelques années qu'on n'avait pas pratiqué de césarienne, reconnaît-il. Chez un macaque japonais, ça n'était jamais arrivé ici depuis qu'on a accueilli l'espèce, à la fin des années 1990. »
Quelques jours avant la naissance, les gardiens avaient remarqué que Zoé était sur le point de mettre bas. Or, le temps passait, et toujours aucun signe du nouveau-né.
La guenon semblait faible et avait une démarche anormale, a-t-on fait savoir. Un examen sous anesthésie a permis de déterminer que la femelle de 15 ans était gestante, que le bébé était vivant, mais qu'il n'aurait pu naître par voie naturelle. 
« Le bébé semblait coincé. On a donc procédé à une césarienne d'urgence pour sauver à la fois le bébé, mais aussi la mère, et ça s'est conclu par une belle réussite », indique le directeur des soins.
Seconde naissance
Il s'agit d'une deuxième naissance en un peu moins de trois mois au Zoo de Granby. Rappelons que dans l'avant-midi du 27 février dernier, Coumba, un bébé hippopotame, a vu le jour au Jardin zoologique. Il devenait ainsi le 17e de son espèce à naître au sein de l'établissement­ depuis 1973.
Ces naissances rapprochées pourraient laisser croire qu'un baby-boom a lieu au Jardin zoologique, mais en fait, on y compte peu de naissances jusqu'à présent en 2017.
Comme certains spécimens sont échangés entre institutions pour permettre la perpétuité des espèces, et que dans certains cas, la gestation prend plusieurs mois, voire plus d'un an, il ne faut pas s'attendre à ce que la cigogne s'arrête­ souvent au Zoo cette année.
« En 2016, on a enregistré 743 naissances, indique M. Fournier­. Sur ce chiffre-là, on en compte 400 du côté des invertébrés et 193 dans le cadre de notre projet de tortues à carapace molle, qu'on relâche dans la nature. Généralement, si on parle des naissances des mammifères et des oiseaux, on en a compté environ­ une quinzaine­ l'an dernier. »
Jusqu'à présent, seules trois naissances ont été enregistrées dans cette catégorie, souligne le directeur.
Prête à rencontrer les siens
Depuis sa naissance, le bébé repose dans un incubateur, dont la température est contrôlée. Dès mardi, celle-ci sera graduellement rabaissée afin d'habituer la petite bête à son futur habitat.
Et dès que cela sera possible, la petite femelle ira rencontrer quelques autres macaques japonais afin de socialiser avec des membres de son espèce. 
Elle pourra ensuite retrouver le groupe de 14 macaques auquel sa mère a été réintégrée cette semaine.