De gauche à droite: Marie-Claude Letarte, directrice création et innovation du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, Carol Pauzé, directrice du Musée de l'ingéniosité J.-Armand Bombardier, Pierre Breton, député fédéral de Shefford, et Moana Lebel, directrice-fondatrice de l'Institut de biomimétisme. À l'arrière: Patrick Paré, directeur conservation et recherche du Zoo de Granby.

Musée de l'ingéniosité: une première exposition itinérante

Grâce à une subvention de près de 165 000 $, le Musée de l'Ingéniosité J.-Armand Bombardier sera en mesure de produire sa toute première exposition temporaire itinérante.
Ayant pour thème le biomimétisme dans les transports, cette exposition sera d'abord présentée à Valcourt à compter d'avril 2018 avant de prendre la route dès le printemps 2019.
« Le biomimétisme est une approche nous invitant à observer la nature et à s'en inspirer dans nos avancées technologiques, explique Carol Pauzé, directrice du Musée. On donne souvent en exemple le Velcro, inspiré de la bardane (NDLR: une plante), mais les exemples sont nombreux. »
Le système de barbotin chenille imaginé par Joseph-Armand Bombardier pour ses motoneiges utilise le même principe de répartition de poids que la chenille avec ses nombreuses pattes, illustre-t-elle.
« Les alvéoles des ruches d'abeilles proposent une construction aussi légère que résistante qu'on a repris dans la construction des ailes d'avion, continue-t-elle. Et au Japon, ils se sont inspirés du bec d'un oiseau plongeur pour donner une forme plus fluide au devant des locomotives. »
L'exposition, qui s'accompagnera de programmes éducatifs, est en plein développement. Y collaborent le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke - qui accueillera le projet dans ses murs en 2020 -, le Zoo de Granby et l'Institut de biomimétisme francophone, à Montréal. « Tous trois apportent au contenu selon leurs connaissances respectives, souligne Mme Pauzé. Le Zoo de Granby, par exemple, peut nous fournir des exemples dans la nature par l'observation de leurs différentes espèces animales. »
Grâce à l'octroi d'une subvention de 164 700 $ du ministère du Patrimoine canadien dans le cadre de son programme d'aide aux musées, annoncée mercredi matin, l'exposition se déplacera « à au moins trois endroits différents, dont deux dans l'Ouest », a laissé savoir Carol Pauzé. Les contrats n'étant pas encore signés, elle a préféré taire leurs noms. « Mais bien sûr, on espère que d'autres s'ajouteront », a-t-elle indiqué.
« Le projet [de cette exposition] était dans nos cartons depuis un bout de temps, mais sans la subvention, on n'aurait pas pu la faire voyager », souligne la directrice du Musée. « C'est toujours intéressant de faire circuler notre savoir-faire et notre expertise, et de rayonner à travers le pays, voire à l'extérieur des frontières. »
Son souhait : « que d'autres expositions temporaires comme celle-ci deviennent également itinérantes ».