Patrick St-Laurent surveille la progression de Zack Robitaille dans la «Ninja Motion Mobile» que lui et son équipe ont développée pour les fêtes d’enfants, les camps de jour et les écoles, en cette période de crise sanitaire.
Patrick St-Laurent surveille la progression de Zack Robitaille dans la «Ninja Motion Mobile» que lui et son équipe ont développée pour les fêtes d’enfants, les camps de jour et les écoles, en cette période de crise sanitaire.

Motion a développé un kit mobile pour déjouer la pandémie

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
À défaut de pouvoir accueillir les adeptes de parkour et de courses à la Ninja Warrior dans ses installations, Motion a décidé d’aller à leur rencontre, dans leur cour arrière. La «Ninja Motion Mobile» a été développée pour les fêtes d’anniversaire, les camps de jour et les écoles.

« Ça faisait longtemps qu’on voulait avoir un kit mobile. C’est le début de quelque chose. Si les écoles ne peuvent pas venir à nous, on va aller vers elles, tout en restant à l’extérieur », lance Patrick St-Laurent, copropriétaire avec sa conjointe Virginie Cadorette du centre récréatif à Granby.

Motion célébrera son deuxième anniversaire le 21 juin prochain. À cette période-ci de l’année, en plus des habitués qui en ont fait leur repère, l’endroit aurait dû accueillir plusieurs groupes scolaires et fêtes d’enfants. Mais depuis la mi-mars, tout est au point mort. Et la réouverture des installations de la rue Principale est encore entourée d’une aura d’incertitude.

Les camps de jour estivaux qui y étaient prévus ont été annulés.

Comme Patrick St-Laurent et son équipe semblent toutefois avoir de l’énergie et de la créativité à revendre, ils ont investi dans l’achat de bois, de vis et de peinture pour construire une série d’obstacles et de modules (Ninja steps, barres d’équilibre, bossus, mur d’escalade, etc.) qui peuvent être installés de façon temporaire dans les cours d’école ou de résidences.

Ce nouveau service permettra minimalement d’amoindrir les coûts fixes de l’entreprise, souligne Virginie Cadorette.

« Une des solutions, ça serait de dire : on retient notre souffle et on ne dépense pas », fait valoir l’entrepreneur. « Mais en arrière de tout ça, je pense que ce n’est pas juste une question d’argent. On pense aux jeunes qui doivent bouger. Le but du Motion, c’est de faire bouger les jeunes et les familles d’une façon différente et aussi de faire connaître ce sport-là », renchérit Sébastien Gaudreault, toujours prêt à sortir son marteau pour aider Patrick St-Laurent, son ami de longue date, à aller au bout de ses projets.

Sébastien Gaudreault et Patrick St-Laurent ont conçu les différents obstacles et modules du nouveau kit mobile de Motion.

Solution adaptée

Règles sanitaires de la COVID obligent, plusieurs des modules font appel à l’équilibre et à la course plutôt qu’à la préhension. Les opérations de désinfection sont ainsi un peu plus limitées.

Tous devraient d’ailleurs y trouver leur compte, estime Patrick St-Laurent. Les modules et obstacles peuvent être disposés de différentes façons et peuvent entre autres permettre aux participants de s’affronter tout en respectant une certaine distanciation.

« Ça va nous permettre de rester proches de notre monde, de nos adeptes. On était proches et on veut le rester. Les écrans et les réseaux sociaux ont leur limite », fait pour sa part valoir Judith St-Laurent, qui veille au marketing du centre récréatif.

À ce jour, le lancement de la « Ninja Motion Mobile » suscite de l’intérêt, dit-elle. Les organisateurs de camps de jour y voient une bonne façon d’ajouter une activité à leur programmation et de pallier les sorties de groupe qui ne pourront être maintenues cet été, en raison de la pandémie.

Une vidéo a été mise en ligne pour illustrer le nouveau concept qui s’adapte aussi aux fêtes d’enfants.

« L’annonce faite pour permettre les rassemblements extérieurs à 10 personnes nous a donné le go pour lancer notre projet », ajoute Mme St-Laurent.