Il n’a pas été possible de déterminer avec certitude ce qui a provoqué la mort accidentelle d’Adam Metiguee, le 8 février 2017, alors qu’il travaillait durant le quart de nuit chez KDC Knowlton.

Mort d’un travailleur chez KDC Knowlton en 2017: le facteur humain en cause

Il n’a pas été possible de déterminer avec certitude ce qui a provoqué la mort accidentelle d’Adam Metiguee, le 8 février 2017, alors qu’il travaillait durant le quart de nuit chez KDC Knowlton. La coroner Krystyna Pecko, qui vient de rendre public son rapport d’enquête, ne peut qu’attribuer la tragédie à des facteurs humains.

Rappelons que dans la nuit du 7 au 8 février, l’an dernier, le Bromois Adam Metiguee, 47 ans, effectuait son quart de travail en tant qu’opérateur de chariot élévateur chez KDC Knowlton. Tout juste avant deux heures du matin, il s’affaire à décharger des palettes vides et se déplace dans l’entrepôt. À ce moment-là, alors qu’il s’engage à reculons dans une allée, le chariot dévie de sa trajectoire et percute deux conteneurs empilés au sol. L’un d’entre eux, dont la charge est estimée à 624 kilos (1375 lb) bascule sur le chariot et coince l’homme dans le compartiment de celui-ci. Aucun témoin n’est présent lors de l’accident.

Une quinzaine de minutes plus tard, un collègue de travail trouve M. Metiguee coincé entre son chariot élévateur et le conteneur dont une partie du contenu s’est déversé. Il appelle les secours et entreprend de lui venir en aide. Les paramédicaux, qui arrivent sur place à 2 h 46, soit près d’une demi-heure plus tard, constatent que la victime est en arrêt cardio-respiratoire avec une activité électrique sans pouls. Elle est immédiatement transportée à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins alors qu’on effectue des manœuvres de réanimation, qui s’avéreront vaines. Le décès du travailleur est constaté à 4 h 4 du matin.

Le pathologiste ayant réalisé l’autopsie le lendemain a déterminé que la cause du décès était un effet combiné d’un traumatisme thoraco-abdominal et d’une asphyxie traumatique par compression thoracique.

Lors d’un bref point de presse tenu dans les bureaux de l’entreprise de Lac-Brome, au lendemain du drame, le vice-président des opérations de KDC Knowlton, Charles Lacroix avait indiqué que sa priorité était d’offrir un soutien à la famille et aux employés ébranlés par l’accident.

Malaise ou inattention ?

Dans son rapport, dont La Voix de l’Est a obtenu copie mardi, la Dre Pecko souligne que KDC Knowlton, qui emploie 730 personnes, dispose d’un programme de prévention en matière de santé et sécurité au travail, dont les détails sont notamment expliqués dès l’accueil d’un nouveau travailleur. Ainsi, Adam Metiguee a reçu trois formations concernant la conduite sécuritaire de chariots élévateurs, soit à son embauche en novembre 2013, puis en 2015 et en août 2016.

Par ailleurs, aucune anomalie n’a été détectée tant dans l’environnement de travail que sur l’équipement utilisé au cours de l’enquête. La coroner conclut que M. Metiguee opérait le chariot de manière adéquate au moment de l’accident.

« Compte tenu des enquêtes et expertises réalisées, la cause précise de la perte de contrôle du chariot élévateur, puis de l’accident, demeure inconnue », relève la Dre Pecko, qui attribue donc l’événement tragique à un facteur humain.

Se basant sur le rapport du pathologiste, qui a relevé des traces de cannabis dans le sang de la victime en plus de lui déceler une maladie coronarienne athésclérotique sévère de l’artère coronaire droite, la coroner suppose que l’inattention ou un malaise cardiaque subit pourraient avoir provoqué la déviation du chariot.

Elle ne formule aucune recommandation.

Rappelons que les activités de l’entreprise avaient été suspendues le temps de permettre à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail de faire enquête. KDC Knowlton a pleinement collaboré à celle-ci. Lors d’un bref point de presse tenu dans les bureaux de l’entreprise de Lac-Brome, au lendemain du drame, le vice-président des opérations de KDC Knowlton, Charles Lacroix, avait indiqué que sa priorité était d’offrir un soutien à la famille et aux employés ébranlés par l’accident. Une cellule de crise avait été mise en place.