L’accusée a été trouvée coupable de conduite dangereuse causant la mort, de délit de fuite et de voies de fait armées.
L’accusée a été trouvée coupable de conduite dangereuse causant la mort, de délit de fuite et de voies de fait armées.

Mort d’un signaleur routier: Catherine Geoffroy coupable

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Après 24 heures de délibérations, un jury a trouvé coupable la femme qui avait happé à mort un signaleur routier à Bonsecours en Estrie, en 2017.

Catherine Geoffroy, 33 ans, faisait face à plusieurs accusations dont celle d'homicide involontaire, mais les jurés réunis au palais de justice de Granby l’ont acquittée de cette charge, samedi.

La résidente de Sainte-Catherine-de-Hatley a plutôt été reconnue coupable de conduite dangereuse causant la mort et de délit de fuite concernant la principale victime, le signaleur routier Michel Carmel, qui était âgé de 60 ans au moment du crime.

Le jury a également retenu une accusation de voies de fait armées en ce qui concerne l’autre victime dans cette affaire, le signaleuse routière Jane Hanneberg, qui n’avait toutefois pas été sérieusement blessée.

Les parties ont fixé les observations sur la peine au 15 octobre. Mme Geoffroy reste en liberté sous conditions entre-temps. Sans antécédent judiciaire, elle est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison.

Cellulaire au volant

Avec sa voiture, elle avait foncé sur M. Carmel parce que le signaleur routier avait voulu la retenir pour appeler la police, l’ayant vue parler au téléphone en conduisant. L’homme de 60 ans est mort quelques jours plus tard à l’hôpital des suites d’un sévère traumatisme craniocérébral.

L’infraction a eu lieu lors de travaux routiers effectués au coin de la rue de l’Église et de la route 220, dans la petite municipalité de l’Estrie.

En défense, Me Alexandre Tardif a plaidé que sa cliente avait agi en légitime défense pour elle-même et sa voiture, s’étant sentie menacée par la victime, et que sa seule option avait été de quitter les lieux.

La poursuite, représentée par Me Émilie Baril-Côté et Me Laurence Bélanger, a de son côté présenté une dizaine de témoins à la barre pour soutenir les accusations déposées.

Les audiences ont eu lieu devant la juge Claude Villeneuve, de la Cour supérieure.