Un grave accident de la route impliquant trois véhicules avait coûté la vie à Yannick Carpentier Henripin, le 15 novembre 2017.

Mort de de Yannick Carpentier Henripin: la vitesse lui a coûté la vie

Il y a tout près d’un an, un grave accident de la route avait secoué la famille de Yannick Carpentier Henripin. Le 15 novembre 2017, en début de soirée, le Granbyen circulait sur la rue Cowie à grande vitesse avant d’entrer en collision avec deux véhicules. Il a perdu la vie après avoir subi un polytraumatisme, révèle le rapport de la coroner Me Karine Spénard.

La vitesse, une possible distraction et sa ceinture de sécurité non bouclée ont causé son décès, conclut la coroner.

Rappelons que M. Carpentier Henripin, 26 ans, conduisait sa Mazda 32 007 en direction de l’Autodrome Granby lorsqu’il a heurté l’arrière d’une camionnette qui tentait de tourner à gauche sur le chemin René avant d’entrer en collision avec un deuxième véhicule.

Il a été impossible de pratiquer des manœuvres de réanimation sur le jeune conducteur, en arrêt cardiorespiratoire, jusqu’à ce que les pompiers soient en mesure de le désincarcérer. Son décès a été constaté à l’hôpital à 22 h 30.

La coroner rejette l’hypothèse du suicide et les analyses toxicologiques ne dévoilent pas un grand taux d’alcool dans le sang.

Durant son enquête, il a été révélé que le Granbyen ne portait pas sa ceinture de sécurité. Il n’a donc pas pu bénéficier de sa protection lors des impacts.

Il a aussi été décrit par ses proches comme un amoureux de la vitesse. Les deux véhicules qu’il a heurtés roulaient à environ 80 à 85 km/h. Quant à la victime, un témoin a estimé qu’elle a roulé sans ralentir pendant 2,5 km à une vitesse située entre 160 et 180 km/h.

« L’indicateur de tours/minute de la voiture est resté bloqué à 4750 tours/minute après la collision, écrit Me Spénard dans son rapport. Le conducteur du camion Dodge Ram n’a pas vu de voiture venant en sens inverse ni de phares lorsqu’il a activé son clignotant. »

La force de l’impact porte également à croire que la vitesse à laquelle roulait Yannick Carpentier Henripin était très élevée. À cela s’ajoute le temps qu’il a pris pour franchir la distance de 3,7 km séparant le dépanneur où il a fait un achat à 18 h 29 et le lieu de l’accident, survenu à 18 h 35, qui permet aussi de croire qu’il roulait à grande vitesse.

À la vitesse s’ajoute une possible distraction par son cellulaire, ce qui l’aurait empêché de freiner et d’éviter l’impact. Il a fait deux courts appels, alors qu’il conduisait, quelques minutes avant la collision, ainsi qu’une tentative d’appel via l’application FaceTime.