Vendredi matin, un jeune homme dans la vingtaine s’est retrouvé à l’eau, n’ayant pas vu l’absence de chaussée.

Morceau de route emporté à Lac-Brome: un automobiliste s’en sort avec une hanche cassée

Les signes d’une journée difficile sont encore bien visibles sur le chemin Fulford, à Lac-Brome. Il est impossible depuis très tôt vendredi d’y circuler d’un bout à l’autre.

Un ponceau a été emporté par le fort débit d’un ruisseau. La route s’est par conséquent effondrée. Puis, avant les premières lueurs de l’aube, un jeune homme dans la vingtaine s’est retrouvé à l’eau, n’ayant pas vu l’absence de chaussée. Des morceaux de la voiture se trouvent toujours sur la route, tandis que la minifourgonnette est encore dans le ruisseau. Le tuyau du ponceau, quant à lui, repose à une cinquantaine de mètres de son lieu d’origine.

Sur place, la mère du conducteur, Ivanna, n’en revenait toujours pas. Son fils est en attente d’une chirurgie pour une hanche fracturée et il ne se souvient pas de tout. Sur place, elle a pu en apprendre un peu plus sur l’accident.

Patrice Bernard habite juste à côté de l’endroit où l’accident a eu lieu. À 5 h 30, vendredi, il a été réveillé par des gens qui criaient. C’était les premiers répondants qui tentaient de sortir le conducteur de l’eau. Celui-ci était debout à côté de la voiture, résistant tant bien que mal au courant qui aurait pu l’emporter.

« Il a été chanceux que quelqu’un le voie, commente Ivanna, émotive devant la scène. On habite Montréal et on a une maison de campagne ici. Il allait au travail. »

Il y a quelques mois, deux véhicules s’étaient retrouvés dans une situation semblable non loin de là, sur le même chemin. Alerté, M. Bernard a surveillé le ponceau du ruisseau qui borde sa terre. Il a constaté que l’eau passait sous la route à travers le tuyau et sur les côtés, créant deux trous sous la chaussée. Son terrain a de plus été érodé par la puissance de l’eau.

Critique envers la Ville

Le citoyen raconte avoir avisé la Ville de Lac-Brome. « Ça aurait pu être évité s’ils avaient fait leur travail, juge-t-il. Ils m’avaient dit qu’ils n’avaient pas l’argent. »

Il se demande aussi pourquoi la voiture est toujours là, alors que le débit de l’eau s’est calmé et que la présence de la carcasse pourrait avoir des conséquences pour l’environnement.

Il nous a été impossible d’obtenir samedi les commentaires de la Ville.