Le propriétaire des Montres Wild, Michel Langevin, dans sa petite salle d'exposition
Le propriétaire des Montres Wild, Michel Langevin, dans sa petite salle d'exposition

Montres en bois Wild: une idée en or

Certaines idées valent leur pesant d’or. En créant les montres Wild en 2016, Michel Langevin ne se doutait pas du succès qu’elles remporteraient.

« C’était un projet de semi-retraite qui a viré en folie. Je me suis fait prendre à mon propre jeu ! », admet le commerçant en souriant. Avec leur style unique, ses montres de bois font en effet fureur. Au point qu’il a dû repenser ses projets.

« Mon idée, c’était de m’y consacrer une heure par jour, mais c’est vite devenu dix heures par jour », ajoute-t-il en entrevue dans son local d’affaire de la rue Gill à Granby, qui abrite également une petite salle d’exposition accessible sur rendez-vous.

M. Langevin ne voit pas la nécessité d’ouvrir largement au public, car 98 % de ses ventes se déroulent en ligne. « Je cherchais un produit que j’aimais et auquel je croyais. Je suis un amateur de montres. Il y a cinq ans, celles en bois n’étaient pas encore très populaires. J’y ai vu une occasion. Et vendre sur le web est la façon la plus simple. »

Une trentaine de modèles constituent la collection baptisée Wild pour le «côté nature et un peu sauvage» de ces montres qui se détaillent une centaine de dollars l’unité.

L’ancien producteur de dindons de Saint-Alphonse-de Granby, qui est aussi investisseur et promoteur immobilier, se décrit d’ailleurs comme « un entrepreneur en série ». « En voyant le potentiel de Wild, je me suis lancé à temps plein dans le projet. Et je n’ai pas l’intention d’arrêter », affirme celui dont le chiffre d’affaires frôle le million de dollars.

Trentaine de modèles

Faits principalement d’essences exotiques allant du bois de santal à l’ébène, en passant par le zebrano ou le tek, ses produits ne sont toutefois pas conçus à Granby.

Michel Langevin imagine ses montres et les « dessine » en feuilletant les catalogues de ses fournisseurs chinois, qui les assemblent ensuite selon ses spécifications. Il choisit le type de bois, les aiguilles, le cadran, le boîtier, le bracelet... Les possibilités sont infinies, fait-il remarquer. « Je leur dis ce que je veux et ils le font. »

Une trentaine de modèles constituent sa collection baptisée Wild pour le « côté nature et un peu sauvage » de ces montres qui se détaillent une centaine de dollars l’unité. Étonnamment légères malgré leur apparence, celles-ci sont surtout offertes en version masculine, bien que quelques modèles visent aussi les dames.

En 2018, Michel Langevin estime en avoir vendu plus de 7000. « Je dirais que 80 % de mon marché, ce sont des montres pour hommes achetées par des femmes en guise de cadeaux. »

Pas pour rien qu’il propose aux acheteurs (mais surtout acheteuses) de graver l’inscription de leur choix à l’endos des montres. Un service que presque tous utilisent.

Son marché ? « Je dirais 90 % en Amérique du Nord et 10 % en Europe. J’en ai vendu dans au moins 25 pays. » Au Québec, une poignée de boutiques offrent les produits Wild.

Nouvelle gamme

Depuis l’automne, M. Langevin offre également la gamme Rogue, composée de montres alliant le bois et le métal. Plus luxueux, les 15 nouveaux modèles visent une clientèle différente que la ligne Wild. « Je pense que ce sera moins des cadeaux et plus des achats personnels. Je veux développer cette collection en 2020. Je propose aussi des bagues de bois et de métal en complément. »

Pour fournir à la demande grandissante, l’homme d’affaires a même dû embaucher une personne au service à la clientèle. « Disons que l’entreprise m’occupe beaucoup ! »