«J’ai toujours trouvé que Manon Gauvin était fonceuse, et j’admire ce qu’elle fait», a lancé Marie Chantal Davignon à propos de la fondatrice de la Fondation visant à construire une ressource d’hébergement pour les adultes lourdement handicapés, avec qui elle est entrée en contact il y a environ deux ans.
«J’ai toujours trouvé que Manon Gauvin était fonceuse, et j’admire ce qu’elle fait», a lancé Marie Chantal Davignon à propos de la fondatrice de la Fondation visant à construire une ressource d’hébergement pour les adultes lourdement handicapés, avec qui elle est entrée en contact il y a environ deux ans.

Montre-moi ton masque, je te dirai qui tu es...

L’obligation de plus en plus répandue de porter un masque dans les lieux publics, dont le transport en commun, ne fait pas que des malheureux. Marie Chantal Davignon y voit l’occasion de joindre l’utile à l’agréable, grâce à son projet 100 masques, 100 motifs, dont une part des profits seront remis à la Fondation Un souffle et des ailes.

«J’ai toujours trouvé que Manon Gauvin était fonceuse, et j’admire ce qu’elle fait», lance d’emblée la Waterloise à propos de la fondatrice de la Fondation visant à construire une ressource d’hébergement pour les adultes lourdement handicapés, avec qui elle est entrée en contact il y a environ deux ans.

Comme pour bon nombre de gens, la pandémie est venue brouiller le quotidien de Mme Davignon, qui conçoit depuis une vingtaine d’années des vêtements et des accessoires adaptés pour les personnes vivant avec un handicap. «Du jour au lendemain, je ne pouvais plus aller voir ma clientèle. Tout s’est arrêté d’un coup», raconte-
t-elle.

Puis, voyant que le designer Jean Airoldi, une ancien camarade de classe, lançait sa collection de masques, la Waterloise a décidé de faire de même, d’abord pour sa famille, ses amis et son voisinage. Elle eut ensuite l’idée d’en faire profiter la cause de Un souffle et des ailes.

Les masques pour adultes se détaillent 15$, taxes incluses, tandis que ceux pour enfants coûtent 5$. Pour chaque couvre-visage vendu, 3$ sera donné à Un souffle et des ailes. Si elle parvient à vendre tous ses masques, Mme Davignon pourra remettre 300$ à la Fondation. Un montant qui peut sembler infime sur l’objectif de celle-ci, fixé à un demi-million de dollars. Or, si près du but, chaque dollar supplémentaire permet de s’en approcher. 

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À chacun son masque

100 masques, 100 motifs, c’est le projet ambitieux de la designer qui a décidé de créer tout autant de couvre-visages inédits au profit de la bonne cause. «J’ai précoupé tous mes tissus. J’en ai plus de 150 différents», note Mme Davignon, qui confectionnera les masques au fur et à mesure que ceux-ci seront commandés sur sa page Facebook.

Une série de tissus sera présentée chaque jour sur celle-ci à compter du 1er juillet.

Il y en aura pour tous les goûts : animaux, fleurs, motifs, vintage, dessins animés... «J’ai couru les tissus partout, dit-elle. J’en ai commandé en ligne, mais j’ai aussi fouillé dans mes retailles accumulées pendant plus de 30 ans!»

Certains modèles seront conçus pour y insérer un filtre. D’autres, inspirés d’une innovation japonaise, auront une pochette pour y insérer une petite barre glacée, question de se rafraîchir! «C’est comme un petit Mr. Freeze, qui s’insère en haut... ça pourrait être pratique pour les grandes chaleurs!» blague la créatrice.

Celle-ci approchera aussi des gens dont elle sait que certains tissus les convaincront de se procurer un couvre-visage.

Elle s’est d’ailleurs permis d’en suggérer un à l’auteure de ces lignes, qui attend depuis son masque personnalisé avec impatience...