Line Lagacé et Pierre Pontbriand, de l’Association du mont Rougemont, le député de Shefford Pierre Breton, le maire de Rougemont Michel Arseneault et le directeur général de Nature-Action Québec Pascal Bigras.

Mont Rougemont: protéger la montagne, un hectare à la fois

Des dizaines d’espèces de chauves-souris, d’oiseaux, de fleurs, de petites bêtes et de végétaux pourront vivre paisiblement et à perpétuité au mont Rougemont grâce aux efforts concertés de Nature-Action Québec et de l’Association du mont Rougemont, ainsi qu’à un important coup de pouce financier du gouvernement du Canada.

Le député fédéral de Shefford, Pierre Breton, a annoncé vendredi l’octroi à Nature-Action Québec de deux subventions totalisant 287 756 $, dans l’optique d’augmenter la quantité de milieux naturels protégés dans la montagne. « En soutenant [ces projets], nous nous assurons d’avoir les connaissances complètes requises pour le rétablissement de nos espèces en péril et c’est une très bonne nouvelle pour la région », a fait savoir l’élu.

Actuellement, 301 hectares sont préservés, ce qui représente environ 10 % de sa superficie totale, souligne Pascal Bigras, directeur général de l’organisme.

Un premier projet, qui bénéficie d’une subvention de 150 876 $ issue du Fonds de la nature du Canada, permettra l’acquisition de 19,6 hectares supplémentaires à partir de terres situées sur la propriété Adam-Jodoin. On y retrouve nombre d’arbres matures, de petits milieux humides et d’espèces en voie de disparition.

Le second projet, intitulé « Protection légale d’habitats d’espèces en péril au mont Rougemont 2018-2021 » sera financé à hauteur de 136 880 $ afin de signer, au minimum, deux nouvelles ententes de préservation par année.

Ces ententes peuvent être réalisées par acquisition ou par cessation d’un lot ou d’une partie de celui-ci à l’organisme chargé d’en assurer la préservation. Nature-Action Québec est épaulé depuis 17 ans par l’Association du mont Rougemont (AMR), un regroupement de propriétaires désireux de prendre soin du « joyau » que représente la montagne, dont la biodiversité compte au moins 1000 espèces vivantes différentes dont quelques dizaines à statut précaire.

« Notre association travaille depuis une quinzaine d’années pour les générations futures, a déclaré le coordonnateur de l’AMR, Pierre Pontbriand. On essaie de préserver ce beau paysage pour que les enfants qui seront là dans 30 ou 50 ans puissent l’admirer à leur tour. »

Ensemble pour la nature

« Ces accomplissements représentent le résultat des efforts combinés d’un écosystème de partenaires, de propriétaires, d’amis et d’amoureux de la nature », a affirmé M. Bigras.

Dans le monde, 1 million d’espèces vivantes sur les huit millions connues de l’humain sont menacées de disparaître. La tendance ne pourrait être renversée que « si chacun fait son bout de chemin », a ajouté le directeur.