La construction de maisons dans le mont Foster à Bolton-Ouest ne devrait pas être permise pour des raisons environnementales, soutient le citoyen Paul Geoffrion.

Mont Foster: un citoyen s’oppose à un nouveau projet immobilier

Permettre la construction de maisons dans le mont Foster est une hérésie environnementale, soutient Paul Geoffrion. Il appelle les citoyens de Bolton-Ouest à se prononcer contre la nouvelle mouture du projet immobilier afin de protéger la montagne.

Plusieurs éléments clochent dans le projet immobilier qui sera présenté samedi lors d’une consultation publique, indique M. Geoffrion, un opposant de la première heure à ce que le mont Foster accueille des maisons. Il identifie cinq aspects militant pour le rejet de la proposition des promoteurs.

D’abord, dans la forme proposée, le projet contrevient aux règlements de zonage et de lotissement de la municipalité, signale-t-il. Ceux-ci prohibent les projets immobiliers de plus de 12 maisons qui n’ont pas deux accès routiers. Ils devront être amendés, écrit-il dans une longue analyse envoyée aux citoyens de la municipalité.

Deuxièmement, note M. Geoffrion, le schéma d’aménagement de la MRC Brome-Missisquoi interdit la construction de rues et le prolongement de celles existantes à l’extérieur du périmètre d’urbanisation. La municipalité n’a pas de périmètre urbain, rappelle-t-il.

Dans un troisième temps, la construction de maisons dans le mont Foster entre en collision avec le Règlement sur les espèces menacées ou vulnérables du gouvernement du Québec. Des organisations environnementales, dit-il, ont confirmé la présence de quatre espèces animales, dont la salamandre pourpre, et de huit espèces florales dans cette catégorie. La municipalité est tenue de respecter la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, soutient-il.

M. Geoffrion souligne que trois cours d’eau tributaires du lac Brome tirent en partie leur source du mont Foster, soit les ruisseaux Coldbrook, Argyle et McLaughlin. Construire des maisons dans la montagne pourrait altérer la qualité de l’eau de ces ruisseaux et donc celle du lac Brome, dit-il.

Le projet contrevient également à la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral, pense M. Geoffrion. Il a écrit à la ministre d’Environnement et Changements climatiques du Canada, Catherine McKenna, l’automne dernier, l’enjoignant de déclarer un décret d’urgence pour protéger la salamandre pourpre dans le mont Foster. La ministre n’a pas donné suite à sa demande.

Finalement, il plaide que la planète ne peut plus supporter des projets qui détruisent des milieux naturels. Les écosystèmes doivent être protégés pour préserver la biodiversité et lutter contre les phénomènes météorologiques extrêmes, dit-il.