Monique Allard, candidate du Bloc québécois dans Brome-Missisquoi, a convoqué les médias vendredi pour parler d’environnement.

Monique Allard s'oppose à un nouveau projet de pipeline

La candidate du Bloc québécois dans Brome-Missisquoi, Monique Allard, a convoqué la presse vendredi matin afin de parler d’environnement en abordant la question du pipeline de Canadian Prosperity Pipeline Corporation (CP3), qui ne passerait toutefois pas dans les Cantons-de-l’Est.

Ce projet, mené par un ingénieur albertain, est similaire au projet d’Oléoduc Énergie Est, abandonné il y a deux ans. Ce dernier devait passer à travers 800 cours d’eau, rappelle Mme Allard.

Cependant, il s’agit d’un tout autre projet, et non d’une renaissance d’Énergie Est, comme l’a laissé entendre la candidate.

Selon Radio-Canada, qui s’est entretenue avec le promoteur de CP3, cet oléoduc sera construit sur de nouvelles bases, avec de la tuyauterie qui n’est pas encore sous terre. Trois tracés sont à l’étude pour relier l’Alberta au Nouveau-Brunswick.

Le promoteur du CP3 avait auparavant approché TC Énergie pour relancer Énergie Est, mais avait essuyé un refus.

Devant cet intérêt pour le transport de pétrole par pipeline, Monique Allard et son directeur de campagne, Guillaume Paquet, craignent que revive l’ancien projet d’oléoduc Montréal-Portland, qui consistait à inverser le flux et de construire une station de pompage à Dunham. Ils assurent qu’ils seront vigilants.

« On ne veut pas que le Québec devienne une autoroute de pipelines parce que le pipeline qui va traverser le Québec, ce n’est pas pour nous. »

État du chemin de fer

Questionnée à savoir si elle comptait défendre des enjeux locaux et environnementaux qui concernent directement sa circonscription, la candidate a souligné son inquiétude face au dossier de Coventry, alors que l’agrandissement d’un dépotoir menace la qualité de l’eau du lac Memphrémagog. 

« Le lac Memphrémagog dessert 175 000 Estriens, souligne Mme Allard, qui habite près de Magog. Le dépotoir menace l’eau du lac. » 

« Il y a aussi tout l’état des rails entre Farnham et Lac-Mégantic. Hier (jeudi), j’étais à Magog et j’attendais pour traverser, parce qu’il y avait un train. Il y avait
73 wagons. Le train passe au cœur de Magog sur une voie ferrée en très mauvais état. Quand on parle de très mauvais état, on parle des travers et des rails. Ça aussi, il faut être vigilant pour s’assurer qu’il n’y aura pas un deuxième Mégantic. »

Elle appuie par ailleurs le projet de corridor ferroviaire entre Montréal et Sherbrooke. Le projet, mené par des maires des Cantons-de-l’Est et de l’Estrie, continue d’avancer. L’état des rails est notamment un enjeu. 

Mme Allard souhaite d’ailleurs que le train soit électrifié pour devenir un transport alternatif encore plus vert.

AbonnezvousBarometre