Vapotage: nouveau bilan de 18 morts et 1080 malades aux États-Unis

WASHINGTON — L’épidémie de maladies pulmonaires liées à la consommation de cigarettes électroniques aux États-Unis ne faiblit pas, le bilan passant à 18 morts et 1080 malades, ont annoncé jeudi les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

En une semaine, six nouveaux décès et 275 nouveaux cas ont été recensés selon les critères établis par les autorités sanitaires : la moitié des nouveaux malades correspondait à des cas anciens qui n’avaient pas été reconnus comme tels, et l’autre moitié à des personnes ayant été hospitalisées ces deux dernières semaines — alors que l’alarme est sonnée depuis le mois d’août.

«Malheureusement, l’épidémie [...] continue à un rythme rapide», a déclaré Anne Schuchat, haute responsable des CDC, lors d’une conférence téléphonique avec la presse. «Nous n’observons pas de baisse dans l’occurrence de nouveaux cas».

C’est dans le contexte de cette épidémie mystérieuse que plusieurs États et villes ont décidé d’interdire soit la totalité des e-cigarettes (Massachusetts, San Francisco...), soit les vapoteuses aromatisées à autre chose que du tabac (menthe, menthol, fruits...).

Le motif donné pour les interdictions est la protection des jeunes. Un collégien sur quatre a déclaré cette année avoir vapoté dans le mois précédent, selon une enquête publiée en septembre dans le New England Journal of Medicine, contre 11 % en 2017. 

78 % des malades pour lesquels des informations sont disponibles ont indiqué avoir consommé des recharges de vapoteuses au THC, l’agent psychoactif du cannabis, obtenues sur le marché noir.

Plus de 400 échantillons sont dans les mains de l’agence fédérale des médicaments, la Food and Drug Administration, qui les analyse dans l’espoir de trouver l’ingrédient ou les ingrédients susceptibles d’avoir causé les lésions pulmonaires, parmi les nombreux additifs, solvants, huiles et arômes ajoutés dans les e-liquides pour couper le cannabis ou la nicotine.

«Les échantillons que nous analysons donnent des résultats différents, et aucune substance unique n’a été identifiée», a dit Judy McMeekin, de la FDA.