L'aspirant sénateur républicain Roy Moore fait l’objet d’allégations d’inconduite sexuelle.

Trump donne officiellement son appui à un candidat accusé d’agressions sexuelles

WASHINGTON — Le président Donald Trump a officiellement accordé son appui à l’aspirant sénateur républicain Roy Moore, qui fait l’objet d’allégations d’inconduite sexuelle, martelant que sa présence au Congrès était nécessaire pour faire avancer ses priorités.

Lundi matin, le président Trump a écrit sur Twitter que le «refus des démocrates d’accorder au moins un vote» à sa réforme fiscale justifiait l’importance d’élire Roy Moore comme sénateur de l’Alabama.

M. Trump s’est aussi entretenu au téléphone avec le candidat. Un porte-parole de la Maison-Blanche, Raj Shah, a précisé que les deux politiciens avaient discuté de la course sénatoriale dans l’État, ajoutant que le président avait «appuyé la campagne de M. Moore».

Il s’agissait là de la plus claire manifestation d’appui du président envers M. Moore, qui est depuis quelques semaines visé par des allégations d’agression sexuelle envers des mineures qui seraient survenues il y a des dizaines d’années. L’une de ces femmes allègue que le politicien républicain l’a agressée alors qu’elle avait 14 ans et que lui était dans la trentaine.

Plusieurs républicains ont appelé M. Moore à se retirer de la course dans la foulée de ces nombreux reportages.

Peu de temps après que M. Trump eut envoyé son micromessage, lundi, Ray Moore a écrit qu’il était «reconnaissant de l’appui du président Trump», et qu’il avait hâte de «l’aider à assécher le marais» («drain the swamp»).

Donald Trump s’est aussi attaqué à l’adversaire démocrate de M. Moore, Doug Jones, qu’il qualifie de «marionnette» des dirigeants démocrates du Congrès, Nancy Pelosi et Chuck Schumer, et qui, selon lui, nuira aux priorités républicaines sur la diminution des impôts, la lutte contre la criminalité et le renforcement de l’armée.

Pendant des semaines, Donald Trump était resté silencieux sur les allégations visant M. Moore. La Maison-Blanche avait dit que le président n’apparaîtrait pas à ses côtés avant l’élection du 12 décembre.

Mais dans les derniers jours, le président a soulevé des doutes sur les allégations pesant contre le candidat républicain et il a accepté de participer à un rassemblement partisan à Pensacola, en Floride, à environ 30 kilomètres de la frontière avec l’Alabama seulement quatre jours avant le scrutin.