Les crimes violents contre les femmes sont en progression en Inde en dépit de lois plus sévères promulguées en 2013.

Manif en Inde contre les violences sexuelles

NEW DELHI — Des milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs villes, dimanche, en Inde, pour réclamer la fin du fléau des violences sexuelles contre les femmes, dont l’ampleur a grandi dans le pays.

Brandissant des affiches et des pancartes, les manifestants ont marché à New Delhi, Mumbai et d’autres villes, demandant au gouvernement indien la traduction rapide en justice de suspects de viols. Des veillées aux chandelles étaient aussi organisées à plusieurs endroits.

La colère a été déclenchée par le viol et le meurtre d’une fillette de huit ans dans la portion du Cachemire contrôlée par l’Inde et par l’enlèvement et le viol d’une adolescente dans l’État indien d’Uttar Pradesh.

Plusieurs manifestants se sont montrés particulièrement indignés du fait que le parti nationaliste hindou au pouvoir en Inde se soit d’abord mis du côté de l’accusé dans l’affaire au Cachemire. La jeune victime était musulmane et les accusés sont hindous.

Au moins neuf suspects, incluant un législateur du parti au pouvoir et quatre responsables des forces de l’ordre, ont été arrêtés relativement à ces deux affaires.

Les crimes violents contre les femmes sont en progression en Inde en dépit de lois plus sévères promulguées en 2013. En 2012, le viol collectif fatal d’une jeune femme à New Delhi avait déclenché des manifestations imposantes de centaines de milliers de personnes réclamant des lois plus musclées contre le viol au pays.

Le mouvement d’indignation à New Delhi à ce moment avait mené rapidement à des actions législatives, doublant les peines de prison pour les violeurs à 20 ans et criminalisant le voyeurisme, le harcèlement et le trafic de femmes. Les législateurs indiens ont aussi voté pour réduire de 18 à 16 ans l’âge à laquelle une personne peut être traduite en justice en tant qu’adulte pour des crimes haineux.