Le groupe a travaillé pendant quelques semaines pour tenter de trouver un terrain d’entente sur des enjeux délicats en matière d’immigration.

Les projets de loi sur l’immigration rejetés au Sénat américain

Le Sénat américain a rejeté un projet de loi bipartite qui aurait donné à 1,8 million de jeunes immigrants sans statut - les «Dreamers» - une occasion d’obtenir la citoyenneté et accordé 25 milliards $ pour un mur à la frontière avec le Mexique et d’autres mesures de sécurité.

Le projet de loi avait été rédigé par des républicains et des démocrates modérés se présentant comme la «coalition du bon sens». La proposition avait été prise à partie par des responsables à la Maison-Blanche et au département de la Sécurité intérieure.

Le vote a été de 54 voix contre 45, soit six voix de moins que les 60 nécessaires pour qu’il soit adopté.

Les mesures prévues ne touchaient pas à la distribution aléatoire d’environ 55 000 visas chaque année à des personnes de divers pays. Le président Donald Trump a proposé de mettre fin à cette «loterie» et de redistribuer ces visas à d’autres immigrants.

Le groupe a travaillé pendant quelques semaines pour tenter de trouver un terrain d’entente sur des enjeux délicats en matière d’immigration.

Le président Trump avait déclaré que la proposition de compromis au Sénat serait une «catastrophe totale», soutenant sur Twitter qu’elle créerait «une amnistie géante (incluant pour des criminels dangereux)».

Le Sénat a aussi rejeté par la suite un projet de loi sur l’immigration soutenu par le président, alors que 60 sénateurs s’y sont opposés et que seulement 39 l’ont appuyé. Cela signifie que le Sénat a désormais rejeté quatre propositions distinctes sur l’immigration, ce qui laisse croire que le débat pourrait finir dans l’impasse.

M. Trump avait proposé une voie vers la citoyenneté de 10 à 12 ans pour les jeunes «Dreamers», une concession aux démocrates. En échange, il cherchait à obtenir un financement rapide de 25 milliards $ pour construire son mur à la frontière avec le Mexique et pour d’autres mesures de sécurité, ainsi que des restrictions plus importantes sur le parrainage de proches par des immigrants en situation régulière.

Des démocrates et plusieurs républicains s’opposaient aux dépenses pour le mur souhaité par M. Trump et aux restrictions sur le parrainage.

Oprah confirme qu’elle ne veut pas de la présidence américaine

L’animatrice américaine Oprah Winfrey a confirmé cette semaine ne pas vouloir être candidate à la présidence américaine, même si elle se sent investie d’»une responsabilité» de promouvoir la justice dans le monde.

Après un discours très inspiré à la cérémonie des Golden Globes début janvier, qui avait alimenté les spéculations sur sa possible candidature en 2020, celle que tout le monde nomme simplement «Oprah» dit avoir réfléchi.

«Il y a beaucoup d’hommes riches qui m’ont appelée, qui m’ont dit qu’ils pourraient diriger ma campagne et lever un milliard de dollars pour moi», a raconté dans une nouvelle interview à la chaîne CBS cette entrepreneuse de 64 ans, première femme noire au monde à devenir milliardaire.

«Quand vous avez autant de gens que vous appréciez qui vous contactent, ça vaut le coup de réfléchir». Mais finalement, elle a pris la décision de ne pas se présenter. «Si Dieu voulait que je sois candidate, ne me le dirait-il pas? Et je n’ai pas entendu ça», a-t-elle expliqué.

«Oui, je crois que j’ai une responsabilité en tant que personne avec une voix qui porte dans ce pays de l’utiliser pour promouvoir la justice et la bonté et la bonne volonté dans ce monde. Mais je n’ai jamais eu l’impression que cela devait être politique, et je ne l’ai toujours pas aujourd’hui»

«Je suis touchée par le fait que les gens pensent que je pourrais être leader du monde libre, mais ce n’est pas mon esprit, ce n’est pas dans mon ADN», a-t-elle ajouté, confirmant des déclarations similaires faites en janvier.

Un sondage de l’institut Marist Poll publié quelques jours après le discours des Golden Globes indiquait que, même si 64% des Américains avaient une opinion favorable d’Oprah, seuls 35% souhaitaient la voir se présenter en 2020.

Mais un Américain sur deux se disait néanmoins prêt à voter pour cette célébrité sans expérience politique mais proche des démocrates, laissant penser qu’elle pourrait battre Donald Trump en 2020.

Et selon un nouveau livre du journaliste Joshua Green sur Steve Bannon, l’ex-stratège de la campagne victorieuse de Trump considérait Oprah comme une potentielle «menace existentielle pour la présidence Trump», si elle décidait de se jeter dans l’arène politique. Avec l'AFP.