Le leader nord-coréen Kim Jung-Un a rencontré le chef de la délégation du sud, Chung Eui-yong, lundi, à Pyongyang.

Les leaders coréens se rencontreraient le mois prochain

SÉOUL, Corée, République de — Le dictateur nord-coréen Kim Jong-un a accepté de participer le mois prochain à un sommet en compagnie du président sud-coréen Moon Jae-in et de suspendre les tests nucléaires et de missiles de son pays — à condition que la Corée du Nord discute directement avec les États-Unis, a révélé mardi un diplomate sud-coréen.

Le directeur présidentiel de la sécurité nationale, Chung Eui-yong, a dit que les deux Corées ont convenu d’organiser le troisième sommet de leur histoire à la fin du mois d’avril, dans un village frontalier tendu.

Il a ajouté que les leaders mettront en place une ligne directe pour abaisser les tensions militaires et qu’ils discuteront avant la tenue du sommet.

M. Chung dirigeait la délégation sud-coréenne de dix personnes qui a rencontré M. Kim pendant une visite de deux jours à Pyongyang. Les diplomates sont rentrés chez eux mardi après avoir été les premiers dirigeants sud-coréens à rencontrer le jeune leader du Nord depuis qu’il a pris le pouvoir à la fin de 2011.

Il s’agissait aussi de la première délégation sud-coréenne de haut rang à visiter la Corée du Nord en 11 ans.

Ces ententes surviennent dans la foulée des différentes de mesures de détente annoncées par les deux Corées pendant les Jeux d’hiver de Pyeongchang, le mois dernier. Les tensions entre les deux pays étaient élevées depuis un an en raison des essais nucléaires et de missiles de la Corée du Nord.

Les deux sommets précédents, en 2000 et 2007, ont mis en présence le père de Kim Jong-un, Kim Jong-il, et différents présidents sud-coréens libéraux. Ils ont accouché de divers projets de coopération entre les deux pays qui ont ensuite été sabordés par les gouvernements conservateurs du Sud.

M. Chung affirme que la Corée du Nord a accepté de suspendre ses essais nucléaires et de missiles si elle discute «candidement» avec les États-Unis, notamment en ce qui concerne la dénucléarisation et le rétablissement des relations diplomatiques.

La Corée du Nord aurait aussi indiqué qu’elle n’aura plus besoin d’armes nucléaires si les menaces militaires contre elle disparaissent et si elle obtient des garanties de sécurité crédibles, a soutenu M. Chung. Elle aurait enfin promis de ne pas utiliser ses armes nucléaires ou conventionnelles contre la Corée du Sud.

Donald Trump salue des progrès possibles

Le président des États-Unis Donald Trump a salué mardi des «progrès possibles» sur le dossier nord-coréen après l’évocation par Pyongyang, selon Séoul, d’une possible dénucléarisation si la sécurité du régime était garantie.

«Des progrès possibles dans les discussions avec la Corée du Nord», a tweeté M. Trump. «Pour la première fois depuis des années, un effort sérieux est fait par toutes les parties concernées», a-t-il ajouté. «Le monde regarde et attend! Peut-être de faux espoirs, mais les États-Unis sont prêts à s’engager pleinement quelle que soit la direction retenue!».  Avec AFP