Le vice-président Mike Pence pointe fièrement l'astronaute d'Apollo 11 Buzz Aldrin lors d'un discours prononcé devant le centre Kennedy.

Les États-Unis fêtent les premiers pas de l'humanité sur la Lune

CAP CANAVERAL — Une nation rêveuse a célébré samedi le 50e anniversaire du «bond géant pour l'humanité», la fameuse phrase prononcée par Neil Armstrong au moment de marcher sur la Lune.

Au Centre spatial Kennedy de la NASA, l'astronaute Buzz Aldrin a montré au vice-président américain Mike Pence la rampe de lancement qui l'avait propulsé vers la Lune en 1969. Au même moment, à plusieurs milliers de kilomètres de là, un astronaute américain et ses confrères italien et russe ont décollé à bord d'une fusée russe pour se rendre à la Station spatiale internationale.

À Wapakoneta, dans l'Ohio, la ville natale de Neil Armstrong, près de 2000 personnes ont participé à «Course vers la Lune».

«Apollo 11 est le seul événement du XXe siècle à avoir la chance d'être largement reconnu au XXXe siècle», a déclaré M. Pence.

Au Musée du vol de Seattle, Gilda Warden, assise sur un banc, a admiré le module de commande d'Apollo 11. «C'est comme entrer dans la chapelle Sixtine et regarder le plafond. On veut rester là et le saisir», a dit cette infirmière psychiatrique de Tacoma, dans l'État de Washington.

Ce 20 juillet 1969, Armstrong et Aldrin se sont désamarrés du module de commandement et ont amorcé leur descente vers la lune à bord du module Eagle. Ils se sont posés sur la mer de la Tranquillité. Armstrong a été le premier humain à marcher sur la surface lunaire, proclamant : «C'est un petit pas pour [un] homme, c'est un bond de géant pour l'humanité».

Au cours de son discours prononcé devant le centre Kennedy, M. Pence a rendu hommage à Armstrong, à Aldrin et au pilote du monde de commande, Michael Collins. «S'ils ne sont pas des héros, alors il n'y a pas de héros», a-t-il dit. Il a aussi salué les 400 000 Américains qui ont travaillé sans relâche pour ce voyage lunaire.

Âgé de 89 ans, M. Aldrin a saisi la main droite du fils aîné de Neil Armstrong, Rick, lorsque le vice-président a mentionné le nom de ces héros. Il s'est ensuite levé et a salué la foule qui l'ovationnait. Neil Armstrong est mort en 2012. Quant à Michael Collins, aujourd'hui âgé de 88 ans, il n'était pas présent lors de la cérémonie. Harrison Schmitt, de la mission Apollo 17, l'avant-dernier homme à avoir marché sur la Lune en 1972, était là.

Retour sur la Lune

M Pence a aussi rappelé l'objectif du gouvernement Trump d'envoyer de nouveaux astronautes américains sur la Lune d'ici cinq ans, et sur Mars. Il a prédit que la nouvelle génération d'explorateurs de l'espace restera pendant des semaines, voire des mois, sur la surface lunaire, par seulement des jours et des heures comme les 12 qui y sont déjà allés.

D'autres commémorations se sont déroulées aux États-Unis, notamment dans une ville nommée Apollo, située dans le comté d'Armstrong, non loin de la ville de Mars et du canton de Moon, en Pennsylvanie. La société historique de la municipalité a décidé de relancer la célébration annuelle en l'honneur du jubilé d'or du voyage sur la lune. Tous les astronautes du programma Apollo ont été nommés citoyens d'honneur de la ville.

Au Yankee Stadium de New York, l'ancien astronaute de la navette spatiale Mike Massimino a effectué le lancer protocolaire à l'ancien artilleur des majeures Jack Aker, qui était au monticule lorsque la rencontre entre les Yankees et Senators de Washington (aujourd'hui les Rangers du Texas) a été interrompue pour annoncer l'alunissage d'Eagle. «[Armstrong et Aldrin] étaient A1, numéro 1, plus importants que les ligues majeures», a dit Aker.

«Je partage ce sentiment», a réitéré M. Massimino.