Donald Trump avait annoncé fin mai «mettre fin à la relation» entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine.
Donald Trump avait annoncé fin mai «mettre fin à la relation» entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine.

Le retrait des États-Unis de l’OMS marque un «revers pour la coopération internationale»

BERLIN — Le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) constitue un «revers pour la coopération internationale», a déploré mercredi un porte-parole du gouvernement allemand.

«Les épidémies mondiales montrent que nous avons besoin de plus de coopération internationale pour lutter contre la pandémie, et non de moins de coopération», a déclaré lors d’une conférence de presse Martina Fietz, porte-parole du gouvernement d’Angela Merkel.

«Le travail de l’OMS est extraordinaire, surtout dans des périodes comme celle-ci, il est important qu’elle soit soutenue et suffisamment financée», a-t-elle fait valoir, ajoutant que le retrait américain constituait un «revers pour la coopération internationale».

Les États-Unis ont confirmé mardi avoir officiellement notifié l’ONU du retrait américain de l’OMS, accusée par Washington d’avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

La notification sera effective au terme d’un délai d’un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l’organisation.

Joe Biden, candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine de novembre, a promis d’annuler cette décision «au premier jour» de sa présidence en cas de victoire.

Donald Trump avait annoncé fin mai «mettre fin à la relation» entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le nouveau coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Il reproche aussi au patron de l’OMS, l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d’avoir échoué à réformer l’organisation.