En 2016, la planète a pulvérisé un nouveau record de chaleur, s’inscrivant comme l’année la plus chaude des temps modernes.

L’activité humaine, la seule cause de la canicule de 2016

MIAMI — Le record mondial de chaleur, la canicule en Asie ainsi que les eaux inhabituellement chaudes au large de l’Alaska enregistrés l’an dernier ont tous pour unique responsable le réchauffement climatique causé par l’activité humaine, selon une étude publiée mercredi.

C’est la première fois que des scientifiques mettent le doigt sur des phénomènes climatiques extrêmes qui n’auraient pas pu se produire sans le changement climatique, selon ce rapport passé au crible par un comité de scientifiques avant publication.

Jusqu’à présent, les scientifiques estimaient que le réchauffement climatique provoqué par les humains, en brûlant par exemple des énergies fossiles, accentuait le risque de voir surgir des inondations, des sécheresses, des tempêtes et d’autres phénomènes extrêmes, mais ils ne l’avaient encore jamais désigné comme la seule cause.

«Cette étude marque un changement fondamental», explique Jeff Rosenfeld, rédacteur en chef du Bulletin of the American Meteorological Society qui a publié ces travaux élaborés par 116 scientifiques venus de 18 pays.

En 2016, la planète a pulvérisé un nouveau record de chaleur, s’inscrivant comme l’année la plus chaude des temps modernes. Les températures record enregistrées à la surface de la planète ont «uniquement été rendues possibles par un important réchauffement anthropique», résultant de l’intervention humaine, «à l’échelle d’un siècle», soulignent ces travaux.