La chancelière Angela Merkel a affirmé lundi être «très sceptique» à l’idée de fonctionner avec un gouvernement minoritaire, une avenue n’ayant jamais été mise à l’épreuve dans l’Allemagne post-Deuxième Guerre mondiale.

La probabilité de nouvelles élections s’accentue en Allemagne

BERLIN — L’Allemagne, principale économie d’Europe et symbole de stabilité, fait face à la perspective de plusieurs mois d’incertitude politique après que les conservateurs de la chancelière Angela Merkel eurent été incapables de former une coalition avec deux plus petites formations, accentuant la probabilité d’élections anticipées.

Mme Merkel a affirmé lundi être «très sceptique» à l’idée de fonctionner avec un gouvernement minoritaire — une avenue n’ayant jamais été mise à l’épreuve dans l’Allemagne post-Deuxième Guerre mondiale — à la suite de négociations rompues quelques heures auparavant avec les verts et les démocrates libres pro-affaires.

Son présent partenaire de coalition, le Parti social-démocrate de centre-gauche, a affirmé clairement qu’il serait dans l’opposition après un résultat désastreux aux élections de septembre.

Dans l’éventualité de nouvelles élections, un sondage dévoilé lundi par le diffuseur RTL montre un portrait quasiment identique des appuis des différents partis, laissant croire à des difficultés aussi grandes à former une coalition.

Aussitôt après les négociations rompues un peu avant minuit, dimanche, Mme Merkel a promis qu’elle ferait tout en son possible pour s’assurer que l’Allemagne continue de jouir d’une bonne gouvernance. Elle a ensuite affirmé que bien que la situation soit regrettable, «le pays profite malgré tout d’une stabilité».

Ses commentaires ont été faits après que le président Frank-Walter Steinmeier eut appelé les leaders politiques à revoir leurs positions et à tenter de nouveau de constituer un gouvernement.

Selon la Constitution, il reviendra à M. Steinmeier de décider s’il ouvre la voie à un gouvernement minoritaire ou s’il déclenche de nouvelles élections.