L'enfant a été attaqué dimanche dernier dans un magasin Home Bargains de Worcester, en Angleterre.

Enfant attaqué à l'acide: 5 hommes arrêtés, dont le père

LONDRES — Le père d’un enfant de trois ans brûlé à l’acide et quatre autres hommes ont comparu mercredi devant la justice britannique, inculpés de complot en vue de commettre des lésions corporelles graves.

Cet homme de 39 ans, dont le nom ne peut être donné pour protéger l’anonymat de l’enfant, a comparu devant le tribunal de Kidderminster aux côtés de quatre autres hommes, dont trois Slovaques d’une vingtaine d’années: Adam Cech, 27 ans, Jan Dudi, 25 ans, et Norbert Pulko, 22 ans. Adam Cech et Jan Dudi sont tous deux pères de famille.

Le cinquième homme est Jabar Paktia, 41 ans.

Ils n’ont parlé que pour confirmer leurs noms, âges et adresses et ont nié, par la voix de leur avocat, avoir commis un acte répréhensible.

Ils comparaîtront de nouveau devant la justice, cette fois devant le tribunal de Worcester, le 28 août.

Souffrant de graves brûlures au bras et au visage, l’enfant avait été hospitalisé après cette attaque, survenue samedi en début d’après-midi dans un magasin à rabais de Worcester.

Il a quitté l’hôpital le lendemain, «mais les conséquences à long terme de ses blessures restent inconnues pour le moment», a indiqué la police West Mercia, dans l’ouest de l’Angleterre, dans un communiqué.

Le chef de la police de West Mercia, Mark Travis, avait estimé dimanche qu’il s’agissait d’une «attaque délibérée», tout en indiquant que son motif n’était alors «pas clair».

Le garçon et sa mère se trouvent désormais «dans un endroit sûr», a déclaré le procureur lors de l’audience.

C’est un acte de «pure méchanceté», avait déclaré le chef du conseil municipal de Worcester, Marc Bayliss. «Worcester n’est pas le genre d’endroit [où ce type d’attaque se produit], nous sommes une petite ville anglaise typique».

Le Royaume-Uni est confronté à une hausse des attaques à l’acide ces dernières années, en particulier à Londres. Le ministère de l’Intérieur a annoncé en avril qu’il comptait durcir la législation, en faisant de la détention des substances corrosives dans un lieu public une infraction pénale, et en interdisant la vente de ces substances aux mineurs.

Mardi encore, la police de Birmingham a lancé un appel à témoins après l’agression d’une femme gravement blessée après avoir été visée par une «substance corrosive».