Le président Trump a choisi de rester aux États-Unis pour «superviser la réponse américaine à la Syrie et pour surveiller les développements dans le monde». C’est la première fois dans l’histoire du sommet qu’un président des États-Unis n’y participe pas.

Donald Trump ne participera pas au Sommet des Amériques au Pérou

WASHINGTON — Donald Trump ne sera pas présent au prochain Sommet des Amériques au Pérou, auquel vont participer ses partenaires de l’ALENA, Justin Trudeau et Enrique Peña Nieto, alors que certains espéraient qu’une entente de principe pour le renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain soit annoncée lors de l’événement.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a annoncé dans un communiqué mardi que ce sera le vice-président Mike Pence qui représentera les États-Unis à la rencontre des pays des Amériques, vendredi et samedi.

Le président Trump a choisi de rester aux États-Unis pour «superviser la réponse américaine à la Syrie et pour surveiller les développements dans le monde». C’est la première fois dans l’histoire du sommet qu’un président des États-Unis n’y participe pas.

Donald Trump avait promis de réagir «avec force» à une énième attaque chimique survenue contre des civils en Syrie. Selon une source à la Maison-Blanche, le conseiller à la sécurité nationale du président, John Bolton, plaidait pour que M. Trump reste à Washington dans la foulée de cette attaque.

Certains espéraient que les trois dirigeants des États-Unis, du Canada et du Mexique annoncent une entente de principe au Pérou, mais le secrétaire mexicain à l’Économie, Idelfonso Guajardo, a prévenu lundi que cela n’arriverait pas aussi tôt.

Malgré l’absence de Donald Trump, les représentants des trois pays qui mènent la renégociation de l’ALENA se rencontreront lors du Sommet.

Selon M. Guajardo, une annonce est à portée de main au début du mois de mai — «environ 80% des chances», a-t-il affirmé lundi en entrevue avec le réseau mexicain Televisa.

Le président Trump semblait tout aussi optimiste, lundi: «Nous sommes assez près sur l’ALENA.»

Certains Américains sont par ailleurs pressés d’en finir avec ces négociations, notamment les agriculteurs. Déjà aux prises avec une mauvaise saison et des marchés à la baisse pour les céréales, les fermiers — qui ont beaucoup voté Trump — craignent d’éventuelles représailles de partenaires des États-Unis, notamment la Chine, qui pourraient être frappés par des tarifs douaniers sur l’acier, l’aluminium et d’autres exportations.

Sur les ondes de NBC, dimanche, le sénateur républicain Mike Rounds a suggéré d’épargner le Canada et le Mexique, des «alliés avec qui les États-Unis entretiennent d’excellents rapports actuellement, en vertu de l’ALENA».