L’ex-conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, est dans la mire des démocrates dans le cadre de l'enquête parlementaire en vue de la destitution de Trump.

Destitution : les démocrates veulent entendre l'ancien conseiller américain John Bolton

WASHINGTON — Les démocrates à la Chambre des représentants américaine veulent auditionner l’ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton dans le cadre de l’enquête parlementaire en vue d’une destitution de Donald Trump, a déclaré dimanche l’un de leurs principaux chefs.

«Manifestement, il a des informations très pertinentes et nous voulons qu’il témoigne», a déclaré sur ABC News le président de la commission du Renseignement à la Chambre, Adam Schiff, qui supervise cette enquête qui pourrait déboucher sur une mise en accusation («impeachment») du président puis sur son procès devant le Sénat.

Les parlementaires démocrates tentent de démontrer que Donald Trump a fait pression sur Kiev pour obtenir de quoi salir l’ancien vice-président américain, Joe Biden, jusqu’ici bien placé pour l’affronter lors de l’élection de novembre 2020.

Le fils de Joe Biden siégeait au Conseil d’administation d’une entreprise gazière ukrainienne.

«John Bolton est un témoin très important. Nous savons déjà grâce aux témoignages d’autres personnes qu’il était inquiet» de manoeuvres de l’entourage du président républicain auprès de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a déclaré Adam Schiff.

Le nom de John Bolton, qui a été démis de ses fonctions auprès de Donald Trump le mois dernier, avait été cité par l’une de ses anciennes collaboratrices à la Maison-Blanche, Fiona Hill, lorsqu’elle avait été entendue par les parlementaires.

Selon elle, John Bolton, qui occupait les fonctions de principal conseiller du président pour les affaires internationales, s’était alarmé des efforts déployés notamment par l’avocat personnel du président américain, Rudy Giuliani.

Adam Schiff a ajouté dimanche que les parlementaires mèneraient «bientôt» des auditions publiques, alors que les témoignages ont jusqu’ici été recueillis à huis clos.

«Je ne veux pas donner de calendrier exact, en partie car nous luttons contre les efforts incessants de la Maison-Blanche pour faire obstruction à notre enquête», et «je parie qu’ils vont s’opposer à ce que John Bolton» témoigne, a-t-il ajouté.