Le président brésilien Jair Bolsonaro
Le président brésilien Jair Bolsonaro

Brésil: Bolsonaro critique à nouveau les mesures de confinement

SAO PAULO — Le président brésilien Jair Bolsonaro a une nouvelle fois critiqué samedi les mesures de confinement, au moment où le Brésil est le quatrième pays au monde le plus touché en terme de contaminations.

«Le chômage, la faim et la misère seront l'avenir de ceux qui soutiennent la tyrannie de l'isolement total», a tweeté le dirigeant d'extrême droite.

Le Brésil, avec au moins 233 142 cas détectés et 15 633 morts, est pour l'instant le quatrième pays au monde le plus touché en terme de contaminations. Mais des experts estiment que, faute de tests en nombre suffisant, les cas pourraient être jusqu'à quinze fois plus nombreux.

Le président Bolsonaro plaide en faveur d'un «retour à la normale» avec des arguments économiques et promeut l'utilisation de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine pour le traitement de la maladie.

Il a également re-tweeté samedi une vidéo de quatre minutes intitulée Comment parvenir au rêve de l'immunité.

Sur ces images, un homme non identifié qui se présente comme un médecin assure que «ce qui détermine si une personne va vivre ou mourir face à la contamination par le virus est son immunité».

«Ce qui prévaut», ajoute-t-il, «ce n'est pas le pouvoir d'agression du virus mais la fragilité des personnes».

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LE BRÉSIL FRANCHIT LE SEUIL DES 15 000 MORTS

Le Brésil a franchi samedi le seuil de 15 000 morts du nouveau coronavirus et environ 230 000 personnes ont été infectées, selon les statistiques officielles.

Le Brésil est le pays d'Amérique latine le plus touché par le virus, qui a déjà fait plus de 310 000 morts dans le monde. Le Brésil a enregistré 816 décès et 14 919 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures.

Malgré l'avancée de la pandémie, le président Jair Bolsonaro a attaqué les mesures de confinement prises par des gouverneurs de certains États du pays, après le départ de son deuxième ministre de la Santé en raison de différends liés à la gestion de la crise du coronavirus. AFP