Autour du globe, 23 janvier 2019

Santé

De l'aspirine tous les jours en prévention? Ce n'est pas sans risque

WASHINGTON — Aux États-Unis, des millions de gens en bonne santé prennent une faible dose d'aspirine tous les jours, dans le but de réduire le risque de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral (AVC).

Mais de plus en plus d'études remettent en cause cette stratégie, en particulier depuis l'an dernier, en mettant à jour les risques sous-estimés de l'aspirine, un médicament qu'on trouve dans de nombreuses salles de bains, mais qui peut provoquer des hémorragies.

Monde

Transgenres: la Cour suprême des États-Unis donne raison à Trump... pour le moment

WASHINGTON — La Cour suprême des États-Unis a autorisé mardi l’administration Trump à limiter le service militaire des transgenres, pendant que les poursuites intentées dans ce dossier poursuivent leur cheminement devant les tribunaux inférieurs.

Cinq juges conservateurs ont voté en faveur des politiques de M. Trump, tandis que quatre juges libéraux s’y sont opposés.

L’armée américaine avait annoncé en 2016 que les transgenres déjà enrôlés pourraient dorénavant servir ouvertement. Les transgenres pourraient aussi commencer à s’enrôler à compter du 1er juillet 2017.

Tout a changé quand Donald Trump a pris le pouvoir. Le président a lancé sur Twitter, en juillet 2017, que «les transgenres ne pourront pas servir dans l’armée américaine, de quelque manière que ce soit». Il a ensuite ordonné à l’armée de revenir aux politiques en vigueur avant les changements de l’administration Obama.

Des groupes représentant les transgenres se sont alors tournés vers les tribunaux. L’administration Trump a essuyé plusieurs défaites, avant de remporter la victoire mardi devant le plus haut tribunal du pays.

Une nouvelle politique annoncée en mars 2018 interdit essentiellement aux transgenres de servir dans l’armée, à moins qu’ils ne conservent leur «sexe biologique». On leur interdit aussi de subir une chirurgie de confirmation de genre, sauf si le processus est déjà entamé.

Monde

Après un mois de «shutdown», les États-Unis toujours dans l’impasse

WASHINGTON — Les États-Unis sont entrés mardi dans leur deuxième mois de «shutdown» et aucune solution immédiate n’apparaît pour mettre un terme à la fermeture partielle des administrations faute de financement du Congrès, une crise historique qui pèse sur l’économie et le moral des Américains.

Depuis le 22 décembre, une partie du gouvernement fédéral est paralysé par un bras de fer entre les démocrates au Congrès et la Maison-Blanche sur le financement d’un mur anti-immigration à la frontière avec le Mexique.

Donald Trump réclame 5,7 milliards de dollars pour construire le mur, sa principale promesse de campagne. L’opposition s’y oppose, jugeant ce projet «immoral», coûteux et inefficace, et demande comme préalable la réouverture des administrations.

Aucune solution immédiate n’apparaît au Congrès, qui reprend mardi ses activités après un jour férié, chacun se renvoyant la balle.

«Sans mur, notre pays n’aura jamais de frontière ou de sécurité nationale», a assuré mardi M. Trump sur Twitter, accusant les démocrates de «jouer à des jeux politiques».

«On doit à la fin faire les choses correctement. Ne cédons pas!», a-t-il lancé, saluant l’»unité» du camp républicain sur la question.

La chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a répliqué en accusant le milliardaire et les républicains au Sénat de «prendre les Américains en otage».

Trois ans de sursis 

Pour faire bouger les lignes, le président républicain a mis samedi dans la balance un sursis de trois ans pour les bénéficiaires d’autorisations de résidence qui ont été abrogés par son administration: quelque 700 000 jeunes entrés illégalement dans le pays avec leurs parents et environ 300 000 titulaires du statut de protection temporaire (TPS).

Mais les démocrates ont refusé cette «compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé».

Le milliardaire s’est en même temps aliéné la frange de son électorat opposée à toute idée d’»amnistie» pour les clandestins.

L’offre pourrait servir de base à de nouvelles discussions.

Si le shutdown touche directement 0,5% des travailleurs américains, il commence à affecter indirectement le moral de plus de la moitié des consommateurs, selon une enquête de l’Université du Michigan.

Il pèse aussi sur l’économie et la croissance, sur fond de ralentissement mondial, préviennent les experts.

Environ 800 000 fonctionnaires fédéraux sont contraints au chômage forcé ou doivent travailler sans être payés. Dans des ministères sensibles comme la Sécurité intérieure, les Transports ou les Affaires étrangères, les effectifs ont été réduits au minimum.

Les parcs nationaux du pays ne sont plus sécurisés, de nombreux musées sont fermés et le trafic des aéroports américains est ralenti.

Faire pression 

Les gardes-côtes «naviguent dans le monde pour protéger les intérêts nationaux américains alors que leurs proches doivent gérer les défis financiers et l’absence de salaire à la maison», a écrit lundi le chef de ce corps militaire, l’amiral Karl Schultz.

Si les fonctionnaires concernés devraient être rémunérés rétroactivement, plus d’un million de salariés des services privatisés ou sous-traitants des établissements publics devront faire une croix sur leur paie.

«Je vais bientôt perdre ma voiture, car je suis très en retard (sur les remboursements), mon assurance maladie, mon assurance auto et mon permis de conduire», a dit à l’AFP Yvette Hicks, 40 ans, mère célibataire de deux enfants qui travaille pour l’institution culturelle Smithsonian à Washington.

Des initiatives ont été mises en place pour aider les fonctionnaires dans le besoin: nuits d’hôtels et repas gratuits, collectes de fonds, alors que les banques alimentaires font le plein.

Ce shutdown, le plus long de l’histoire, commence aussi à avoir un coût politique. Une majorité d’Américains rendent les républicains et la Maison-Blanche responsables de la situation, selon plusieurs sondages.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, devrait tout de même soumettre la proposition présidentielle à un débat cette semaine. Il entend ainsi faire pression sur les démocrates en les faisant apparaître comme responsables de l’impasse.

Mais pour les démocrates à la Chambre, il est essentiel de rouvrir d’abord les administrations, car les négociations sur le texte pourraient prendre trois ou quatre semaines.

Monde

Les catastrophes influencent l'attitude face aux changements climatiques

WASHINGTON — Quand vient le temps de se prononcer au sujet des changements climatiques, l'attitude des Américains est principalement influencée par les catastrophes naturelles et la météo locale, démontre un nouveau sondage.

Récemment, cela signifie des incendies de forêt mortels en Californie, des pluies diluviennes à Houston lorsque l'ouragan Harvey a frappé et le dôme de smog au-dessus de Salt Lake City.

Lors d'un sondage réalisé par le Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research et le Energy Policy Institute de l'Université de Chicago, 74 pour cent des Américains ont déclaré que les conditions climatiques extrêmes au cours des cinq dernières années - ouragans, sécheresses, inondations et vagues de chaleur - ont influencé leur opinion face au changement climatique. Cela inclut une moitié d'Américains qui disent que ces récents événements ont influencé leur pensée beaucoup ou énormément.

Environ le même nombre, soit 71 pour cent, affirment que les conditions météorologiques qu'ils vivent quotidiennement dans leurs propres régions ont influencé leur réflexion.

La proportion d'Américains qui déclarent croire que le climat change est restée à peu près stable au cours de la dernière année - environ 7 Américains sur 10 pensent que les changements climatiques se produisent. Parmi ceux-ci, 60 pour cent estiment que les changements climatiques sont causés en grande partie ou entièrement par l'homme, et 28 pour cent pensent qu'il s'agit d'un mélange égal d'activités humaines et de changements naturels.

Dans l'ensemble, 9 pour cent des Américains déclarent que les changements climatiques ne se produisent pas et 19 pour cent ne sont pas certains.

Le sondage révèle que les observations personnelles des Américains sur les catastrophes naturelles en temps réel et le climat qui les entoure ont plus d'impact que les reportages ou les déclarations de dirigeants religieux ou politiques.

«Cela témoigne de la confiance des gens. Ils se fient à eux-mêmes et à leurs propres expériences», a expliqué Heidi Roop, une climatologue de l'Université de Washington qui se concentre sur la science de la communication sur les changements climatiques.

Pendant longtemps, la notion selon laquelle les émanations nocives des tuyaux d'échappement des voitures et des camions et des cheminées de centrales électriques modifiaient l'atmosphère de la Terre semblait abstraite, avec des répercussions à venir seulement dans plusieurs décennies.

«Avec les événements extrêmes que nous avons observés, nous sommes de plus en plus en mesure (de déterminer) la façon dont les changements climatiques causés par l'homme aggravent la situation», a dit Mme Roop.

Lorsque les incendies deviennent plus importants et plus fréquents, que les inondations se multiplient et que le smog s'aggrave, ça commence à toucher «tout ce qui nous tient à c?ur, et c'est à ce moment-là que les gens sont touchés et commencent à faire des liens», a déclaré Mme Roop.

Bien que le sondage révèle que la plupart des personnes qui croient aux changements climatiques disent que cela est causé par l'activité humaine ou un mélange égal d'activités humaines et de causes naturelles, environ 1 personne sur 10 attribue le changement climatique aux changements naturels de l'environnement.

Le sondage montre que les Américains seraient prêts à payer plus pour faire face aux changements climatiques, mais pas beaucoup plus.

Une majorité d'Américains, soit 57 pour cent, seraient favorables à une proposition qui ajouterait un montant mensuel de 1 $ US à leurs factures d'électricité pour lutter contre les changements climatiques. Mais la plupart s'opposent aux propositions qui augmenteraient leurs propres coûts mensuels de 10 $ US ou plus.

Le sondage a également révélé que la majorité des Américains seraient favorables à une taxe sur les émissions de combustibles à base de carbone, tels que le charbon, le gaz naturel et le pétrole, si les fonds générés étaient utilisés pour financer la recherche et le développement en faveur des énergies renouvelables (59 pour cent), afin de restaurer forêts et zones humides (67 pour cent) ou pour améliorer les transports en commun (54 pour cent).

Le sondage AP-NORC auprès de 1202 adultes a été réalisé du 14 au 19 novembre en utilisant un échantillon du panel AmeriSpeak basé sur les probabilités de NORC, conçu pour être représentatif de la population américaine. La marge d'erreur pour tous les participants est de plus ou moins 3,9 points de pourcentage.

L'enquête a été financée par le Energy Policy Institute de l'Université de Chicago.

Monde

Un attentat en Afghanistan fait au moins 36 morts

KABOUL — Au moins 36 personnes ont été tuées lundi quand les talibans ont attaqué une base militaire dans l’est de l’Afghanistan.

On compterait plusieurs membres des renseignements afghans parmi les victimes.

Des dirigeants locaux évoquent plutôt un bilan de 45 morts et 70 blessés.

Un kamikaze au volant d’un blindé piégé est entré sur une base militaire de la province de Maidan Warsak et a fait exploser son véhicule en même temps qu’il fonçait sur l’immeuble principal.

L’immeuble s’est ensuite effondré, ce qui explique probablement le bilan élevé.

La base se trouve à l’extérieur de Maidan Shar, la capitale régionale, à une quarantaine de kilomètres de Kaboul.

Monde

Explosion d’un oléoduc au Mexique: enquête sur de possibles négligences des autorités

MEXICO — La justice mexicaine a lancé une enquête pour déterminer les causes de l’explosion d’un oléoduc dans le centre du pays qui a fait 89 morts, sans écarter de possibles négligences de la part des autorités.

Le parquet général cherche notamment à déterminer si la perforation de l’oléoduc, qui a précédé l’explosion meurtrière, est le fait de bandes criminelles ou s’il elle a été provoquée par des habitants qui agissaient à titre individuel, ont indiqué lundi des fonctionnaires lors d’une conférence de presse.

Selon le procureur Alejandro Gertz, l’hypothèse d’une possible négligence des autorités responsables de l’oléoduc «est une question fondamentale».

«La chronologie des faits doit être absolument claire et précise, pour cela nous allons faire appel à toutes les autorités qui sont intervenues pour qu’elles témoignent dans le cadre de l’enquête», a-t-il ajouté.

Des fonctionnaires du ministère de la Défense, des policiers, des employés de l’entreprise pétrolière publique Pemex, ainsi que des fonctionnaires du gouvernement et du ministère public de l’État de Hidalgo, où s’est produite la tragédie, seront interrogés.

Geyser d’essence

L’oléoduc a été percé vendredi par des inconnus, qui ont fait jaillir un véritable geyser d’essence, selon des images diffusées par les médias locaux.

Cette fuite a attiré quelque 700 habitants de Tlahuelilpan — une localité située à 120 km au nord de Mexico — parmi lesquels des familles entières, qui sont venues recueillir de l’essence avec des bidons et ont été surpris par l’explosion qui a déclenché une énorme boule de feu.

Dimanche, le gouvernement a présenté une chronologie de la tragédie montrant que presque quatre heures se sont écoulées entre la détection de la fuite clandestine et la suspension de la distribution de carburant à travers l’oléoduc.

Le procureur a également déclaré que l’assassinat en janvier de trois chefs de bandes qui volaient du carburant à Hidalgo est un élément qui ne peut être écarté dans le cadre de l’enquête.

89 morts, 55 blessés

Le ministre de la Santé, Jorge Alcocer, a revu une nouvelle fois à la hausse lundi le bilan du drame qui s’établit désormais à 89 morts et 55 blessés.

Les premières cérémonies d’obsèques ont eu lieu dès dimanche, tandis que des familles étaient toujours à la recherche de proches disparus. L’identification des corps pourrait prendre plusieurs semaines.

Cette tragédie est survenue au moment où le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador, en fonction depuis le 1er décembre, a lancé une stratégie nationale contre le vol de carburant, un fléau qui a fait perdre quelque 3 milliards de dollars en 2017 à l’État mexicain. 

Monde

Brexit: Theresa May veut toujours négocier

LONDRES — La première ministre britannique Theresa May a annoncé lundi qu’elle allait retourner discuter avec Bruxelles pour sauver son accord de Brexit rejeté par les députés, auxquels elle n’a pas offert le plan alternatif qu’ils exigeaient.

«Je vais continuer à m’entretenir avec mes collègues cette semaine, dont le DUP [parti nord-irlandais, NDLR],» sur la question du «filet de sécurité» censé empêcher le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande, a déclaré la cheffe du gouvernement devant la Chambre des communes.

«Et je présenterai les conclusions de ces discussions à l’UE», a ajouté la dirigeante conservatrice.

Ce dispositif, critiqué dans la majorité comme dans l’opposition, prévoit une union douanière entre le Royaume-Uni et l’UE, avec en sus, pour la province britannique d’Irlande du Nord, un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes. Il n’entrerait en vigueur qu’à défaut d’autre solution à l’issue d’une période de transition.

Malgré les attentes, Theresa May s’est pour le reste contentée d’annoncer un changement de méthode — un gouvernement «plus ouvert et plus inclusif dans la manière d’associer le Parlement» — et le maintien des «protections les plus fortes possible» relatives aux droits des travailleurs et à l’environnement après la sortie de l’Union européenne.

Surtout, elle a répété son refus d’organiser un second référendum ou de repousser la date du Brexit, toujours fixée au 29 mars. Elle a par contre maintenu sur la table le scénario d’un «no deal», que l’opposition lui demande d’abandonner.

«Déni total»

Ces déclarations ont été jugées «encourageantes» par les députés du DUP, parti unioniste allié de Mme May, mais ont provoqué la colère de l’opposition. Le leader travailliste Jeremy Corbyn a jugé que Mme May n’avait pas pris la mesure de son échec de mardi dernier, quand son accord de divorce négocié avec Bruxelles a été écarté par 432 voix contre 202, soit la plus écrasante défaite enregistrée par un gouvernement dans l’histoire du Parlement britannique.

«La première ministre est dans un déni total», a taclé le chef du Labour, qui a réclamé, sans succès, qu’elle explicite les «concessions» qu’elle souhaite obtenir des dirigeants de l’UE. Ces derniers ont répété lundi qu’ils refusaient de rouvrir les négociations.

«La garantie du filet de sécurité [appelé «backstop» en anglais : NDLR] a été convenue avec le gouvernement britannique, et je pense que c’est le meilleur accord possible à l’heure actuelle», a déclaré le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, à la chaîne irlandaise RTE.

Plusieurs ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, ont abondé : «Pourquoi [renégocier]? Vous voulez que l’UE soit un plus grand perdant que le Royaume-Uni?» a estimé le Slovaque Miroslav Lajcak.

Seul le ministre polonais des Affaires étrangères Jacek Czaputowicz a semblé se désolidariser de la position des 27, suggérant de limiter le «filet de sécurité» à cinq ans, dans un entretien avec le quotidien polonais Rzeczpospolita.

«Ce serait évidemment moins favorable pour l’Irlande, mais bien plus avantageux qu’un Brexit sans accord», a-t-il plaidé.

Theresa May a immédiatement rebondi sur cette déclaration, se déclarant «impatiente de l’explorer plus en détail».

Mais le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, l’a lui immédiatement écartée.

«C’était probablement une tentative d’aider. La Pologne a plus de citoyens au Royaume-Uni que n’importe quel autre État membre, plus que l’Irlande même. Mais je ne pense pas que son intervention reflète la pensée de l’UE», a-t-il souligné de Bruxelles, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE.

«Il est temps que Bruxelles et le gouvernement irlandais en particulier comprennent que le backstop est le principal obstacle», a réagi la députée européenne du DUP Diane Dodds, qui a jugé la proposition polonaise «constructive». 

Autour du globe, 22 janvier 2019

Monde

Espagne: les secours n’atteindront pas le petit Julen Rosello avant mardi

TOTALAN, Espagne — Les secouristes mobilisés pour trouver un garçonnet tombé il y a huit jours dans un puits profond d’une centaine de mètres en Espagne ne devraient pas l’atteindre avant mardi, ont indiqué des responsables lundi.

Ces recherches sans précédent tiennent en haleine l’Espagne, mais aucun signe de vie n’a été recueilli depuis que Julen Rosello, 2 ans, est tombé le 13 janvier dans ce puits étroit d’environ 25 centimètres de diamètre et environ 100 mètres de profondeur dans les collines de Totalan, dans la région de Malaga dans le sud de l’Espagne.

Depuis samedi, un tunnel parallèle au puits dans lequel a disparu Julen est creusé afin de parvenir au niveau où les secouristes pensent que le garçonnet se trouve.

Ce tunnel a atteint une profondeur de 52 mètres et huit mètres manquent encore, a indiqué à l’AFP Juan López-Escobar, représentant du Corps des ingénieurs des mines sur place.

Ensuite, ce tunnel devra être sécurisé avec une paroi afin d’éviter les éboulements, ce qui prendra de cinq à six heures.

Et enfin, une équipe de mineurs pourra descendre dans ce tunnel dans une cage métallique et creuser horizontalement sur les quatre mètres séparant le tunnel du puits.

Ce qui pourra prendre «jusqu’à 24 heures», selon l’ingénieur Ángel García Vidal, qui supervise les opérations, et ce qui signifie qu’ils ne l’atteindront pas avant mardi.

La galerie horizontale de quatre mètres «va être creusée manuellement avec l’aide d’un pic si le terrain est mou. Sinon, nous utiliserons les outils utilisés dans l’industrie minière comme le marteau piqueur et les explosifs», a détaillé Juan López-Escobar.

«Il faut se rendre compte que nous réalisons en quelques jours une opération qui prend habituellement des mois, sans aucune étude géologique», souligne Juan López-Escobar.

Des centaines de secouristes, des unités spécialisées de l’armée et des forces de police, ont été mobilisés pour cette opération suivie heure par heure en Espagne.

Le pays est d’autant plus ému que les parents de Julen avaient perdu en 2017 un enfant de trois ans, qui souffrait du coeur selon les médias.

«Je crois en Dieu, je suis désolé de dire ça, mais il a été très injuste avec nous», a déclaré la grand-mère paternelle de Julen, Maria Carmen, dans une interview à la chaîne de télévision privée Antena 3 la semaine dernière.