Monde

La canicule en Asie pousse le mercure à 41,1 degrés au Japon

TOKYO — Le Japon a établi lundi un nouveau record de chaleur, alors qu’une canicule continue de balayer le pays ainsi que les Corées voisines.

Le mercure a grimpé jusqu’à 41,1 degrés Celsius à Kumagaya, une ville de préfecture de Saitama qui se trouve à environ 65 kilomètres au nord-ouest de Tokyo, selon l’agence météorologique japonaise.

Le précédent record de 41 degrés Celcius avait été établi le 12 août 2013 à Ekawasaki, sur l’île de Shihoku.

Deux systèmes de haute pression stationnaires emprisonnent de l’air chaud et humide au-dessus de la région, provoquant des records de chaleur depuis deux semaines. Plus de 40 personnes sont mortes au Japon et une dizaine en Corée du Sud, dont sept seulement la semaine dernière.

Monde

Des inondations ont fait 20 morts au Vietnam

HANOÏ, Viêtnam — Des inondations provoquées par une tempête tropicale ont fait au moins 20 morts et plus d’une dizaine de disparus dans le nord du Vietnam, selon la presse locale.

Dix personnes se sont noyées dans la province du Yen Bai, après que le nord du pays eut été matraqué par la tempête tropicale Son Tinh la semaine dernière.

Une dizaine de maisons sur pilotis ont été balayées par la crue jeudi, dans un petit village du district de Lang Chanh.

Un dirigeant local affirme qu’une famille de quatre personnes a été emportée dans son sommeil. Trois corps, dont celui d’une fillette de cinq ans, ont été retrouvés. Quelque 300 secouristes continuent à chercher la quatrième victime.

On rapporte aussi des pertes de vie dans les provinces du Phu Tho, du Lao Cai, du Hoa Binh et du Son La, où la pluie torrentielle a provoqué des glissements de terrain et détruit des routes.

Une autre dépression tropicale est attendue cette semaine sur le nord du Vietnam.

Monde

Affaire Benalla: le ministre de l’Intérieur charge les services de Macron

PARIS — Le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, soumis à un barrage de questions d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla, s’est défaussé lundi sur les services du président Emmanuel Macron, confronté à la plus grave crise depuis son élection, estimant qu’il leur incombait d’informer la justice des violences commises par ce proche collaborateur du chef d’État.

Coïncidence ou lien de cause à effet, le président a annoncé qu’il ne participerait pas à une étape du Tour de France mercredi dans les Pyrénées (Sud-Ouest). Ce changement de programme est lié au fait que le premier ministre Édouard Philippe a déjà assisté la semaine dernière à une étape du Tour et n’a «rien à voir» avec l’affaire Benalla, a affirmé l’entourage du président.

S’exprimant sous serment devant des députés réunis en commission d’enquête, Gérard Collomb a déclaré qu’il avait été informé des violences par son cabinet le 2 mai, au lendemain de la manifestation du 1er mai durant laquelle Alexandre Benalla, qui n’était pourtant là en tant que simple «observateur», est filmé frappant et molestant deux personnes.

M. Collomb a assuré que ses services avaient transmis l’information à l’Élysée, la présidence française, et qu’il s’était lui-même «assuré que le directeur de cabinet de la présidence, employeur de M Benalla, avait été informé de la situation et que celle-ci était prise en compte».

L’information a également été transmise au préfet de police, Michel Delpuech, numéro un des forces policières dans Paris, qui sera également entendu à l’Assemblée.

«Je considère que c’est à ceux qui sont en responsabilité dans leurs administrations [...] de recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d’un signalement» à la justice, comme l’exige l’article 40 du code de procédure pénale. Ce dernier impose à tout fonctionnaire de signaler un délit ou crime au procureur quand il en a connaissance.

«Ce n’est pas au ministre qu’il appartient de le faire», a insisté M. Collomb au cours d’une audition de deux heures trente environ, retransmise en direct sur plusieurs chaînes de télévision.

Alexandre Benalla, chargé de mission à la présidence de la République de 26 ans, n’avait été que suspendu deux semaines début mai, après les faits. À la suite des révélations dans la presse, il a été licencié et inculpé, notamment pour «violences en réunion», tout comme Vincent Crase, un employé de LREM, le parti présidentiel, qui était avec lui au moment des faits. Trois hauts gradés de la police soupçonnés d’avoir transmis au conseiller de l’Élysée des images de vidéosurveillance de l’incident ont également été inculpés.

Le scandale a déclenché l’ouverture de trois enquêtes: judiciaire, parlementaire et administrative. Cette dernière a été confiée à la «police des polices» qui devrait remettre son rapport à la fin de cette semaine.

«Benallagate»

Les déclarations de M. Collomb ne devraient pas manquer d’accentuer la pression sur Emmanuel Macron, alors que la presse voit dans le «benallagate» la déchéance du «Nouveau monde» promis par le jeune président, et en particulier sa volonté d’instaurer une «République exemplaire», loin des écarts du passé.

Le chef de l’État est «impliqué dans cette affaire» et «doit répondre, doit s’expliquer» personnellement, estime Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste (opposition).

«C’est l’Élysée qui doit apporter une explication», a estimé la chef du Rassemblement national (extrême droite), Marine Le Pen.

Monde

Une guerre de mots éclate entre Donald Trump et l’Iran

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde d’une rare virulence contre l’Iran, qu’il a menacé de représailles apocalyptiques après des propos guerriers de son homologue iranien Hassan Rohani.

«NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L’HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT», a écrit dimanche sur Twitter M. Trump dans un message adressé nommément au président Rohani et rédigé entièrement en majuscules.

«NOUS NE SOMMES PLUS UN PAYS QUI SUPPORTE VOS PAROLES DÉMENTES DE VIOLENCE ET DE MORT. FAITES ATTENTION !», a-t-il poursuivi.

Ce message est intervenu après un avertissement de M. Rohani au dirigeant américain, lui conseillant de «ne pas jouer avec la queue du lion» et assurant qu’un conflit avec l’Iran serait la «mère de toutes les guerres».

Monde

Point de passage ouvert entre Gaza et Israël

Jérusalem — Israël a annoncé dimanche la réouverture mardi du seul point de passage de marchandises entre Israël et la bande de Gaza, à condition qu’un calme total règne d’ici là, après une récente flambée de violences.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a toutefois averti que l’armée était prête à mener des frappes beaucoup plus intenses sur cette enclave palestinienne si nécessaire.

Soumise à un strict blocus israélien depuis plus de dix ans, la bande de Gaza, qui souffre déjà de coupures d’électricité, a vu les livraisons de marchandises, puis de fioul et de gaz, suspendues par l’État hébreu.

L’ONU s’est alarmée des pénuries causées par ces restrictions qui affectent les hôpitaux ainsi que le réseau de distribution et d’assainissement de l’eau, appelant Israël à les lever.

Depuis le 30 mars, le blocus israélien est au coeur d’un mouvement de protestation palestinien le long de la barrière de séparation entre Gaza et Israël. 149 Palestiniens et un soldat israélien ont été tués depuis cette date.

À la suite d’un cessez-feu annoncé dans la nuit de vendredi à samedi par les islamistes du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, aucune roquette palestinienne n’a été tirée samedi vers le territoire israélien et seul un cerf-volant incendiaire a été lancé ce jour-là vers le sud d’Israël.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a affirmé que la journée de samedi avait «été sans doute la plus calme» depuis fin mars.

«Si aujourd’hui et demain la situation [...] reste inchangée, nous autoriserons mardi que le terminal de Kerem Shalom reprenne son activité normale», a annoncé M. Lieberman. «Mais la clé de tout cela, c’est le calme: zéro ballon incendiaire, zéro affrontement près la clôture [marquant la frontière] zéro roquette et [...] zéro tir.»

Ces dernières semaines, les autorités israéliennes ont fait état d’une vingtaine d’incendies par jour et de près 3000 hectares brûlés depuis le 30 mars par des engins incendiaires artisanaux lancés de la bande de Gaza.

Mais samedi et dimanche, aucun incendie n’a été signalé le long de la frontière, a annoncé un porte-parole des pompiers israéliens. L’armée a elle affirmé qu’un de ses avions avait tiré dimanche soir contre un groupe tentant de lancer des ballons incendiaires depuis Gaza.

«La vie des gens en danger» 

M. Lieberman a également annoncé que les zones de pêche autorisées au large de Gaza qui avaient été réduites «reviendraient à ce qu’elles étaient auparavant».

Israël avait annoncé le 9 juillet la fermeture du terminal de Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et la bande de Gaza, où quelque 80 % des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.

Le 17 juillet, Israël avait encore davantage renforcé son blocus avec l’arrêt des fournitures de carburant à l’enclave palestinienne, tandis que les zones de pêche autorisées étaient de nouveau réduites à 3 milles contre 6 auparavant.

Le coordinateur de l’ONU pour les affaires humanitaires dans les territoires palestiniens, Jamie McGoldrick, a tiré la sonnette d’alarme dimanche.

«Avec des coupures d’électricité qui durent près de 20 heures par jour, si les livraisons de fioul ne reprennent pas immédiatement, la vie des gens sera en danger. Les risques sont très grands, notamment pour les patients souffrant de problèmes cardiaques, sous dialyse ou les nouveau-nés», a-t-il souligné.

Avant l’annonce d’un cessez-le-feu, la situation à Gaza avait connu une flambée de violences avec la mort de quatre Palestiniens, dont trois membres de la branche militaire du Hamas tués par l’armée israélienne. Un soldat israélien a également été tué par des tirs de Palestiniens, pour la première fois depuis la dernière guerre à Gaza en 2014.

Monde

Ingérence russe: des documents secrets accablent un ex-conseiller de Trump

WASHINGTON — L’ingérence russe dans l’élection américaine de 2016 continue de secouer Washington, une semaine après le sommet décrié entre Donald Trump et Vladimir Poutine, avec la publication de documents ultra-secrets accablant un ex-conseiller de la campagne républicaine soupçonné par le FBI d’avoir «collaboré» avec Moscou.

Carter Page, conseiller pour la politique étrangère de l’équipe Trump pendant sa campagne est directement nommé dans un document de la juridiction chargée de contrôler la surveillance d’espions, la Foreign Intelligence Surveillance Court, daté d’octobre 2016, selon les éléments publiés samedi soir par le New York Times.

Ces révélations interviennent un peu plus d’une semaine après l’inculpation de douze agents du renseignement russe pour avoir piraté les ordinateurs du Parti démocrate et clôturent une semaine politique agitée à Washington, le président américain ayant été sous le feu des critiques pour ses propos jugés trop conciliants à l’égard de son homologue russe.

«Le FBI pense que Page a été l’objet d’un recrutement ciblé par le gouvernement russe», selon ce texte rédigé par un agent de la police fédérale, dont de larges parts ont été caviardées avant publication. La Russie est accusée par le renseignement américain de s’être ingérée dans la présidentielle de 2016 aux États-Unis.

«Candidat  #1» 

Dans ce document rédigé un mois avant la victoire du magnat de l’immobilier, le FBI affirme croire «que les efforts du gouvernement russe sont coordonnés avec Page et peut-être d’autres individus associés à la campagne du «Candidat  #1», en référence au républicain.

«Page a établi des relations avec des responsables du gouvernement russe, y compris des agents du renseignement», ajoute-t-il. «Le FBI pense que Page a collaboré et conspiré avec le gouvernement russe», est-il ensuite précisé.

Mais la surveillance de Carter Page est en fait l’objet, depuis plusieurs mois, d’une bataille entre républicains et démocrates.

En février, Donald Trump avait déclassifié une note confidentielle de parlementaires républicains décrivant des abus de pouvoir de la part du FBI et du ministère de la Justice afin d’obtenir un mandat judiciaire pour surveiller Carter Page.

Selon ce mémo, qui dénonce un parti pris anti-Trump, les deux institutions s’appuyaient sur des informations collectées par Christopher Steele, un ex-espion britannique, dans le cadre d’une mission financée par le Parti démocrate et l’équipe de campagne de Hillary Clinton.

Cette note de quatre pages s’appuyait sur le document désormais révélé au grand public.

Après avoir été bloqué par la Maison-Blanche, un contre-mémo démocrate avait ensuite été déclassifié, bien que largement caviardé. Il rejetait les accusations d’abus de pouvoir.

Dans une salve de tweets dimanche matin, Donald Trump s’est réjoui de la publication de ces documents, estimant qu’ils confirmaient «avec peu de doute que le ministère de la “Justice” et le FBI avaient trompé la cour».

«On dirait de plus en plus que la campagne présidentielle de Trump a été illégalement espionnée [surveillance] pour le gain politique de la malhonnête Hillary Clinton» et des démocrates, a-t-il aussi écrit.

Mais ce n’est pas l’avis de David Kris, ancien procureur sous les administrations de George W. Bush et Barack Obama. «Le FBI a donné à la cour assez d’information pour évaluer la crédibilité de Steele», écrit-il dans le blogue juridique Lawfare.

Carter Page n’a pas été inculpé à ce stade. Il s’est vivement défendu dimanche sur la chaîne CNN: «Non, je n’ai jamais été un agent d’un pouvoir étranger».

Sommet Trump/Poutine «choquant»

Ces nouvelles révélations interviennent alors que le climat reste électrique une semaine après le sommet Trump-Poutine à Helsinki, qui continue à faire des vagues -- l’ex-secrétaire d’État démocrate John Kerry l’a qualifié dimanche de «choquant» sur la chaîne CBS.

Le président américain a lui réaffirmé sur Twitter avoir eu «une GRANDE rencontre avec Poutine». «Les “fake news” ont utilisé toute leur énergie pour essayer de le dénigrer. Trop dommage pour notre pays!»

Donald Trump a invité le maître du Kremlin à le rencontrer à nouveau à l’automne à la Maison-Blanche.

Apprenant en direct jeudi cette invitation, le directeur du renseignement américain Dan Coats avait semblé surpris. «Cela va être quelque chose de particulier», avait-il lancé, dans une vidéo devenue virale.

Dan Coats a dû publier un communiqué pour relativiser sa réaction: «Ma réponse, il est vrai, maladroite, ne cherchait en aucun cas à être irrespectueuse ou critique des actions du président».

Monde

Le Parlement cubain adopte une nouvelle constitution

LA HAVANE — Le Parlement cubain a adopté dimanche le projet de nouvelle constitution, qui reconnaît le marché et la propriété privée comme faisant partie de son économie, sans abandonner son orientation socialiste.

Le nouveau texte constitutionnel a été approuvé à l’unanimité lors d’une session ordinaire de l’Assemblée nationale. Le projet doit désormais faire l’objet d’un débat populaire, du 13 août au 15 novembre. Un référendum sera ensuite organisé avant l’adoption finale.

«Nous sommes face à un projet qui contribuera, après la consultation populaire et le référendum, à renforcer l’unité des Cubains autour de la révolution», a déclaré le président Miguel Diaz-Canel, à l’issue de la session parlementaire de deux jours.

M. Diaz-Canel, qui a succédé au pouvoir à Raul Castro le 19 avril, a souligné que, lors de la consultation, «chaque Cubain pourra exprimer librement ses opinions et contribuer à un texte constitutionnel qui reflète le présent et l’avenir de la patrie».

Le projet, de 224 articles, réaffirme «le caractère socialiste» du système politique cubain ainsi que le rôle dirigeant du parti communiste, parti unique.

Le texte maintient invariablement ses fondements économiques: «La propriété socialiste de tout le peuple et la planification de l’économie».

Cependant, la référence à la future «société communiste» est retirée du nouveau texte fondamental.

Après quatre décennies d’une économie étatisée dans sa quasi-totalité, les réformes de Raul Castro ont stimulé l’entrepreneuriat privé, qui emploie désormais 591 000 personnes, selon les chiffres officiels, soit 13 % de la population active.

Le projet jette les bases pour l’intégration de différents acteurs économiques, en reconnaissant le rôle du marché dans l’économie de l’île, les investissements étrangers et d’autres formes de propriété, notamment privée. Cela pourrait permettre la légalisation des petites et moyennes entreprises.

Au niveau institutionnel, la future constitution rétablit le titre de président de la République et celui de premier ministre.

Par ailleurs, à la différence de la constitution de 1976, la nouvelle Loi fondamentale définit le mariage comme l’union consentie entre deux personnes, sans préciser le sexe, ouvrant légalement la voie au mariage homosexuel, requête majeure de la communauté LGBT cubaine.

Monde

Un enfant attaqué à l’acide au Royaume-Uni

LONDRES — Un petit garçon de trois ans a subi d’importantes brûlures au visage et à un bras après avoir fait l’objet d’une présumée attaque à l’acide, ont annoncé les autorités britanniques dimanche, qui ont dit croire qu’il s’agissait d’un acte délibéré.

Le surintendant de police en chef de West Mercia, Mark Travis, a indiqué que les policiers tentaient d’identifier la substance qui a brûlé l’enfant samedi dans un magasin de Worcester, dans le centre de l’Angleterre.

Un homme de 39 ans a été arrêté pour complot dans le but de causer de graves lésions corporelles. Trois autres suspects étaient recherchés et les autorités ont publié leurs photos afin d’inviter le public à fournir des renseignements.

M. Travis a précisé que, pour le moment, la police considérait cette attaque comme délibérée.

Le bambin, dont l’identité n’a pas été révélée, a été hospitalisé. La police a indiqué qu’il avait obtenu son congé en fin d’après-midi.

Autour du globe, 23 juillet

Monde

Le mariage gai bientôt légal à Cuba?

LA HAVANE — Le projet de nouvelle constitution que le Parlement cubain a commencé à examiner samedi ouvre la voie à une légalisation du mariage entre personnes du même sexe, une des principales revendications de la communauté LGBT de l’île.

Dans son article 68, le projet définit le mariage comme «l’union consentie volontairement entre deux personnes, sans préciser le sexe», a indiqué le quotidien officiel Granma, faisant le point sur les débats qui ont précédé cette session de l’Assemblée nationale.

La constitution actuelle, qui date de 1976, limite le mariage à «l’union volontaire entre un homme et une femme».

«Ce serait la porte ouverte pour faire progresser par la suite la légalisation des couples homosexuels», a estimé sur son blogue le journaliste et militant gai Francisco Rodríguez (Paquito), également membre du parti communiste au pouvoir.

De plus, souligne-t-il, le projet de texte «inclut le principe de non-discrimination selon l’orientation sexuelle ou le genre», ce qui permettrait de faire adopter «d’autres normes juridiques et d’autres politiques publiques» pour protéger les droits de la communauté LGBT (Lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres) à Cuba, longtemps discriminée.

Mais il s’agit «d’un premier pas» et en ce domaine «la lutte ne sera pas facile», reconnaît-il.

La députée Mariela Castro, fille de l’ex-président Raul Castro et directrice du Centre national d’éducation sexuelle (Cenesex), milite depuis des années en faveur des droits des femmes et de la communauté LGBT.

Dans la foulée de la révolution castriste en 1959, les minorités sexuelles étaient stigmatisées et les homosexuels harcelés, voire envoyés en camps de «rééducation». S’appliquait alors une politique de marginalisation vouée à les exclure de tout emploi public.

En 2010, Fidel Castro — pourtant peu habitué à verser dans l’autocritique — a reconnu les «injustices» faites aux homosexuels qui provoquèrent l’exil forcé de nombreux intellectuels et artistes dans les années 1960, 1970 et 1980.

L’Assemblée nationale travaille à une réforme de la Constitution de 1976 avec l’objectif, tout en maintenant son caractère socialiste, d’adapter le pays à la nouvelle époque économique et sociale.

Le projet, qui compte 224 articles, doit être voté par l’assemblée d’ici lundi et être soumis à un referendum populaire avant son adoption définitive.