Une note est retrouvée après la découverte du corps du maire de Séoul

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Une note est retrouvée après la découverte du corps du maire de Séoul

SÉOUL, Corée du Sud — Le maire de Séoul Park Won-soon, longtemps considéré comme un candidat potentiel à l’élection présidentielle en Corée du Sud, a été retrouvé mort vendredi dans la montagne, des médias évoquant un suicide après des allégations sur une affaire de harcèlement sexuel.

L’édile, âgé de 64 ans et qui avait dans sa jeunesse combattu la dictature militaire alors en place dans son pays, avait quitté son domicile après avoir laissé un message qui faisait penser à de «dernières paroles», avait raconté jeudi après-midi sa fille en signalant sa disparition aux policiers. Elle avait ajouté que son téléphone avait été coupé et qu’il était injoignable depuis plusieurs heures.

Bolsonaro dit qu’il va «très bien» et continue à préconiser l’hydroxychloroquine

COVID-19

Bolsonaro dit qu’il va «très bien» et continue à préconiser l’hydroxychloroquine

BRASILIA — Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui a annoncé mardi avoir contracté la COVID-19, a déclaré jeudi sur Facebook qu’il allait «très bien» et a de nouveau préconisé l’usage de l’hydroxychloroquine, un médicament controversé.

M. Bolsonaro, 65 ans, est apparu dans sa communication hebdomadaire en direct sur Facebook, réalisée dans sa résidence officielle.

Joe Biden dévoile un gigantesque plan de relance économique

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Joe Biden dévoile un gigantesque plan de relance économique

DUNMORE — En promettant 700 milliards $US (949 milliards $) pour relancer l’économie américaine, Joe Biden a présenté jeudi un ambitieux plan de relance de la production américaine après la crise du coronavirus, qui défie le programme économique de Donald Trump, son adversaire à la présidentielle du 3 novembre.

L’ex-vice-président américain, en tête dans les sondages nationaux, a voulu marquer un grand coup pour relancer sa campagne bouleversée depuis plus de trois mois par l’épidémie dans un secteur, l’économie, où il est à la traîne face au milliardaire républicain.

Le chef d’état-major américain plaide pour renommer les bases militaires portant des noms de généraux confédérés

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Le chef d’état-major américain plaide pour renommer les bases militaires portant des noms de généraux confédérés

WASHINGTON — Le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, a publiquement plaidé jeudi pour un changement de nom des bases militaires américaines honorant des généraux confédérés, une idée à laquelle le président Donald Trump est opposé.

Dix bases de l’armée de terre, toutes situées dans le sud du pays, portent le nom d’anciens militaires sudistes de la guerre de Sécession, qui a déchiré les États-Unis de 1861 à 1865 principalement autour de la question de l’esclavage.

Washington approuve la vente au Japon de 105 avions furtifs F-35

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Washington approuve la vente au Japon de 105 avions furtifs F-35

WASHINGTON — Les États-Unis ont annoncé jeudi avoir approuvé la vente de 105 avions furtifs F-35 au Japon, pour un montant estimé à 23,11 milliards $US (31,32 milliards $).

Le Japon avait demandé à acquérir 63 F-35A, la version traditionnelle de cet avion-chasseur bourré d’électronique destiné à la force aérienne, et 42 F-35B, la version à décollage court et atterrissage vertical destinée aux porte-avions, a rappelé le département d’État dans un communiqué.

Michael Cohen, ex-avocat de Trump, retourne en prison

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Michael Cohen, ex-avocat de Trump, retourne en prison

NEW YORK — Michael Cohen, l’ex-avocat personnel de Donald Trump condamné à trois ans de prison pour diverses fraudes et violation des lois électorales, a été replacé en détention jeudi, six semaines après avoir été autorisé à finir de purger sa peine à son domicile pour cause de pandémie.

«Aujourd’hui, Michael Cohen a rejeté les conditions de son assignation à domicile, et a par conséquent été renvoyé dans une prison fédérale», a indiqué à l’AFP un porte-parole du Bureau fédéral des prisons.

Le porte-parole n’a pas précisé quelles «conditions» avaient été rejetées par cet ex-avocat new-yorkais ni dans quelle prison il serait renvoyé.

Lors d’un point presse téléphonique, l’avocat Lanny Davis, ami et conseiller juridique de Michael Cohen, a suggéré que M. Cohen avait pu être renvoyé en détention parce qu’il entendait publier un livre sur Donald Trump «dans les deux ou trois mois à venir», et que certains pourraient vouloir l’en empêcher.

Selon M. Davis, M. Cohen a refusé jeudi, lors d’une rencontre avec les contrôleurs judiciaires en présence de son avocat Jeffrey Levine, l’une des conditions posées à son assignation à domicile, à savoir l’interdiction de parler à la presse ou de publier un livre.

Lorsque des agents se sont présentés pour lui passer les menottes après ce refus, et qu’il s’est rendu compte qu’il allait repartir en prison, il a accepté de s’y plier, a affirmé M. Davis, citant un compte-rendu de cette rencontre faite par M. Levine.

M. Davis a qualifié de «sottises» l’hypothèse selon laquelle M. Cohen avait été renvoyé en prison pour être sorti au restaurant la semaine dernière tout près de son domicile new-yorkais, où il s’était fait surprendre par le New York Post.

Photo à l’appui, le quotidien avait indiqué que ce repas «pourrait lui coûter la liberté». Mais selon M. Davis, aucun agent n’a jamais indiqué à M. Cohen qu’une telle sortie lui était interdite.

Michael Cohen avait été condamné en décembre 2018 à trois ans de prison pour avoir acheté le silence de deux anciennes maîtresses présumées de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016, en violation des lois électorales, ainsi que pour avoir fraudé sur ses impôts et menti au Congrès.

Après avoir travaillé pendant 10 ans pour la Trump Organization et s’être décrit comme le «pitbull» de Donald Trump, il s’était retourné contre l’ex-magnat de l’immobilier new-yorkais, assurant que les actes délictueux qu’il avait commis avaient été perpétrés à sa demande.

Incarcéré en mai 2019, il avait pu retourner à son domicile le 21 mai dernier. Ses avocats avaient fait valoir ses antécédents médicaux, y compris des «problèmes pulmonaires» qui le rendraient particulièrement vulnérable face au virus.

Autour du globe, 10 juillet 2020

Flambée de cas de COVID-19 à Tulsa après le rassemblement de Trump

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Flambée de cas de COVID-19 à Tulsa après le rassemblement de Trump

LOS ANGELES — Le nombre de cas de COVID-19 recensés à Tulsa, dans l'État américain de l'Oklahoma, s'est envolé un peu plus de deux semaines après un rassemblement de campagne organisé par Donald Trump dans cette ville, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires locales.

Alors que le nombre de cas de COVID-19 avait chuté de 20% entre la semaine du 28 juin et le 4 juillet, le département de la Santé de Tulsa a fait état de plus de 200 contaminations nouvelles chaque jour depuis lundi, avec un pic à 266 mercredi.

Pressé de dire si cette explosion de cas était due au meeting présidentiel du 20 juin, le responsable local des services de santé, Bruce Dart, a estimé qu'il était «plus que probable» qu'elle soit liée à «plusieurs grands événements qui ont eu lieu voici un peu plus de deux semaines».

Plusieurs milliers de partisans du président américain avaient assisté le 20 juin à son grand retour depuis le début de la pandémie.

Le rassemblement avait suscité une vive polémique car beaucoup s'inquiétaient des conséquences sanitaires d'une telle foule, sans respect des distanciations physiques et notoirement rétive au port du masque, à l'image de Donald Trump lui-même.

La température des participants était prise à l'entrée de la salle et des masques distribués mais le port n'était pas obligatoire. L'écrasante majorité du public avait assisté au rassemblement à visage découvert.

Plusieurs membres de l'équipe de campagne du milliardaire républicain ont été testés positifs à la COVID-19 avant et après le rassemblement de Tulsa, de même que des agents du Secret Service, le service de protection des personnalités.

Des milliers de personnes avaient également participé la veille dans cette ville du Sud du pays aux célébrations de «Juneteenth», qui commémore la libération des derniers esclaves au Texas en 1865. Par contraste avec le rassemblement présidentiel, la quasi totalité des participants à cette fête, organisée en plein air, portaient des masques et la distanciation sociale était de rigueur, avait constaté l'AFP.

Avant le rassemblent de Tulsa, l'équipe de campagne de Donald Trump avait fait signer à ses soutiens désirant se rendre sur place, une décharge l'exonérant de toute responsabilité en cas de contamination à la COVID-19.

Le retrait des États-Unis de l’OMS marque un «revers pour la coopération internationale»

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Le retrait des États-Unis de l’OMS marque un «revers pour la coopération internationale»

BERLIN — Le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) constitue un «revers pour la coopération internationale», a déploré mercredi un porte-parole du gouvernement allemand.

«Les épidémies mondiales montrent que nous avons besoin de plus de coopération internationale pour lutter contre la pandémie, et non de moins de coopération», a déclaré lors d’une conférence de presse Martina Fietz, porte-parole du gouvernement d’Angela Merkel.

«Le travail de l’OMS est extraordinaire, surtout dans des périodes comme celle-ci, il est important qu’elle soit soutenue et suffisamment financée», a-t-elle fait valoir, ajoutant que le retrait américain constituait un «revers pour la coopération internationale».

Les États-Unis ont confirmé mardi avoir officiellement notifié l’ONU du retrait américain de l’OMS, accusée par Washington d’avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

La notification sera effective au terme d’un délai d’un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l’organisation.

Joe Biden, candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine de novembre, a promis d’annuler cette décision «au premier jour» de sa présidence en cas de victoire.

Donald Trump avait annoncé fin mai «mettre fin à la relation» entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le nouveau coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Il reproche aussi au patron de l’OMS, l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d’avoir échoué à réformer l’organisation.

Climat: L'ONU s'attend à une nouvelle hausse des températures jusqu'en 2024

Environnement

Climat: L'ONU s'attend à une nouvelle hausse des températures jusqu'en 2024

GENÈVE — La température moyenne du globe de chacune des années de la période 2020-2024 devrait être supérieure d'au moins 1°C à l'ère pré-industrielle, avec des pics probables dépassant les +1,5°C, a indiqué jeudi l'ONU.

Selon les nouvelles prévisions climatologiques publiées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), au cours de la période 2020-2024, presque toutes les régions, à l'exception de certaines zones océaniques australes, devraient connaître des températures supérieures aux valeurs récentes.

Les conditions climatiques seront plus humides que ces dernières années dans les latitudes élevées de la planète et dans le Sahel, et probablement plus sèches dans le nord et l'est de l'Amérique du Sud.

Le nord de l'Atlantique Nord pourrait lui connaître des vents d'ouest plus forts, provoquant davantage de tempêtes en Europe de l'Ouest.

En raison des activités humaines, la planète a déjà gagné au moins +1°C depuis les années 1850-1900, multipliant les catastrophes climatiques. La dernière période quinquennale a ainsi été la plus chaude jamais enregistrée.

La température moyenne mondiale devrait continuer d'être supérieure d'au moins 1°C jusqu'en 2024, selon l'OMM.

Et la probabilité qu'elle dépasse d'1,5°C les niveaux préindustriels pendant au moins une des cinq prochaines années est de 20%.

Il est en revanche extrêmement «peu probable» que la température quinquennale moyenne pour l'ensemble de la période 2020-2024 soit supérieure de 1,5°C.

Ces prévisions ne prennent pas en considération les modifications des émissions de gaz à effet de serre et d'aérosols enregistrées pendant le confinement lié à la pandémie de COVID-19.

D'après le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, la baisse des émissions de CO2 cette année ne devrait toutefois pas conduire à une réduction des concentrations atmosphériques de CO2 qui sont à l'origine de l'augmentation de la température mondiale.

«L'OMM a souligné à plusieurs reprises que le ralentissement industriel et économique provoqué par la COVID-19 ne peut se substituer à une action durable et coordonnée en faveur du climat», a-t-il déclaré.

Pour 2020, l'OMM estime que les grandes surfaces terrestres de l'hémisphère Nord devraient connaître des températures supérieures de 0,8°C à la période 1981-2010).

Le réchauffement de l'Arctique sera lui probablement plus de deux fois supérieur à la moyenne mondiale cette année, tandis que de nombreuses régions d'Amérique du Sud, d'Afrique australe et d'Australie devraient connaître des conditions plus sèches que ces dernières années.

La pandémie de COVID-19 «a provoqué une grave crise sanitaire et économique au plan mondial, mais, si nous ne luttons pas contre le changement climatique, le bien-être humain, les écosystèmes et les économies pourraient être menacés pendant des siècles», a averti Petteri Taalas.

États-Unis: Un jeune noir asphyxié dans un centre pour délinquants [VIDÉO]

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États-Unis: Un jeune noir asphyxié dans un centre pour délinquants [VIDÉO]

WASHINGTON — La diffusion d'une vidéo montrant un adolescent noir perdre conscience après avoir été asphyxié par des membres du personnel d'un centre pour délinquants, suscitait l'émoi mercredi aux États-Unis.

Cornelius Fredericks, 16 ans, est mort le 1er mai, deux jours après avoir été plaqué au sol par plusieurs éducateurs de l'Académie Lakeside à Kalamazoo, dans le Michigan, pour avoir lancé un sandwich sur un autre jeune dans la cafétéria du centre.

La scène a été enregistrée par les caméras de surveillance du centre. On y voit le jeune homme jeter un sandwich, puis être mis à terre par plusieurs hommes qui utilisent leur poids pour le maîtriser. Après une dizaine de minutes, l'adolescent semble inconscient et le personnel tente alors un massage cardiaque avant d'appeler les secours.

Sa mort rappelle celle de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai, dont l'agonie avait été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

Son décès a déclenché un vaste mouvement de colère contre les violences policières et le racisme.

Cette «horrible vidéo» de plus de dix minutes révèle une «culture de peur et d'abus» dans ce centre pour délinquants où la pratique «régulière» de l'asphyxie «est une forme de punition», a assuré mardi l'avocat de la famille de la victime, Geoffrey Fieger, en rendant publiques les images.

Le jeune homme «a été exécuté le 29 avril pour le crime d'avoir lancé un sandwich», a-t-il dénoncé. Les sept membres du personnel qui l'ont immobilisé «l'ont privé d'oxygène et son cerveau a subi des lésions irréversibles».

Deux éducateurs et une infirmière ont été inculpés pour homicide involontaire et agression sur mineur.

L'avocat a entamé en juin des poursuites au civil contre les membres du personnel impliqués et la société privée qui gère le centre, sous contrat avec l'État du Michigan.

«Même si Cornelius Fredericks a crié "Je ne peux pas respirer", les accusés ont continué à le maîtriser de façon inappropriée, le tuant», estime l'avocat dans la plainte.

«L'usage excessif de la contrainte et l'absence d'intérêt pour la vie de Cornelius rappelle dans une comparaison sinistre la mort de George Floyd», souligne-t-il.

Geoffrey Fieger a précisé mardi que la société gérante avait proposé un règlement à l'amiable de moins d'un million de dollars de dédommagement à la famille de l'adolescent.

En juin, la gouverneure du Michigan avait dénoncé la mort «insensée» et «intolérable» de Cornelius Fredericks, et annoncé mettre fin aux contrats de la société privée avec son État.

Afrique du Sud: la sécurité alimentaire des enfants menacée par le coronavirus

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Afrique du Sud: la sécurité alimentaire des enfants menacée par le coronavirus

STERKSPRUIT — En un tournemain, les élèves ont débarrassé leurs cahiers pour faire place à des bols fumants remplis de porridge qu'ils dévorent à pleines cuillerées. Dans ce collège sud-africain, c'est l'heure du petit déjeuner, peut-être la plus importante de la journée.

«Certains enfants ici ne se nourrissent que des repas qu'ils reçoivent à l'école», note Thabang Letsoso, le principal du collège Sitoromo, dans la petite ville rurale de Sterkspruit (sud), dans la province du Cap-Oriental.

La pandémie de coronavirus a fermé pendant plus de deux mois les écoles de toute l'Afrique du Sud et privé leurs 12 millions d'élèves de cours, de leurs camarades et, pour les plus démunis, de leur seul repas chaud du jour.

Dans tout le pays, ceux de deux niveaux - l'équivalent de la terminale et de la 5e - ont retrouvé leur classe en juin.

Mais la forte progression de la maladie - le pays a franchi la barre des 200 000 cas et des 3 000 morts - a contraint les autorités à retarder la rentrée programmée pour d'autres élèves dans les régions les plus touchées.

C'est la cas dans le Cap-Oriental, où la prochaine étape de la reprise n'est désormais pas prévue avant le 20 juillet. Pour le seul collège Sitoromo de Sterkspruit, 368 élèves auront ainsi été privés d'école pendant quatre mois.

«Depuis le mois de mars ils sont chez eux, où il ne se passe strictement rien», regrette le principal Letsoso, «et je sais que parfois, certains vont se coucher le ventre vide».

Avant la pandémie, quelque 9 millions d'élèves des écoles publiques sud-africaines bénéficiaient d'un repas gratuit par jour subventionné par le gouvernement. Le confinement l'a de fait interrompu, sans qu'aucun autre programme ne s'y substitue.

Autour du globe, 9 juin 2020

Un militaire ayant témoigné contre Trump dénonce un «harcèlement» et part à la retraite

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Un militaire ayant témoigné contre Trump dénonce un «harcèlement» et part à la retraite

WASHINGTON - Un responsable militaire de la Maison Blanche ayant témoigné contre Donald Trump lors du procès en destitution du président américain, a décidé de quitter l’armée, se disant victime de «harcèlement» après son témoignage, a annoncé mercredi son avocat.

«Après plus de 21 ans de service, le lieutenant-colonel Alexander Vindman prend sa retraite ce jour après qu’il est clairement apparu que son avenir au sein de l’institution qu’il a servi consciencieusement sera pour toujours limité», a indiqué David Pressman, son avocat, dans un communiqué.

«A travers une campagne de harcèlement, d’intimidation et de représailles, le président des Etats-Unis a tenté de forcer le lieutenant-colonel Vindman à choisir: entre obéir à la loi et faire plaisir à un président. Entre honorer son serment et protéger sa carrière. Entre protéger sa promotion et celle de ses compagnons d’armes», a ajouté l’avocat.

Alexander Vindman avait livré à l’automne 2019 un des témoignages-clés devant la commission d’enquête au Congrès sur une conversation entre M. Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Lors de cet entretien, M. Trump aurait conditionné le versement d’une aide militaire à l’annonce par Kiev d’une enquête sur son adversaire démocrate Joe Biden. C’était le coeur de la procédure qui a valu au milliardaire républicain une mise en accusation pour abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès.

Après son acquittement au Sénat en février, le président avait limogé Alexander Vindman du Conseil de sécurité nationale où il siégeait en tant que conseiller sur les affaires européennes.

Selon Donald Trump, le militaire, né en Ukraine et arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 3 ans, avait notamment fait preuve d’»insubordination» et de «problèmes de jugement». Il l’accusait aussi d’avoir «rapporté de façon erronée» la conversation entre les deux chefs d’Etat.

Alexander Vindman devait être promu cette année au grade de colonel mais cette promotion était menacée par un veto présidentiel, selon les médias américains.

Pour forcer la main de la Maison Blanche, une sénatrice démocrate avait menacé de bloquer des centaines d’autres promotions prévues.

L’ancien conseiller présidentiel à la sécurité nationale John Bolton, également limogé par M. Trump en septembre 2019, a estimé sur MSNBC que la décision d’Alexander Vindman était «une vraie perte pour le pays» alors que le militaire «méritait sa promotion».

Le gouvernement Trump pousse les écoles à rouvrir à la rentrée

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Le gouvernement Trump pousse les écoles à rouvrir à la rentrée

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a appelé mercredi les écoles des États-Unis à rouvrir à la rentrée, pesant de tout son poids pour assouplir les consignes de sécurité sanitaire et de distanciation physique émises par l'organisme fédéral de santé publique. 

«Nous voulons que les écoles ouvrent à l'automne», a-t-il déclaré à la Maison-Blanche. «Nous nous rendons compte que l'enseignement par ordinateur n'est pas aussi bien que l'enseignement en classe, sur les campus».

Le gouvernement fédéral ne contrôle pas les écoles et universités qui dépendent des États et autorités locales. Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) mettaient précédemment en avant la possibilité pour les élèves de rester chez eux comme étant l'option la moins risquée, et recommandaient des mesures de distanciation physique dont l'espacement des bureaux des élèves de six pieds (deux mètres), ainsi que la ventilation des classes.

Mais Donald Trump a critiqué les consignes de l'organisme comme étant «trop dures», et menacé les écoles qui ne rouvriraient pas de couper leurs financements fédéraux.

Le président a aussi qualifié de ridicule la décision d'Harvard de faire 100% de cours en ligne à l'automne. Et son administration a décidé de révoquer les visas d'étudiants étrangers inscrits dans des universités ayant choisi de passer à 100% de cours virtuels, une décision contestée en justice par Harvard et le MIT.

De nouvelles consignes à destination des établissements scolaires vont être publiées par les CDC, a annoncé le vice-président, Mike Pence, mercredi lors d'une conférence de presse.

«Il ne s'agit pas de savoir si les écoles doivent rouvrir, mais comment. Elles doivent rouvrir complètement, et être pleinement opérationnelles», a dit la secrétaire à l'Education, Betsy DeVos.

«Nos recommandations ne sont pas obligatoires», a renchéri le directeur des CDC, Robert Redfield, apparemment engagé dans un exercice d'équilibriste entre la responsabilité de santé publique de son agence et les pressions de la Maison-Blanche.

Donald Trump n'est toutefois pas isolé sur cette question: l'Académie américaine de pédiatrie a pris position en faveur d'une réouverture des écoles, après l'expérience jugée négative de l'enseignement à distance au printemps, notamment en raison des risques de décrochage scolaire.

À New York, le maire Bill de Blasio s'est dit prêt à rouvrir les écoles en septembre, avec une majorité d'élèves qui reviendraient en classe deux ou trois jours par semaine.

Le Texas réagit 

Ces débats sur l'école interviennent alors que les États-Unis sont dans une situation différente de l'Europe où les écoles ont rouvert dans plusieurs pays: la première vague américaine n'est pas retombée et se poursuit dans le Sud et l'Ouest, avec un million de nouveaux cas détectés en moins d'un mois, pour un total de trois millions de tests positifs.

Le gouvernement fédéral a cité des signes selon lesquels la flambée de cas en Floride, ou dans l'Arizona, se calmait, mais jusqu'à présent, les données publiques montrent que chaque jour apporte plus de cas et de plus décès.

«Nous avons aplati la courbe auparavant, nous avons ralenti les contagions auparavant, et nous pouvons recommencer», a affirmé Mike Pence, toujours enclin à minimiser les alertes du type de celles lancées par le docteur Anthony Fauci, le directeur de l'Institut des maladies infectieuses.

Le masque est désormais obligatoire en public, quand la distanciation physique n'est pas possible, dans 27 des 50 États américains, dit l'organisation ASTHO à l'AFP, soit dix de plus qu'il y a deux semaines, dont le Texas.

Craignant un débordement de ses hôpitaux, le maire de Houston, la plus grande ville texane, ne cesse de sonner l'alarme. Il a annoncé mercredi l'annulation de la convention que le parti républicain de l'État prévoyait la semaine prochaine.

L'Arizona a le double de décès quotidiens qu'il y a un mois (42 morts par jour en moyenne pour la semaine passée, contre 19 morts, selon le Covid Tracking Project). Le nombre de malades du coronavirus hospitalisés y a triplé en un mois.

En Australie, Melbourne s'est reconfinée après avoir enregistré 191 nouveaux cas en 24 heures. Le Texas et la Floride en ont annoncé plus de 10 000 mardi, sans reconfinement prévu.

COVID-19: début du reconfinement à Melbourne, trois millions de cas aux États-Unis 

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COVID-19: début du reconfinement à Melbourne, trois millions de cas aux États-Unis 

WASHINGTON — La pandémie de coronavirus, qui s'accélère à l'échelle mondiale selon l'OMS, oblige l'Australie à reconfiner jeudi les cinq millions d'habitants de Melbourne, la deuxième ville du pays, alors que les États-Unis ont dépassé le seuil des trois millions de personnes contaminées. 

Loin derrière les lourds bilans enregistrés par les pays les plus touchés comme les États-Unis et le Brésil, l'Australie - qui compte environ 9 000 cas et 106 morts - enregistre une hausse des cas à Melbourne (sud-est), avec plus d'une centaine de nouvelles infections quotidiennes. Une flambée aux yeux des autorités de ce pays qui semblait avoir réussi à maîtriser l'épidémie de COVID-19.

Les cinq millions d'habitants de la métropole ont donc reçu l'ordre de se confiner à nouveau pour six semaines, à compter de minuit dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ils devront rester chez eux sauf pour raisons professionnelles, pour faire de l'exercice physique, se rendre à des rendez-vous médicaux ou acheter des produits de première nécessité. De telles mesures n'avaient été que récemment levées.

Restaurants et cafés ne pourront plus servir que des plats à emporter, tandis que les salles de gym et les cinémas devront à nouveau fermer.

Selon Daniel Andrews, Premier ministre de l'État de Victoria dont Melbourne est la capitale, il s'agit de la seule solution possible car sinon, «potentiellement», il y aura «des milliers et des milliers de cas» supplémentaires.

En prévision du reconfinement, les rayons des supermarchés ont été dévalisés mercredi. «Aussi frustrant que cela soit, je soutiens [le confinement] - mais reposez-moi la question dans six semaines», a lancé à l'AFP Michael Albert, un habitant de Melbourne.

«Jamais redescendus»

Après leur divorce avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) - qualifié mercredi par l'Allemagne de «revers» face à la pandémie qui a fait plus de 545 000 morts dans le monde - les États-Unis restent le pays le plus durement touché par la maladie, en nombre de contaminations comme en nombre de décès.

L'épidémie a fait à ce jour 132 195 morts dans la première puissance économique mondiale et 3 046 351 cas de contaminations y avaient été détectés mercredi soir.

Après une stabilisation de l'épidémie dans ses premiers foyers, notamment à New York, le pays affronte depuis quelques semaines une flambée des infections dans le Sud et l'Ouest. Plusieurs États ont ainsi été obligés de suspendre leur processus de déconfinement.

«Nous sommes montés, nous ne sommes jamais redescendus au niveau de base, et là nous sommes en train de remonter», s'est inquiété Anthony Fauci, plus haut expert en maladies infectieuses du gouvernement américain.

Dans ce contexte tendu, l'OMS a mis en garde contre la probable capacité du virus à se transmettre par voie aérienne, notamment dans les lieux publics, c'est-à-dire de manière beaucoup plus contagieuse qu'initialement envisagé.

L’ONU met en garde contre le trafic de masques et de produits médicaux

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L’ONU met en garde contre le trafic de masques et de produits médicaux

VIENNE - La pandémie de nouveau coronavirus a entraîné une augmentation du trafic de masques, de désinfectants et d’autres produits médicaux de mauvaise qualité ou contrefaits, susceptibles de mettre en danger leurs utilisateurs, a averti l’ONU mercredi.

Des groupes criminels organisés, exploitant les peurs et les incertitudes entourant le virus, se sont spécialisés dans le trafic de ces équipements en profitant de la hausse de la demande et de la pénurie d’approvisionnement, met en garde l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un rapport.

L’ONUDC précise s’attendre à ce que les criminels se concentrent sur le trafic de vaccins contre le Covid-19, lorsque celui-ci sera mis au point.

«La santé et la vie sont menacées par des criminels exploitant la crise du Covid-19 pour profiter de l’anxiété du public et de la demande accrue d’équipements de protection individuelle et de médicaments», a déclaré la directrice générale de l’ONUDC, Ghada Waly, dans un communiqué.

«Les groupes transnationaux de criminalité organisée profitent des lacunes des réglementations nationales et de la surveillance pour diffuser des produits médicaux de qualité inférieure et contrefaits», ajoute-t-elle.

Une opération internationale coordonnée par Interpol entre 90 pays et ciblant les ventes illégales de médicaments et de produits médicaux en ligne a conduit en mars à 121 arrestations dans le monde et à la saisie de masques faciaux défectueux et de plus de 14 millions de dollars (12 millions d’euros).

Par rapport à une opération similaire menée en 2018, Interpol a relevé une augmentation d’environ 18% des saisies de médicaments antiviraux non autorisés et une augmentation de plus de 100% des saisies de chloroquine non autorisée, un traitement antipaludéen utilisé dans certains pays pour soigner les patients atteints de coronavirus.

L’ONUDC a appelé à une coopération internationale accrue, à un renforcement des cadres juridiques et des sanctions et à une formation plus pointue pour ceux qui travaillent dans le secteur des produits médicaux.

Le rapport de l’ONUDC, qui est une «évaluation préliminaire», s’appuie sur les informations que l’organisme a recueillies à partir des réponses soumises par les États membres, de ses propres antennes et de l’analyse de sources ouvertes, de médias et de rapports institutionnels.

Une seconde vague de COVID-19 semble peu probable en Italie

Actualités

Une seconde vague de COVID-19 semble peu probable en Italie

MONTRÉAL - Jadis l’épicentre de la pandémie de coronavirus en Europe, l’Italie semble maintenant sortie de la crise et les responsables de la santé publique croient qu’une seconde vague y est peu probable.

Ils attribuent l’essentiel de ce revirement de situation à la discipline des Italiens, qui ont rapidement adopté des mesures comme la distanciation sociale et le port du masque en public.

Un hôpital de Milan n’a accueilli aucun nouveau patient infecté depuis plus de trois semaines. À un certain moment, on y soignait 600 patients atteints par la COVID-19 - même si l’établissement ne compte que 500 lits.

Milan est la capitale de la région de la Lombardie, où on a recensé environ la moitié de quelque 34 000 décès causés par le virus en Italie.

Le plus récent bilan disponible pour la Lombardie témoigne de 277 personnes hospitalisées pour le coronavirus, dont 41 patients aux soins intensifs. On y comptait à un certain moment 12 000 hospitalisations, dont 1800 aux soins intensifs.

La Lombardie a imposé le port du masque en public en tout temps. Les écoles et les universités demeurent fermées, mais les restaurants et les bars sont ouverts avec des mesures de distanciation.

Des experts estiment maintenant que le risque d’une deuxième vague aussi dévastatrice que la première est plutôt faible. Ils attendent toutefois de voir ce qui se produira cet automne, quand le virus de la grippe recommencera à circuler.

Autour du globe, 8 juillet 2020

France: le conjoint d'Isabelle Boulay, Éric Dupond-Moretti, nouveau ministre de la Justice

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France: le conjoint d'Isabelle Boulay, Éric Dupond-Moretti, nouveau ministre de la Justice

PARIS — Il compte parmi les avocats les plus célèbres de France, connu pour son franc-parler, mais aussi sa virulence à l’égard des magistrats : Eric Dupond-Moretti, le ténor du barreau surnommé «acquittator», a été désigné lundi ministre de la Justice, la nomination surprise du nouveau gouvernement.

Connu pour «sa grande gueule», ce novice en politique, âgé de 59 ans, devient garde des Sceaux six mois après un mouvement historique de grève des avocats contre la réforme des retraites.

Ce fils d’une femme de ménage est à l’origine de plus de 120 acquittements, ce qui lui a valu le surnom d’«acquittator», et son nom apparait dans de nombreux grands procès de ces dernières années.

En 2017, c’est sa défense du frère de Mohamed Merah auteur de sanglants attentats dans le sud-ouest de la France en 2012, Abdelkader, qui avait déchainé les passions. «C’est le procès le plus difficile de ma carrière. J’en ai pris plein la gueule, j’ai été insulté. On a dit que j’étais la honte de la profession, on a menacé mes enfants». Mais ça a été «pour moi un honneur» de le défendre, avait-il alors dit.

Il a aussi expliqué ne pas être là pour la morale, mais pour le droit et affirmé qu’il aurait pu défendre «l’homme Hitler» s’il le lui avait demandé, mais «à condition de ne pas justifier l’idéologie nazie».

Dans la salle d’audience, il rend coup pour coup à ses adversaires. Il use de sa présence physique intimidante pour mettre sous pression certains témoins à charge de l’accusation.

Cet avocat médiatique, jusqu’ici toujours classé à gauche et en couple avec la chanteuse populaire canadienne Isabelle Boulay, s’était lancé dans le théâtre en 2019 et devait assurer une chronique matinale sur la radio Europe 1 à la rentrée.

Déclaration de guerre 

Si la nomination d’Eric Dupond-Moretti a été bien accueillie par les avocats, elle a en revanche fait l’effet d’un choc chez les magistrats. «Nommer une personnalité aussi clivante et qui méprise à ce point les magistrats, c’est une déclaration de guerre à la magistrature», a déclaré à l’AFP Céline Parisot, présidente de l’USM, syndicat majoritaire chez les magistrats.

Fin juin, l’avocat s’était emporté, avec sa verve habituelle contre le parquet national financier (PNF), qui a épluché ses factures téléphoniques détaillées, comme celles de plusieurs autres avocats, dans une enquête liée à l’ancien président Nicolas Sarkozy (2007-2012). «Des méthodes de barbouzes», avait-il tonné.

«Et si vous étiez garde des Sceaux, que feriez-vous», était-il alors interrogé sur la chaîne LCI ? «D’abord il faut qu’on sépare le siège du parquet» — les juges des procureurs. «Pour moi, c’est impératif. Je fais le ménage là-dedans de façon très très très claire», répondait le ténor. Et de poursuivre. : «Je fais un système de responsabilité des juges, parce que les juges ne sont pas responsables de ce qu’ils font aujourd’hui. Ce sont les seuls dans notre société à ne pas être responsables».

Depuis Robert Badinter, ministre de la Justice de 1981 à 1986, sous la présidence du socialiste François Mitterrand, «aucun avocat du judiciaire n’avait été nommé garde des Sceaux», a relevé Estellia Araez, présidente du Syndicat des avocats de France (SAF, gauche). «Il est de bon augure qu’un confrère qui a toujours défendu les libertés […) et qui a participé au combat contre la réforme des retraites soit nommé garde des Sceaux», a-t-elle ajouté.

Boycottage publicitaire de Facebook: les associations déçues

Monde

Boycottage publicitaire de Facebook: les associations déçues

SAN FRANCISCO — Les associations à l’origine du vaste boycottage publicitaire contre Facebook sont sorties «déçues» d’une réunion avec ses patrons et encore plus déterminées à galvaniser les centaines de marques qui demandent au réseau social de mieux lutter contre les contenus haineux et nocifs.

«Je suis très déçue que Facebook continue de refuser de se montrer responsable vis-à-vis de ses utilisateurs, de ses annonceurs et de la société en général», a assené Jessica Gonzalez, coprésidente de l’association Free Press, après l’entretien en visioconférence avec Mark Zuckerberg, le fondateur et PDG, et sa numéro deux Sheryl Sandberg.

«J’espérais voir de l’humilité et une réflexion profonde sur l’influence disproportionnée de Facebook sur l’opinion publique, les croyances et les comportements, ainsi que sur les nombreux torts qu’il a causés dans la vraie vie. Au lieu de quoi nous avons eu droit à plus de dialogue et pas d’action», a continué Mme Gonzalez dans un communiqué.

Les organisateurs ont promis que le boycottage, déjà suivi par près de 1000 entreprises — dont Adidas, Levi’s, Coca-Cola, Starbucks... — allait continuer tant que Facebook ne prendrait «aucun engagement à agir» contre les contenus qui promeuvent le racisme, la discrimination et la haine.

Le mouvement  #StopHateForProfit a été lancé il y a quelques semaines par des organisations de défense des droits civiques des Afro-Américains et contre l’antisémitisme, sur fond de manifestations contre le racisme et les violences policières dans tout le pays.

La route est longue

Elles réclament notamment un poste de référent sur les droits civiques chez Facebook, des audits, des remboursements aux annonceurs dont les publicités ont côtoyé des contenus qui ont ensuite été retirés, la création d’équipes d’experts du harcèlement en ligne ou encore le retrait de tous les groupes publics ou privés qui traitent de suprématie blanche, d’antisémitisme, de théories du complot violentes, de négationnisme, de désinformation sur les vaccins et de climato-scepticisme.

Facebook a de son côté mis en avant tous les efforts entrepris depuis plus de deux ans en termes de modération des contenus problématiques et de lutte contre la désinformation.

Les associations «veulent que Facebook soit débarrassé des contenus haineux et nous aussi», a déclaré un porte-parole du géant californien après la réunion.

«Nous avons investi des milliards en personnel et technologie pour y arriver. Nous avons créé de nouveaux règlements pour interdire les interférences avec les scrutins ou le recensement et nous avons lancé la plus importante campagne d’information sur les élections de l’histoire américaine».

Les quatre associations espéraient un retour sur leurs recommandations, présentées à Facebook «il y a trois semaines».

Mais «nous n’avons rien eu du tout», a déploré Jonathan Greenblatt, le patron de la Anti-Defamation League.

«Ils ont parlé de “nuance” [...], ils nous ont dit qu’ils étaient “en chemin”, qu’ils s’amélioraient, qu’ils y étaient presque», a-t-il raconté lors d’une conférence de presse.

Les États-Unis se retirent officiellement de l’Organisation mondiale de la santé

Monde

Les États-Unis se retirent officiellement de l’Organisation mondiale de la santé

WASHINGTON — Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), mettant à exécution ses menaces de quitter l’agence onusienne qu’il accuse d’avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Des responsables de santé et des adversaires du président ont critiqué sa décision de retirer le plus gros contributeur de l’organisation basée à Genève, responsable de la lutte mondiale contre les maladies et contre la COVID-19 qui continue à se répandre dans le monde.

Et le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, a assuré qu’il annulerait cette décision s’il était élu le 3 novembre.

«Le premier jour de ma présidence, je rejoindrai l’OMS et réaffirmerai notre leadership mondial», a-t-il écrit sur Twitter.

«Les Américains sont plus en sécurité quand l’Amérique s’engage pour renforcer la santé mondiale», a-t-il expliqué.


Bolsonaro contaminé, Washington quitte l’OMS

COVID-19

Bolsonaro contaminé, Washington quitte l’OMS

RIO DE JANEIRO — Le président brésilien Jair Bolsonaro, le plus outrageusement «corona-sceptique» des dirigeants mondiaux, a annoncé mardi qu’il avait été testé positif à la COVID-19, au moment même où Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Parallèlement, l’OMS a mis en garde contre une accélération de l’épidémie et sur la probable capacité du virus à se transmettre par voie aérienne, soit de manière beaucoup plus contagieuse qu’initialement envisagé.

Le gouvernement de Donald Trump, autre dirigeant connu pour minimiser la gravité de l’épidémie dans son pays, a confirmé avoir notifié son retrait de l’OMS qu’il avait accusée d’avoir tardé à réagir après l’apparition du virus en Chine en décembre afin de ménager Pékin.

Dans l’immédiat, c’est Jair Bolsonaro, 65 ans, qui a dû se résoudre à révéler qu’il avait été contaminé. Malgré un bilan de plus de 66 000 morts, il n’a cessé de minimiser les ravages faits par le virus dans son pays. «Le résultat positif [du test] vient d’arriver», a-t-il déclaré à la télévision.

«Les médecins m’ont donné de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine (un antibiotique) et après je me suis senti mieux. Je vais parfaitement bien», a-t-il affirmé, évoquant ce premier médicament sujet de tant de débats, un temps adopté par Donald Trump, mais dont l’OMS a fini par conclure qu’il n’avait aucun effet bénéfique.

Presque au même moment, à Genève, l’OMS lançait un nouveau signal d’alarme : l’épidémie de COVID-19 «s’accélère», a fait 400 000 nouveaux cas au cours du week-end dernier et «nous n’avons pas atteint le pic».

«En réalité, certains pays ont fait des progrès significatifs dans la réduction du nombre de décès, alors que dans d’autres pays, les décès sont toujours en augmentation», a expliqué le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Plus de trois millions de cas de COVID-19 ont été recensés en Amérique latine et aux Caraïbes depuis le début de l’épidémie, dont plus de la moitié au Brésil, selon un bilan établi mardi par l’AFP à partir de sources officielles.

La pandémie a tué à ce jour au moins 539 620 personnes dans le monde.

Par voie aérienne

Pire, l’organisation a admis que de plus de plus d’éléments tendaient à prouver que le virus se transmettait non seulement par projection de gouttelettes ou contact, mais aussi par voie aérienne, en suspension dans l’air, après qu’un groupe de 239 scientifiques internationaux a alerté lundi sur ce mode de contagion.

«Nous reconnaissons que des preuves émergent dans ce domaine», a déclaré Benedetta Allegranzi, une responsable de l’OMS. «La possibilité d’une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue», a-t-elle ajouté, soulignant toutefois que les preuves devaient encore être «rassemblées et interprétées».

Car si la situation semble sous contrôle en Europe, continent le plus durement touché par le virus qui y a fait plus de 200 000 morts — dont plus des deux tiers au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne — l’inquiétude croît, notamment en Australie où le reconfinement de Melbourne (sud-est) durera au moins six semaines.

«Jusqu’aux genoux» 

De leur côté les États-Unis, pays le plus touché par la pandémie, continuent de battre des records de contaminations avec 60 000 nouveaux cas pour la seule journée de mardi selon l’université Johns Hopkins. Plus de 1100 personnes y sont décédées de la COVID-19 lors des dernières 24 heures.

Le directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses, Anthony Fauci, a jugé que son pays était encore «enfoncé jusqu’aux genoux» dans la pandémie. Selon lui, il faut agir immédiatement pour enrayer la résurgence actuelle, notamment dans l’ouest et le sud du pays.

Donald Trump estime au contraire avoir fait «du bon travail» et affirmé que le pays est «en bonne position». Son gouvernement a annoncé mardi avoir accordé 1,6 milliard $US à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin, garantissant le cas échéant aux États-Unis la priorité des 100 millions de premières doses.

Explosion en Inde

Le nombre de contaminations explose aussi en Inde, troisième pays au monde en nombre de cas déclarés, et qui a franchi mardi la barre des 20 000 morts, avec une épidémie particulièrement virulente dans les grandes villes de Bombay, Delhi et Chennai.

Au Kenya, les écoles primaires et secondaires ne rouvriront qu’en janvier 2021, a annoncé mardi le ministre de l’Éducation. Quant à l’Iran, il a enregistré mardi un nombre record de 200 décès mardi.

La Chine a de son côté annoncé mardi qu’aucun nouveau malade n’avait été enregistré dans les 24 dernières heures à Pékin, une première depuis un rebond épidémique le mois dernier.

PIB en chute

L’Europe s’inquiète toujours d’une résurgence des cas, conduisant à la mise en place de nouvelles restrictions locales. En Espagne, les autorités sanitaires se disent «très préoccupées» par la reprise de l’épidémie dans une région de 200 000 habitants en Catalogne (nord-est), soumise à des mesures d’isolement samedi, à l’instar d’une autre région côtière en Galice (nord-ouest).

Sur le front économique, l’impact de la crise sanitaire sur le PIB de la zone euro sera pire que prévu : -8,7 % en 2020, a averti mardi la Commission européenne.

La Banque africaine de développement (BAD) a de son côté estimé dans un rapport mardi que près de 50 millions d’Africains pourraient basculer dans l’extrême pauvreté en raison des conséquences économiques de l’épidémie sur le continent.

Refuser le masque équivaut à conduire en état d’ébriété, selon un prix Nobel

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Refuser le masque équivaut à conduire en état d’ébriété, selon un prix Nobel

PARIS — Refuser de porter un masque pour aider à lutter contre l’épidémie de COVID-19, c’est aussi antisocial que de conduire après avoir bu de l’alcool, selon le président de la Royal Society de Londres et prix Nobel de chimie, Venki Ramakrishnan.

Les propos de Venki Ramakrishnan interviennent alors que deux nouveaux rapports soulignent que le port du masque peut contribuer à réduire considérablement la propagation de virus comme celui de la COVID-19.

«Avant, il était tout à fait normal de prendre quelques verres et de rentrer à la maison, et il était également normal de conduire sans ceinture de sécurité», rappelle-t-il mardi dans un communiqué. «Aujourd’hui, ces deux comportements seraient considérés comme antisociaux et le fait de ne pas porter de masque en public devrait être considéré de la même manière».

«Si nous en portons tous un, nous nous protégeons les uns les autres et ainsi nous-mêmes», a-t-il poursuivi, rappelant que «le virus n’a pas été éliminé».

Le masque a un rôle à jouer, avec le fréquent lavage des mains et la distance physique, car il n’y a pas de «solution miracle» contre ce virus, selon lui.

Les masques en tissu réduisent la dispersion des particules orales avec 50 et 100 % de l’efficacité des masques chirurgicaux, en fonction d’un certain nombre de facteurs, relèvent des chercheurs des universités de Pennsylvanie et de Cambridge, rédacteurs d’un des deux rapports.

«Il y a même aujourd’hui des preuves que les masques pourraient bénéficier directement au porteur», assure Paul Edelstein, professeur émérite de pathologie et de médecine de laboratoire de l’université de Pennsylvanie.

Le deuxième rapport publié par la Royal Society relève de grandes différences dans les taux de port du masque parmi les pays riches: fin avril, l’adoption du port du masque était de 25 % en Grande-Bretagne contre 83,4 % en Italie, 65,8 % aux États-Unis et 63,8 % en Espagne.

«Dans des pays comme l’Italie, les États-Unis et l’Espagne, les gens ont rapidement adopté des masques faciaux», notamment car «les autorités leur ont fourni des directives claires», estime Melinda Mills de l’Université d’Oxford, principal auteur de ce document.

Le mois dernier, l’Organisation mondiale de la santé et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis ont publié des directives actualisées recommandant à tout le monde de porter des masques dans les zones publiques où existe un risque de transmission de la COVID-19.

Autre gros chèque du gouvernement Trump pour un projet de vaccin

COVID-19

Autre gros chèque du gouvernement Trump pour un projet de vaccin

WASHINGTON — Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mardi avoir accordé 1,6 milliard $US à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la COVID-19, garantissant aux États-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d’efficacité prouvée.

L’administration de Donald Trump a lancé l’opération «Warp Speed» («au-delà de la vitesse de la lumière») pour tenter de produire 300 millions de doses d’un vaccin d’ici janvier 2021, afin de vacciner les Américains en priorité. À la différence de l’Europe et d’autres pays, les États-Unis jouent cavalier seul et ne participent pas à des collectes de fonds internationales.

Le gouvernement américain a investi des milliards de dollars dans les projets rivaux de plusieurs biotechs et de laboratoires, fondés sur des technologies différentes, pour en financer les essais cliniques et, en parallèle, la construction de sites de fabrication à très grande échelle. Sans compter l’achat de 92 % de la production de l’antiviral remdesivir jusqu’à septembre, premier médicament ayant prouvé une relative efficacité sur les malades de la COVID-19.

«L’opération Warp Speed crée un portefeuille de vaccins pour augmenter les chances que nous ayons au moins un vaccin sûr et efficace dès la fin de l’année», a déclaré Alex Azar, secrétaire à la Santé.

L’investissement des ministères de la Santé et de la Défense dans Novavax, basée dans le Maryland, devrait garantir la fabrication de 100 millions de doses à la fin de cette année, à utiliser dans des essais cliniques et, éventuellement, pour une campagne de vaccination en cas d’homologation.

«Nous sommes honorés du partenariat avec l’opération Warp Speed pour faire avancer notre projet de vaccin avec une urgence extraordinaire, dans le but de fournir une protection vitale à la population de notre pays», a déclaré Stanley Erck, PDG de Novavax.

Novavax a commencé ses essais cliniques sur 130 personnes en Australie en mai, avec l’aide de financements de la CEPI, une coalition publique-privée consacrée au financement de vaccins; les résultats n’en sont pas encore connus. Elle devrait lancer l’essai dit de phase 3 (la dernière et plus grande) à l’automne, avec jusqu’à 30 000 participants, selon un communiqué. Son projet de vaccin s’appelle NVX-CoV2373.

Les États-Unis avaient auparavant investi plus de deux milliards $US dans les projets de vaccins de Johnson & Johnson (456 millions), Moderna (483 millions) et AstraZeneca (1,2 milliard, en partenariat avec Oxford), ces deux derniers étant les plus avancés. Le laboratoire français Sanofi avait reçu un petit contrat en février (30 millions), mais on ignore s’il a été retenu dans «Warp Speed».

L’opération, selon le ministère de la Santé le 16 juin, avait initialement sélectionné 14 projets, ramenés ensuite à sept (la liste complète n’est pas publique).

Les États-Unis ont aussi investi dans d’autres sociétés pour augmenter la capacité d’usines de production pharmaceutique, ainsi que la fabrication de seringues et de flacons en verre qui seront nécessaires pour distribuer les futurs vaccins et traitements.

Mardi, Washington a également accordé 450 millions $US à la société Regeneron pour son traitement expérimental (REGN-COV2) contre la COVID-19, non prouvé, mais en cours d’essai à la fois sur des malades du coronavirus (aux États-Unis, au Brésil, au Mexique et au Chili), et sur des gens non infectés, mais récemment exposés au virus (aux États-Unis).

Les premiers résultats pourraient être annoncés cet été. À ce jour, seuls le remdesivir et le stéroïde dexaméthasone ont démontré une efficacité sur des malades du coronavirus.

Autour du globe, 7 juillet 2020

Flambée des cas de la COVID-19 aux États-Unis

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Flambée des cas de la COVID-19 aux États-Unis

WASHINGTON — L’inquiétude face à la pandémie régnait toujours lundi aux États-Unis, où la barre des 130 000 morts de la COVID-19 a été dépassée, et des scientifiques internationaux alertaient sur la possible transmission du coronavirus dans l’air.

Le virus a fait officiellement plus de 130 240 morts dans le pays, qui continue de battre des records de contaminations (près de 55 000 en une journée lundi).

Facebook, Google et Twitter ne répondront plus aux demandes de Hong Kong

Monde

Facebook, Google et Twitter ne répondront plus aux demandes de Hong Kong

HONG KONG — Facebook, Google et Twitter ont confirmé lundi qu’ils ne répondaient plus aux demandes d’informations sur leurs utilisateurs émanant du gouvernement et des autorités de Hong Kong, par respect pour la liberté d’expression.

«Mercredi dernier, quand la loi est entrée en vigueur, nous avons mis en pause le traitement de toute nouvelle requête de données», a déclaré un porte-parole de Google, qui comprend aussi la plateforme de vidéos YouTube.

États-Unis: les étudiants étrangers menacés d’expulsion si leurs cours restent en ligne à la rentrée

Monde

États-Unis: les étudiants étrangers menacés d’expulsion si leurs cours restent en ligne à la rentrée

WASHINGTON — Le gouvernement de Donald Trump a annoncé lundi qu’il n’autoriserait pas les étudiants étrangers à rester aux États-Unis si leurs universités décidaient, par peur du nouveau coronavirus, de poursuivre à enseigner uniquement en ligne à la rentrée.

Le gouvernement américain ne «donnera pas de visas aux étudiants inscrits dans des programmes intégralement en ligne à l’automne et les garde-frontières ne les laisseront pas entrer sur le territoire», a annoncé la police de l’immigration et des douanes (ICE) dans un communiqué.

Trudeau n'ira pas à Washington pour célébrer le nouvel ALENA

Monde

Trudeau n'ira pas à Washington pour célébrer le nouvel ALENA

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau n’assistera pas à une rencontre, cette semaine, avec le président américain Donald Trump et le président mexicain Andrés Manuel López Obrador.

Le bureau de M. Trudeau a indiqué qu’il souhaitait bonne chance aux deux pays et à leurs dirigeants, mais qu’il resterait à Ottawa pour une retraite de son cabinet et une séance prévue au parlement.

M. López Obrador doit se rendre à Washington en partie pour célébrer l’entrée en vigueur du nouvel accord de libre-échange nord-américain, et il avait exprimé l’espoir que M. Trudeau se joigne à lui.

Le bureau de M. Trudeau a précisé que le premier ministre continuerait de travailler avec les deux pays pour assurer la réussite de l’accord et travailler pour que l’Amérique du Nord sorte plus forte de la pandémie de COVID-19.

La semaine dernière, on avait demandé à M. Trudeau s’il assisterait à la rencontre et il n’avait mentionné ni le parlement ni la retraite comme raisons de ne pas y aller.

Il avait toutefois évoqué des inquiétudes suscitées par les récentes réflexions des Américains concernant les tarifs sur l’aluminium.

Il avait également noté l’étendue des flambées de COVID-19 dans les autres pays.

Le premier ministre canadien s’est tout de même entretenu au téléphone avec le président mexicain lundi.

Selon un compte rendu de la discussion fourni par le cabinet du premier ministre, celui-ci aurait exprimé son regret de ne pas pouvoir se rendre à Washington en souhaitant à M. López Obrador «une rencontre fructueuse avec le président des États-Unis».

Les deux dirigeants auraient notamment discuté de la lutte contre la COVID-19 dans leur État respectif ainsi que «des investissements dans l’infrastructure d’énergie renouvelable comme moyen de contribuer à lutter contre les changements climatiques et de soutenir la croissance économique», rapporte-t-on.