Monde

Le prince Harry épousera Meghan Markle le 19 mai

LONDRES - Le prince Harry épousera sa fiancée, l'actrice américaine Meghan Markle, le samedi 19 mai à la chapelle Saint-George du château de Windsor, à l'ouest de Londres, a annoncé vendredi le palais de Kensington.

Les fiançailles de Harry, 33 ans, avec Meghan Markle, 36 ans, divorcée, avaient été annoncées le 28 novembre.

«Sa Majesté le prince Henry de Galles et Mademoiselle Meghan Markle se marieront le 19 mai 2018», a indiqué le palais de Kensington dans un communiqué.

Le couple se fréquente depuis plus de 16 mois et a emménagé dans un cottage du palais de Kensington, où habitent le prince William, son épouse Kate et leurs deux enfants.

Le 1er décembre, Harry et Meghan avaient reçu un accueil enthousiaste à Nottingham (centre de l'Angleterre) pour leur première visite officielle après l'annonce de leur futur mariage.

La promise du prince va passer Noël avec la famille royale, une première pour une fiancée, à Sandrigham, propriété de la reine Elizabeth II située dans le Norfolk (est de l'Angleterre).

En vue de son mariage, l'actrice, surtout connue pour son rôle dans la série Suits, va être baptisée et confirmée selon le rite anglican.

Elle a aussi prévu de prendre la nationalité britannique, un processus pouvant prendre plusieurs années, et décidé de renoncer à sa carrière ainsi qu'à son engagement auprès de l'ONU, où elle militait pour les droits des femmes, pour se consacrer aux activités caritatives de la famille royale.

Meghan deviendra notamment marraine de la Royal Foundation après son mariage, aux côtés de son époux, du prince William et de sa femme Kate.

Monde

Une juge bloque une mesure anti-contraception de Trump

WASHINGTON - Une juge fédérale de l'État de Pennsylvanie a bloqué vendredi une décision du gouvernement de Donald Trump annulant une disposition de la loi Obamacare qui obligeait les employeurs à prendre en charge des moyens de contraception dans la couverture santé de leurs employées.

Cette magistrate, Wendy Beetlestone, n'a pris qu'une injonction de suspension temporaire de la mesure gouvernementale, mais celle-ci a une portée nationale et représente un revers pour le président américain.

En octobre, l'administration Trump avait étendu à toutes les entreprises commerciales une exemption accordée à des institutions religieuses leur permettant, au nom de leurs convictions religieuses et morales, de refuser de proposer des moyens de contraception gratuits à leurs salariées.

Cette décision, s'inscrivant dans une offensive contre le droit à l'avortement et le droit des femmes à bénéficier d'une contraception abordable, avait été dénoncée par l'opposition démocrate, des associations de défense des droits des femmes, le planning familial mais aussi des obstétriciens et gynécologues.

La juge Beetlestone s'est montrée convaincue par l'argument selon lequel cette mesure de Donald Trump pourrait causer du tort à des dizaines de milliers de femmes aux États-Unis.

Le gouvernement devrait très probablement faire appel de l'injonction de la magistrate.

Monde

Nouveaux heurts en lien avec Jérusalem

GAZA - Quatre Palestiniens ont été tués dans des heurts avec les forces israéliennes, lors d’une nouvelle journée de mobilisation contre la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Dans un souci évident de faire retomber la tension, la Maison-Blanche va renouveler ses efforts pour relancer un processus de paix israélo-palestinien, ont annoncé vendredi de hauts responsables américains. Cette relance diplomatique interviendra dès la semaine prochaine, selon eux, avec la visite du vice-président Mike Pence attendu mercredi à Jérusalem.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi dans la bande de Gaza dirigée par le mouvement Hamas, et des milliers à Jérusalem et en Cisjordanie occupée vendredi à la sortie de la prière musulmane hebdomadaire, selon des journalistes de l’AFP sur place.

Une partie d’entre eux sont ensuite allés au contact des soldats et policiers israéliens, qui ont riposté aux jets de pierres de jeunes gens souvent masqués par des tirs à balles réelles ou en caoutchouc et du gaz lacrymogènes, à Ramallah, Bethléem, Hébron, Qalandiya et près de Naplouse, en Cisjordanie.

Un Palestinien de 29 ans a poignardé un policier israélien à la sortie de Ramallah et a été abattu, a indiqué la police israélienne. Le policier a été légèrement blessé.

Des photos de l’AFP montrent qu’il portait un dispositif ressemblant à une ceinture d’explosifs, sans qu’il soit possible de dire si elle était authentique ou non.

Un autre de 24 ans a été tué par balles lors de heurts à Anata, une localité entre Jérusalem et la Cisjordanie occupée.

Dans la bande de Gaza, des centaines de Palestiniens ont défié les forces israéliennes au pied de la barrière de béton et de métal qui ferme hermétiquement la frontière. Deux hommes de 29 et 32 ans, dont l’un amputé des deux jambes après une incursion militaire israélienne près du camp de réfugiés d’Al-Bureij en avril 2008, ont été tués par des tirs de soldats israéliens.

Plus de 140 personnes ont été blessées par balles à Gaza, et des dizaines d’autres en Cisjordanie occupée, ont indiqué les secours.

«Journée de rage»

Même si elle n’a pas déclenché la spirale de violence redoutée, la décision américaine et les violences qu’elle a suscitées ont causé la mort de huit Palestiniens, fait des centaines de blessés et conduit à des dizaines d’arrestations depuis qu’elle a été annoncée le 6 décembre.

Le Hamas, qui avait exhorté à une «nouvelle intifada» aussitôt après l’allocution du président américain, a appelé à faire de chaque vendredi une «journée de rage».

À Jérusalem même, où 30 000 fidèles ont prié sur l’esplanade des Mosquées selon la fondation qui administre le site, les policiers se sont vigoureusement empoignés dans la vieille ville avec des dizaines de personnes sorties de la prière en agitant de grands drapeaux palestiniens.

Le choix du président Donald Trump de tourner le dos à des décennies de diplomatie américaine et internationale continue ainsi de provoquer des mouvements quotidiens de protestation, plus ou moins violente.

Des dizaines de milliers de musulmans ont pris part à des manifestations à travers le monde depuis la semaine passée.

En Jordanie, des milliers de personnes ont manifesté à l’appel des Frères musulmans (dont est issu le Hamas) dans plusieurs villes du royaume, par solidarité avec «l’Intifada de Jérusalem». Devant l’ambassade des États-Unis à Amman, des centaines de personnes ont réclamé la fermeture de la représentation diplomatique et l’expulsion de l’ambassadeur, scandant «Pas d’ambassade sioniste en terre jordanienne».

45 % pour un soulèvement populaire

Cependant, la protestation n’a pas pris pour l’instant les proportions appréhendées dans les Territoires palestiniens et le monde musulman, alors que la communauté internationale s’alarmait du risque d’une incontrôlable réaction en chaîne.

Pour les Palestiniens, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël ne préjuge pas seulement du résultat de négociations dont le statut de la ville devrait faire l’objet. Elle nie l’identité arabe de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, et mine leur aspiration à établir un jour la capitale de leur futur État à Jérusalem-Est.

Israël proclame tout Jérusalem comme sa capitale «indivisible».

Un récent sondage du respecté Centre palestinien de recherche politique indique que 45% des Palestiniens sont favorables à un soulèvement populaire pour résoudre le vieux conflit avec Israël.

Si cela ne se traduit pas par une mobilisation massive, c’est à cause de l’efficacité des forces de sécurité, affirme le directeur de l’institut, Khalil Shikaki à l’AFP.

C’est aussi parce que «le Hamas est trop faible en Cisjordanie et que le Fatah [le parti rival dominant en Cisjordanie] ne veut pas prendre la voie de la violence», ajoute-t-il.

Pour les Palestiniens, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël ne «représente pas un changement fondamental de la réalité» : Jérusalem-Est est déjà totalement sous le contrôle d’Israël, dit-il.

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Pédophilie: L’Australie a «manqué à ses devoirs», selon une commission d'enquête

SYDNEY - L’Australie a «gravement manqué à ses devoirs» envers ses enfants pendant des décennies, accuse dans son rapport final une commission d’enquête sur les réponses aux accusations de pédophilie, une «tragédie nationale».

Après une décennie de révélations, le gouvernement australien avait finalement cédé en 2012 aux pressions et créé une Commission d’enquête royale sur les réponses institutionnelles aux crimes pédophiles.

Depuis 2013, elle a été contactée par plus de 15.000 personnes disant avoir été victimes de tels actes impliquant l’Église, des orphelinats, des clubs de sports, des écoles ou des organisations de jeunesse.

Plus de 4.000 institutions ont été mises en cause -dont de nombreuses entités catholiques- dans ces témoignages souvent très éprouvants lors d’auditions publiques ou à huis clos.

«Des dizaines de milliers d’enfants ont été victimes d’agressions sexuelles dans de nombreuses institutions australiennes. Nous n’en connaîtrons jamais le chiffre exact», indique vendredi dans son rapport final la Commission, qui fait des centaines de recommandations pour améliorer la sécurité des enfants et tenter d’empêcher les pédophiles d’agir.

«Quel que soit le nombre, c’est une tragédie nationale, perpétrée pendant des générations dans nombre d’institutions de confiance».

La Commission explique que des abus ont été commis dans presque tous les endroits où des enfants résidaient ou participaient à des activités éducatives, récréatives, sportives, religieuses ou culturelles.

Difficile à comprendre

Il ne s’agissait pas de quelques «pommes pourries», relève-t-elle. «Certaines institutions avaient de nombreux pédophiles qui agressaient de nombreux enfants».

«Les plus grandes institutions ont gravement manqué à leurs devoirs. Dans de nombreux cas, ces manquements ont été aggravés par une réponse manifestement inadaptée aux victimes».

«Le problème est tellement répandu, et la nature des crimes tellement odieuse, qu’il est difficile de le comprendre».

Plus de 2.500 signalements ont été faits à la police, et 230 enquêtes ouvertes.

Parmi les recommandations faites dans les 17 volumes du rapport, figure notamment l’obligation pour les prêtres de dénoncer les actes pédophiles qui leur sont avoués dans le secret du confessionnal.

L’archevêque de Melbourne Denis Hart, président de la Conférence des évêques australiens, a présenté les excuses de l’Église pour son passé «honteux».

Mais, interrogé sur ce qu’il ferait s’il entendait en confession un homme reconnaître des actes pédophiles, M. Hart a dit qu’il ne violerait pas le secret de la confession.

«J’essaierais d’emmener cette personne en dehors du confessionnal, mais je ne briserais pas le secret», a-t-il dit lors d’une conférence de presse. «La sanction pour un prêtre violant le secret est l’excommunication».

7% des religieux

Il a cependant ajouté qu’il lui refuserait l’absolution tant que cet homme ne se serait pas dénoncé aux autorités.

La Commission recommande par ailleurs à la Conférence des évêques de demander au Vatican de modifier le droit canonique afin d’instaurer le célibat volontaire et non plus obligatoire pour les prêtres.

Elle préconise aussi la création d’un Bureau national pour la sécurité des enfants.

En février, elle avait révélé des chiffres effroyables illustrant l’ampleur du problème.

Elle avait indiqué que 7% des religieux catholiques australiens avaient fait l’objet d’accusations d’abus sexuels sur des enfants entre 1950 et 2010 sans que les soupçons ne débouchent sur des investigations. Il était de coutume d’ignorer, voire même de punir, les enfants dénonçant des agressions.

Dans certains diocèses, la proportion atteignait 15% de prêtres soupçonnés de pédophilie. L’Ordre des Frères hospitaliers de Saint-Jean de Dieu était le pire, avec 40% de ses membres mis en cause.

Le plus haut représentant de l’Église catholique en Australie, George Pell, avait été entendu trois fois par la commission d’enquête. Il avait reconnu auprès d’elle avoir «failli» dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l’État de Victoria dans les années 1970.

Le numéro trois du Vatican a par ailleurs été inculpé fin juin pour «des délits d’agressions sexuelles anciennes», selon la police australienne, qui avait fait état de «nombreux plaignants» mais n’avait livré aucune précision sur les faits supposés ni l’âge des victimes présumées.

Des audiences sont prévues à partir de mars à Melbourne pour qu’un tribunal décide de son éventuel renvoi en procès.

Monde

Brexit: feu vert prudent à des discussions commerciales avec Londres

Les dirigeants des pays l’Union Européenne (UE) ont formellement approuvé vendredi l’ouverture d’une nouvelle phase de leurs négociations avec le Royaume-Uni, incluant leur future relation commerciale, en prévenant qu’elle serait «beaucoup plus difficile» que leurs premières discussions.

La première ministre britannique, Theresa May, avait appelé la veille les 27 à lancer «le plus vite possible» ces discussions sur leurs relations post-Brexit, cruciales pour l’avenir du pays une fois qu’il aura quitté l’Union européenne fin mars 2019, lors d’une intervention applaudie par ses homologues.

«Les dirigeants de l’UE sont d’accord pour passer à la seconde phase des discussions sur le Brexit. Félicitations à Theresa May», a annoncé sans surprise, sur Twitter, le président du Conseil européen Donald Tusk, au deuxième jour d’un sommet réuni à Bruxelles.

«Certains d’entre nous, dont moi, pensent qu’elle a fait de gros efforts et cela devait être reconnu», a commenté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à propos de la dirigeante britannique, qui ne participait pas à la deuxième journée du sommet.

Le président de l’exécutif européen a affirmé que sa «confiance» en Theresa May était «intacte». Avant de mettre en garde que «la deuxième phase des négociations sera beaucoup plus difficile» que la première, comme l’avait déjà affirmé M. Tusk.

Lors d’un dîner avec ses homologues jeudi, Mme May a une nouvelle fois affirmé qu’elle souhaitait bâtir un «partenariat approfondi et spécial» avec les Européens après leur séparation.

Le texte entérine les progrès sur les dossiers strictement liés à la séparation, que l’UE avaient érigés en condition pour boucler la première phase des négociations ouverte en juin.

L’UE demandait pour avancer des engagements sur trois fronts: le sort des citoyens expatriés après le divorce, l’avenir de la frontière entre l’Irlande et la province d’Irlande du Nord et le règlement financier du Brexit.

Elle estime les avoir reçus grâce à l’accord préliminaire bouclé entre la Commission européenne et le gouvernement britannique il y a une semaine à Bruxelles.

Énigme à résoudre

Le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier a assisté à la réunion entre dirigeants vendredi matin, en prévision des nouvelles négociations à venir.

«C’est pour écouter les sensibilités des différents États membres», a expliqué une source européenne. La discussion pourra lui donner des indications, a avancé cette source.

Arrivée affaiblie à Bruxelles après un vote de son Parlement — lui imposant un droit de regard final des députés britanniques sur l’accord de retrait de l’UE —, Theresa May a donc obtenu un feu vert pour les négociations commerciales qu’elle réclame depuis des mois.

Toutefois même s’ils ont ouvert la seconde phase des négociations vendredi, les Européens ont assorti leur décision de mises en garde.

Ils sont prêts à ouvrir dès janvier 2018 la négociation d’une période de transition d’environ deux ans demandée par Londres.

Mais lors de cette parenthèse, le Royaume-Uni continuera d’appliquer les règles européennes, sans participer «à la prise de décision» au sein de l’UE, selon le texte adopté vendredi.

Et les 27 ne prévoient d’adopter qu’en mars 2018 des directives de négociations plus précises sur les futures relations commerciales avec Londres après cette période de transition, selon ce même document.

Ils veulent en effet y voir plus clair dans les intentions britanniques avant d’arrêter leur position d’ici le printemps.

«La première grande étape, c’est que le Royaume-Uni énonce très clairement ce qu’il veut», a expliqué le premier ministre maltais Joseph Muscat. «Si cela arrive dans les prochaines semaines, on pourra commencer sérieusement et d’ici mars avoir une posture européenne claire».

«Si aucun élément nouveau n’est donné, nous travaillerons sur la base de ''pas de marché unique, pas d’union douanière''», a indiqué de son côté un haut responsable européen.

Les dirigeants des 27 ont voulu aussi afficher leur fermeté vendredi après des déclarations peu appréciées à Bruxelles du ministre britannique du Brexit, David Davis, sur le caractère «non contraignant» de l’accord préliminaire conclu sur les termes du divorce.

Les négociations «de la seconde phase ne peuvent progresser que si les engagements pris lors de la première phase sont pleinement respectés et traduits fidèlement en termes légaux aussi vite que possible», a précisé leur texte commun.

Le chancelier autrichien Christian Kern n’a pas hésité à souligner que des détails restaient encore à régler, y compris sur les trois dossiers de la première phase.

«Même un écolier a conscience qu’il reste une énigme à résoudre avec la frontière irlandaise», a-t-il observé.

Monde

Une collision entre un autobus scolaire et un train tue quatre enfants en France

Au moins quatre enfants ont été tués lorsqu’un autobus scolaire et un train régional sont entrés en collision dans le sud de la France, jeudi, en fin de journée.

Dix-sept autres personnes ont été blessées, dont certaines grièvement.

Des photos diffusées par une station de télévision locale montrent le train sorti de ses rails et l’autobus sectionné en deux.

Toutes les victimes ont été identifiées et leurs familles informées, ont annoncé les autorités.

L’autobus transportait des jeunes des élèves 11 à 15 ans de l’école Christian-Bourquin du village de Millas, à environ 15 kilomètres à l’ouest de Perpignan, près de la frontière avec l’Espagne.

Les enquêteurs tentent toujours de faire la lumière sur cette tragédie.

Philippe Vignes, le préfet des Pyrénées-Orientales, a fait état de «rumeurs contradictoires», en prévenant qu’il est pour le moment impossible de déterminer si les barrières du passage à niveau fonctionnaient normalement.

M. Vignes a ajouté que la police vérifiera si les batteries qui alimentent le système automatisé avaient été volées, comme l’indiquent des informations qui ont circulé au cours des dernières heures.

Une représentante de la Société nationale des chemins de fer a précisé à l’Associated Press que le train comptait 25 personnes à bord, incluant le personnel. Tous ont reçu une offre de soutien psychologique.

Catastrophe

Les enquêteurs étaient à pied d’oeuvre vendredi pour déterminer les causes de la collision entre un bus scolaire et un train dans le sud-ouest de la France, qui a tué quatre enfants selon un nouveau bilan, l’un des accidents de ce type les plus graves depuis 35 ans dans le pays.

La collision est l’un des accidents les plus graves survenus lors d’un transport d’enfants depuis le drame de Beaune (est) en 1982 (53 morts dont 44 enfants).

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est rendu sur place jeudi soir avec plusieurs membres du gouvernement. Le président Emmanuel Macron a exprimé «la solidarité de la Nation» avec les victimes et leurs proches.

Une enquête pour «homicides et blessures involontaires» a été ouverte.

Tous les enfants venaient du même village: Saint-Féliu-d’Avall, qui était vendredi sidéré par la catastrophe. Le bus aurait dû ramener jeudi comme tous les soirs les enfants de cette petite bourgade d’un peu plus de 2.000 habitants, située à quelques kilomètres de Millas. Dans la rue vendredi, des personnes pleuraient.

Personne ne comprend

«On est tous choqués, ils passaient tous les jours par là, ce sont des enfants qu’on côtoie tous les jours», soufflait, très émue, Maria Baptiste, mère au foyer.

«On ne parle que de ça, personne ne comprend ce qu’il s’est passé et on tourne en rond tant qu’on ne saura pas», renchérissait Pierre Alvarez, boulanger dans la commune.

Vendredi matin, le collège a rouvert ses portes pour permettre aux élèves de commencer leur travail de deuil. Une cellule médico-psychologique composée d’une soixantaine de personnes a été mise en place pour les accueillir.

Lilou, élève de 5e dont le meilleur ami a été légèrement blessé dans l’accident, était toujours sous le choc, en pleurs, au bras de sa mère. «Je n’ai pas de mots, je ne sais pas quoi dire, je pense aux familles, à tous ces enfants, c’est trop dur», confiait cette dernière, Sabrina Mesas, au bord des larmes.

Ce travail de deuil et d’accompagnement incombe aussi aux enseignants, eux mêmes bouleversés par l’accident et parfois démunis face à la réponse à donner à leurs élèves. «Je ne sais même pas comment je vais m’y prendre. J’essaie de tenir le coup et on verra bien», déclarait l’un des professeurs.

Il était peu après 16H00 (15H00 GMT) jeudi quand le bus de ramassage scolaire a traversé le passage à niveau. Derrière, un deuxième bus s’apprêtait à le suivre.

Les barrières du passage à niveau étaient-elles ouvertes, laissant la conductrice du bus s’engouffrer sur la voie, ou étaient-elles fermées? Seul le conducteur du train régional a pu être pour l’instant entendu, la conductrice, âgée de 48 ans, ayant été grièvement blessée dans l’accident.

La compagnie ferroviaire française SNCF a indiqué jeudi que «selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l’enquête». Il s’agit d’un passage à niveau «classique» doté d’une signalisation automatique et de deux barrières, qui «n’était pas considéré comme particulièrement dangereux», selon elle.


Monde

Hillary Clinton voit un tournant majeur dans la victoire démocrate en Alabama

VANCOUVER — Hillary Clinton affirme que la victoire surprise du Parti démocrate lors du scrutin sénatorial de mardi en Alabama marque un «tournant majeur» pour les opposants au président Donald Trump.

Devant une foule de quelque 5000 personnes rassemblées à Vancouver, mercredi, Hillary Clinton a déclaré se sentir «un tout petit peu moins» inquiète pour le futur de son pays à la suite du gain démocrate en plein cœur du territoire républicain.

L’ex-candidate à la présidence a dit y voir un «tournant majeur» pour la reddition de comptes pour leurs propos du président Trump et de son conseiller le plus acerbe et destructeur Steve Bannon.

Hillary Clinton estime que la population semble se retourner contre la philosophie et l’idéologie de Donald Trump. Un bon signe, selon elle, mais qui n’annonce pas encore la fin de l’histoire.

L’ex-secrétaire d’État américaine était de passage à Vancouver pour faire la promotion de son plus récent livre intitulé Ça s’est passé comme ça. L’ouvrage traite de son expérience vécue lors de la campagne présidentielle 2016, ainsi que les lendemains de sa défaite.

Hillary Clinton explique le résultat de l’élection en Alabama en partie par les aptitudes du candidat démocrate Doug Jones, ainsi que par l’appui massif des électeurs afro-américains, et évidemment par les scandales qui ont miné la candidature du républicain Roy Moore, un ancien juge de la Cour suprême de l’État.

Roy Moore a été visé par des allégations d’inconduites sexuelles, mais a tout de même reçu l’appui de Donald Trump après avoir battu le candidat soutenu par le président lors de l’investiture. Roy Moore a nié les allégations à son endroit.

Inquiétudes

Hillary Clinton a fait part de ses inquiétudes face au comportement impulsif du président sur les réseaux sociaux et à son inaptitude à adopter la position diplomatique nuancée nécessaire pour gérer la menace que représente la Corée du Nord.

Elle s’est moquée de l’habitude de Donald Trump de boire du Coke diète.

«Apparemment, il en boit des dizaines par jour. Je ne sais pas ce que cela peut faire à votre cerveau», a-t-elle lancé pour déclencher les rires du public.

Vancouver représente la dernière visite canadienne de la tournée de promotion d’Hillary Clinton après des arrêts à Toronto et à Montréal.

Monde

L’activité humaine, la seule cause de la canicule de 2016

MIAMI — Le record mondial de chaleur, la canicule en Asie ainsi que les eaux inhabituellement chaudes au large de l’Alaska enregistrés l’an dernier ont tous pour unique responsable le réchauffement climatique causé par l’activité humaine, selon une étude publiée mercredi.

C’est la première fois que des scientifiques mettent le doigt sur des phénomènes climatiques extrêmes qui n’auraient pas pu se produire sans le changement climatique, selon ce rapport passé au crible par un comité de scientifiques avant publication.

Jusqu’à présent, les scientifiques estimaient que le réchauffement climatique provoqué par les humains, en brûlant par exemple des énergies fossiles, accentuait le risque de voir surgir des inondations, des sécheresses, des tempêtes et d’autres phénomènes extrêmes, mais ils ne l’avaient encore jamais désigné comme la seule cause.

«Cette étude marque un changement fondamental», explique Jeff Rosenfeld, rédacteur en chef du Bulletin of the American Meteorological Society qui a publié ces travaux élaborés par 116 scientifiques venus de 18 pays.

En 2016, la planète a pulvérisé un nouveau record de chaleur, s’inscrivant comme l’année la plus chaude des temps modernes. Les températures record enregistrées à la surface de la planète ont «uniquement été rendues possibles par un important réchauffement anthropique», résultant de l’intervention humaine, «à l’échelle d’un siècle», soulignent ces travaux. 

Monde

Marine Le Pen peine à rebondir

PARIS — Départ de son bras droit, défection d’un député, inculpation pour abus de confiance : Marine Le Pen, leader de l’extrême droite française, ne semble pas se relever de sa défaite à la présidentielle, jusqu’à susciter des débats sur son maintien.

Comme son père en 2002, la présidente du Front national avait suscité une onde de choc, en France et au-delà, en se qualifiant pour le second tour lors de la présidentielle du printemps dernier, où elle avait quasiment doublé le nombre de voix obtenues par Jean-Marie Le Pen 15 ans plus tôt. Elle avait cependant totalement raté son face-à-face télévisé avec Emmanuel Macron avant le deuxième tour et les législatives qui avaient suivi ont été nettement en deçà des espérances du parti.

Depuis, la fille de Jean-Marie Le Pen, élue députée, se fait rare dans les médias et à l’Assemblée, suscitant beaucoup d’interrogations, y compris en interne, sur son avenir et celui de sa formation.

«On ne [la] voit pas beaucoup», confiait il y a peu un député de droite. Peu présente à la commission des Affaires étrangères, elle s’est même trompée lundi d’amendement, avouant s’être «perdue dans ses documents».

«Ce n’est pas la première fois qu’on n’entend plus le Front national», déjà très absent après le schisme de 1998 qui avait vu une partie des cadres fonder un autre mouvement, rappelle le sociologue Sylvain Crépon. Reste à savoir si la discrétion de Mme Le Pen «est une stratégie, un coup de déprime ou si elle va rebondir».

Fragilisée par les divisions au sein de son parti, Marine Le Pen semble encaisser les coups sans réellement rétorquer : mise en examen pour abus de confiance à la suite de soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, départ de son âme damnée Florian Philippot, ancien vice-président contesté en interne, démission d’un député, critiques d’élus proches et, tout récemment, inculpation de son parti dans le cadre de l’enquête sur les emplois fictifs d’assistants d’eurodéputés.

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Brexit: May perd un vote crucial au Parlement

LONDRES — Victime de la rébellion d’une partie de son propre camp, la première ministre britannique Theresa May a perdu mercredi, à quatre voix près, un vote crucial sur le Brexit au Parlement, exposant sa faiblesse à la veille d’un sommet européen.

Malgré les efforts intenses déployés tout au long de la journée par le gouvernement pour s’y opposer, l’amendement a été adopté par 309 voix contre 305 à l’issue d’un débat de plusieurs heures organisé dans le cadre de l’examen du projet de loi gouvernemental sur la sortie de l’UE. 

Cet amendement prévoit que tout accord final conclu avec Bruxelles soit ratifié par un vote contraignant du Parlement de Westminster. 

Son adoption illustre plus que jamais la fragilité de Theresa May, qui est à la merci d’une fronde parlementaire.   

Cette défaite humiliante, sa première depuis le début des travaux parlementaires sur ce projet de loi, vient ternir une des rares séquences positives sur laquelle surfait la dirigeante après la conclusion vendredi d’un compromis avec Bruxelles sur les conditions du Brexit.

Elle tombe également fort mal pour la première ministre alors que s’ouvre jeudi à Bruxelles un sommet européen de deux jours, qui doit décider de passer à la deuxième phase des discussions du Brexit, sur les futures relations commerciales entre Londres et l’UE.

«Déçus»

«Nous sommes déçus que le Parlement ait voté en faveur de cet amendement», a réagi dans un communiqué un porte-parole du ministère du Brexit.

«Nous allons maintenant déterminer si d’autres modifications sont nécessaires», a-t-il ajouté, quand, dans le même temps, les tories rebelles et l’opposition travailliste, qui a très largement voté pour l’amendement, criaient victoire.

«Ce soir, le Parlement a repris le contrôle du processus de sortie de l’UE», a tweeté la députée conservatrice Nicky Morgan, pro-UE.

Cette «défaite est une humiliante perte d’autorité pour le gouvernement», a taclé de son côté le patron du Labour, Jeremy Corbyn.

Pour la militante anti-Brexit Gina Miller, l’adoption de l’amendement est une «victoire» de la «souveraineté parlementaire».

La bataille parlementaire s’est focalisée sur une clause du projet de loi accordant au gouvernement les «Pouvoirs d’Henry VIII», une disposition lui permettant de modifier une loi en s’exonérant du plein contrôle du Parlement, mais qui fait tiquer nombre de députés craignant qu’elle ne s’applique plus largement aux termes de la sortie de l’UE.

Défendant son amendement, Dominic Grieve avait appelé la représentation parlementaire à ne pas donner de «chèque en blanc» au gouvernement.

«Trop tard!»

Jusqu’au dernier moment, le gouvernement avait tenté de faire pencher la balance, Theresa May et son ministre chargé de la sortie de l’UE, David Davis, montant au front pour tenter de convaincre les députés rebelles.

«Nous soumettrons l’accord final de retrait conclu entre le Royaume-Uni et l’UE à un vote au sein des deux chambres du Parlement avant qu’il n’entre en vigueur», avait déclaré May devant la Chambre des Communes.

Un vote sur l’accord final aura lieu «dès que possible après la fin des négociations», avait indiqué de son côté David Davis.

Et quelques instants avant le vote, le secrétaire d’État à la Justice Dominic Raab s’était lancé dans une ultime tentative pour amadouer les députés rebelles, mais pour finalement s’entendre sèchement signifier par Dominic Grieve : «Trop tard!».

L’introduction de l’amendement avait provoqué la colère de partisans d’un Brexit dur, à l’instar du député conservateur Iain Duncan Smith, qui avait accusé M. Grieve de «chercher des moyens de faire dérailler le projet de loi».

L’amendement, a-t-il argumenté, liera «les mains du gouvernement» dans ses négociations avec l’Union européenne.

Alors que le vote de mercredi promet d’attiser encore davantage les divisions au sein des conservateurs sur le Brexit, le gouvernement n’a pas tardé à riposter en limogeant l’un des rebelles, Stephen Hammond, de son poste de vice-président du parti.