Le développement demeure soutenu à Granby, selon les statistiques de construction de mi-année, fournies par la Ville de Granby.

Moins de nouvelles constructions qu'en 2016 à Granby

L'année 2017 ne permettra peut-être pas de battre des records en matière de nouvelles constructions à Granby, mais le développement y est malgré tout soutenu, révèlent les statistiques de construction de mi-année, fournies par la Ville de Granby.
Au 30 juin, la valeur des travaux déclarés a atteint 54,8 millions $. Quelque 226 unités de logement ont été ajoutées. C'est bien en deçà de l'an dernier, alors qu'à pareille date, la valeur des travaux atteignait 84,7 millions $ et les unités de logement, 481. Mais c'est un peu mieux qu'en 2014 et 2015, alors que des travaux de 49,5 millions $ et 52,2 millions $ avaient été comptabilisés. 
Même tendance à la hausse pour le nombre d'unités de logements construites à ce jour en 2017, comparativement aux années précédentes, alors que ce nombre avait atteint 181 au 30 juin 2014 et 211 à la même période en 2015. 
L'année 2016 s'était révélée plutôt «exceptionnelle», a tenu à remettre en perspective le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville, Gabriel Bruneau.
Avec une valeur déclarée des travaux de 19,1 millions $ et près de 200 nouvelles unités de logement, la construction du complexe pour retraités de Réseau Sélection, à l'angle des rues Racine et Saint-Charles Sud, a eu à elle seule pour effet de gonfler les statistiques, fait-il valoir. 
D'une valeur de 4,2 millions $, la construction des logements-études de l'Office municipal d'habitation (OMH) de Granby a aussi fait une différence. «Des projets comme ça, on n'en a pas tous les six mois», relève M. Bruneau. 
Pas finie 
«L'année n'est pas finie, ajoute-t-il toutefois. On est quand même confiant. Le développement est constant et même un peu à la hausse. Il y a d'autres projets d'envergure qui peuvent voir le jour, soit d'ici la fin de l'année ou en début d'année prochaine. On entend entre autres parler ces temps-ci d'un projet de CHSLD.»
Le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire souligne en outre que lorsque le permis pour la construction du centre aquatique sera émis - à l'automne en principe -, cela aura l'effet d'un «traitement-choc» sur les statistiques. La valeur du projet est de plus de 30 millions $.
Le conseiller municipal et maire suppléant, Jocelyn Dupuis, affirme aussi voir les statistiques de construction d'un bon oeil. «Je considère qu'on n'a pas à s'inquiéter. On est meilleurs que les autres années, 2014 et 2015. C'est sûr que si on se compare à 2016, on a un recul, mais c'était une année exceptionnelle. Je pense qu'en général, on se maintient. On est sur une bonne lancée», dit-il. 
À venir
M. Dupuis laisse aussi entendre que d'autres projets sont en préparation et pour lesquels l'émission de permis de construction sera nécessaire. «Avec le PPU (programme particulier d'urbanisme) dans le bout du Canac, il va y avoir autre chose, un jour. On ne se le cachera pas. On ne peut juste pas dire quoi et quand, mais c'est sûr qu'il y a des choses sur la planche à dessin qui vont apparaître un jour ou l'autre», glisse Jocelyn Dupuis. 
«Je suis convaincu qu'à la fin de l'année, on va être surpris de ce qu'il va s'être passé au cours des derniers 12 mois», ajoute-t-il du même souffle. 
Le maire suppléant assure que le conseil municipal travaille également fort pour favoriser la construction de logements. L'OMH a un autre projet dans ses cartons qui permettrait l'ajout de 98 logements sociaux, rue Saint-Jacques. «Il se construit aussi des maisons, des condos, ça va assez bien», lance M. Dupuis.