La directrice générale de la Société d’Alzheimer de Granby, Julie Desgranges

Moins d’argent pour les proches aidants

Les organismes d’aide aux proches aidants de la Montérégie devront faire avec moins. Ils devront se partager 6 millions de dollars pour les trois prochaines années. De cette somme, trois organismes de la région retireront un peu plus de 1 M$ pour la période 2018-2021, soit environ 330 000 $ par année.

« Je n’ai pas les chiffres exacts, mais c’est une somme moins importante que les années précédentes », avertit la conseillère aux communications de L’Appui Montérégie, Sophie Caron. « L’objectif était de reconduire les services qui fonctionnent déjà sur le territoire. On s’efforce de distribuer le plus efficacement possible l’argent qu’on a », précise Mme Caron.

Son organisation reçoit le quart de son financement de la Société de gestion du patrimoine de la Famille Chagnon et les trois quarts du ministère de la Famille et des aînés.

L’Appui ne finance pas directement les organismes, mais sélectionne des projets concordant avec sa mission qui est « d’améliorer les conditions de vie des proches aidants », selon les mots de la porte-parole.

La diminution du financement fait particulièrement mal à la Société d’Alzheimer de Granby.

« On a dû fusionner notre projet “À votre écoute” avec notre point de service. En tout, ça représente 125 000 $ de moins », fait remarquer la directrice générale de l’organisme, Julie Desgranges.

Deux postes ont également dû être abolis au début du mois d’avril et un autre a été sauvé in extremis grâce à l’argent du CIUSSS. « On essaie de maintenir les services parce que le nombre de proches aidants ne diminue pas », explique Julie Desgranges.

En plus de l’enveloppe de L’Appui, la Société d’Alzheimer obtient son financement du CIUSSS et grâce à ses campagnes de financement tout au long de l’année.

Plus de proches aidants
Avec le vieillissement de la population, le nombre de proches aidants ne cesse d’augmenter. La Montérégie en compterait plus de 150 000, selon les estimations de L’Appui. « C’est le résultat de sondages qui remontent à 2015, explique Mme Caron. Les chiffres sont sûrement plus élevés maintenant. »

Les besoins de ces personnes sont variés et dépendent en grande partie de la maladie dont souffre leur proche. Si certains n’investissent que quelques heures sporadiquement, d’autres demeurent en permanence auprès d’un proche malade.

Programmes adaptés
Pour donner un coup de main à ces personnes, la société d’Alzheimer propose par exemple un programme de répit. Le malade peut alors être pris en charge pendant quelques heures par des intervenants afin de permettre à l’aidant naturel de disposer d’un peu de temps pour lui. Chaque année, une quarantaine de malades sont ainsi pris en charge.

Des programmes permettant de diriger les malades et leurs proches vers les services appropriés existent également dans la plupart des établissements de ce type dans la région.

L’enveloppe d’un million de dollars sur trois ans (2018-2021) sera divisée entre la société d’Alzheimer de Granby qui obtiendra en tout 549 973 $ pour deux programmes distincts. La maison de soutien aux aidants, à Granby, recevra 299 999 $ (un seul programme) et le Regroupement de soutien aux aidants de Brome-Missisquoi, établi à Cowansville, percevra quant à lui 185 454 $.