Le candidat défait à la mairie de Granby, Yves Bélanger, affirme être très déçu du faible taux de participation, qui a été de 39 %.

Mission accomplie malgré tout pour Yves Bélanger

Le candidat défait à la mairie de Granby, Yves Bélanger, savait que la partie ne serait pas facile, mais il est néanmoins fier de la campagne qu’il a menée, a-t-il affirmé au lendemain de l’élection.

« C’est toujours un peu difficile de déloger un maire après un seul mandat. La partie n’était pas gagnée. Mais pour moi, il était important de présenter une alternative aux citoyens et de faire campagne de façon déterminée jusqu’à la fin. Je dirais mission accomplie, même si le résultat souhaité n’est pas au rendez-vous », a déclaré M. Bélanger. 

Celui-ci a récolté 36,20 % des voix, contre 61,97 % pour le maire sortant, Pascal Bonin, et 1,82 % pour Carl Bouvier. La finalité reflète ce qu’Yves Bélanger sentait sur le terrain, alors qu’il a affirmé à quelques reprises durant la campagne avoir l’appui d’au moins quatre personnes sur 10. « Beaucoup de gens croyaient en moi. Mon engagement était total et complet pour la Ville et les citoyens », dit-il. 

Même si le résultat est « décevant », le candidat à la mairie dit être « content » de la campagne qu’il a menée, des efforts qu’il y a consacrés ainsi que du programme qu’il a présenté. « Bref, j’en ressors grandi, avec fierté. J’ai l’impression d’avoir semé des choses qui, avec le temps, vont peut-être pousser et être récoltées plus tard. Les idées qu’on a avancées peuvent, je pense, être utiles pour le développement futur de Granby », dit Yves Bélanger. 

Déception

Au-delà de sa défaite, la plus grande déception de M. Bélanger est le faible taux de participation, à 39 % à la mairie. « La participation citoyenne était une de mes priorités. Malheureusement, ce que je constate, c’est que les gens sont plutôt passifs et démontrent peu d’intérêt. On dirait qu’ils sont en attente de ce que la Ville peut leur donner, tandis que j’envisageais plus de les impliquer dans le développement de la Ville », dit-il. 

« Je voulais leur donner de la place et ils ne la prennent pas pour aller voter », déplore du même souffle Yves Bélanger. 

Dimanche soir, M. Bélanger­ est passé en coup de vent à l’hôtel de ville, le temps de serrer quelques mains. Il a vite rejoint sa famille, les membres de son équipe et ses partisans pour « décanter » la campagne. La tristesse était plus vive pour certains d’entre eux que pour lui-même, laisse-t-il entendre. 

Yves Bélanger, qui a déjà accompli deux mandats à titre de conseiller municipal par le passé, dit maintenant exclure un éventuel retour dans quatre ans. « Mes intentions politiques sont terminées­. 2017 était l’année clé », dit-il. 

Directeur du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska et commissaire adjoint aux plaintes et à la qualité des services au CIUSSS (hôpital de Granby), il a l’intention de recharger ses batteries au cours des prochains jours et il reprendra le chemin du boulot lundi, laisse-t-il savoir.

Meilleure ville

L’autre candidat défait à la mairie de Granby, Carl Bouvier, ne s’est pas présenté à l’hôtel de ville dimanche. « Ben cout’donc, j’aurai essayé d’avoir une meilleure ville. Merci à tous ceux qui ont cru en moi et mes idées. Bonne chance avec Bonin pour un autre quatre ans », a-t-il déclaré sur sa page Facebook.