Les différents partenaires du projet Horizon scientifique : Patrick Couture, coordonnateur de PAJE Montérégie, Marylyne­ Tremblay, enseignante à la polyvalente de Farnham, Patrick Melchior, maire de Farnham, Patrick Paré, biologiste au Zoo de Granby et Gaétan Brault, directeur de l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand.

Milieux naturels à Farnham: des jeunes déjà en mode intervention

Les étudiants inscrits au programme Horizon scientifique à l’école Jean-Jacques-Bertrand de Farnham n’ont pas chômé. Déjà, ils ont posé des actions concrètes qui s’inscrivent dans le projet de lutte pour la protection des milieux naturels.

« Ils adorent », a souligné l’enseignante Marylyne Tremblay, qui accompagne les 71 étudiants qui sont inscrits au programme — de 1re à 3e secondaire. Les élèves ont notamment commencé à répertorier les champignons qu’on trouve dans le milieu forestier de La Tourbière.

L’endroit était aussi propice à mettre en pratique leur orientation en forêt, explique Mme Tremblay.

Trois autres secteurs seront également sous la loupe des étudiants dans le cadre du projet : le Centre de la nature, les Îles de la rivière Yamaska et la bande riveraine du chemin Yamaska.

Dès janvier, les jeunes devront réfléchir aux actions qui pourront être entreprises pour empêcher l’étang du Centre de la nature de s’assécher davantage. Prises de mesures, inventaires des plantes et plantations feront partie des gestes qu’ils poseront.

Bref, toutes les connaissances scientifiques apprises en classe sont mises à profit sur le terrain.

La Ville de Farnham est un des partenaires du projet. Les élus ont d’ailleurs consenti à une aide financière de 24 000 $ sur trois ans, soit la durée du projet. « On ne jette pas une pierre à l’eau, assure le maire Patrick Melchior. On assure le futur et on y contribue. »

Depuis que les jeunes ont commencé le projet à la rentrée scolaire, la direction générale de la Ville a toujours été avisée des activités organisées par l’établissement, des endroits où les étudiants interviennent sur le terrain et ainsi que de la nature de leur travail.

Qui plus est, toutes les données et informations recueillies par les étudiants, en collaboration avec des biologistes du Zoo, sont transmises à la municipalité. « Les terrains qui sont protégés, on les connaît souvent assez mal », affirme Patrick Paré, biologiste au Zoo de Granby, en ajoutant que le projet permet de combiner éducation et conservation.

Le directeur de l’école secondaire, Gaétan Brault, a rappelé l’importance qu’accordent les étudiants à l’environnement. « Le projet est une très belle idée, dit-il. Nos jeunes sont prêts à apprendre et à montrer l’importance de l’environnement. »